25-06-11

L’Eglise catholique et les scandales pédophiles: 'procédure accélérée'

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L’Eglise catholique, secouée ces derniers mois par une avalanche de scandales pédophiles, vient de renforcer sa législation pour lutter contre les "prédateurs" sexuels : une procédure accélérée est créée pour les cas les plus urgents, la durée de prescription est allongée et les abus sexuels sur des handicapés mentaux sont assimilés à de la pédophilie.

Le document est baptisé "normes sur les délits les plus graves". Présenté ce matin, il prévoit tout d’abord la création de "procédures accélérées pour régler les cas les plus urgents et graves". Dans certains cas de pédophilie, le pape lui-même sera saisi de l’affaire, etpourra décider de bannir le prêtre fautif du clergé.

Les membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi, chargés de l’élaboration du texte, ont également décidé d’allonger le délai de prescription dans les cas d’abus sexuel. Il passe de 10 à 20 ans après la majorité de la victime.

Enfin, le Vatican décrète que les abus sexuels sur des personnes handicapées sont aussi graves que la pédophilie. "L’Eglise montre ainsi son attention à 360° vis-à-vis de la dignité de la personne, même la plus faible", estime ainsi une source proche de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Insuffisant, selon une association de victimes

Le Vatican veut ainsi montrer qu’il est "fortement engagé à agir avec rigueur et transparence" contre la pédophilie, indique son porte-parole Federico Lombardo. Et tenter d’apaiser les esprits, après la multiplication des scandales pédophiles touchant des prêtres.

Ce texte est-il suffisant ? Non, répond l’association américaine de victimes d’abus sexuels commis par des prêtres."Les nouvelles lignes directrices du Vatican concernant les abus sexuels peuvent être résumées en quelques mots : à côté de la plaque" estime l’une des responsables de l’association. "Partout dans le monde, les responsables de l’Eglise croient les accusés et non les accusateurs. [...] Ce dont nous avons besoin c’est de changer ce genre de comportement".

31-12-10

Abuseurs sexuels: Ministre De Clerck les protège

17.9.10 

Face au ministre de la Justice Stefaan De Clerck belge (CD&V - Démocrates-Chrétiens-Flamandes), les membres des partis francophones de la commission "Justice" du parlement ont critiqué vendredi le protocole d'accord passé entre la Justice et l'Eglise afin de gérer les plaintes transmises à la Commission Adriaenssens.

Les partis francophones ont exprimé leur crainte face à la mise sur pied d'un nouveau centre au sein de l'Eglise. Le député libéral Daniel Bacquelaine craint que le principe de séparation entre l'Etat et l'Eglise n'a été battu en brèche. "Comment peut-on imaginer que les victimes puissent être les mieux défendues quand l'Etat, garant de la protection des victimes, avalise et cautionne une orientation des victimes en dehors de ses structures?", a-t-il réagi.

"Il ne paraît pas opportun de conseiller aux victimes de se détourner a priori de l'appareil judiciaire", estime également Thierry Giet (PS). La création d'un nouveau centre au sein de l'Eglise pose question au niveau de l'objectivité et de la neutralité, considère le parlementaire socialiste qui craint une confusion des genres.

La députée Catherine Fonck (cdH) a salué le travail mené par la commission Adriaenssens qui a permis de "briser la loi du silence", tout en regrettant qu'elle était "partie prenante de l'Eglise". "Ce n'est pas à l'Eglise à déterminer si des faits sont prescrits (...) Chacun son business", a-t-elle lancé.

Pour l'Ecolo Olivier Deleuze, l'attitude du ministre Stefaan De Clerck "nourrit l'amertume des gens qui pensent qu'il y a quelque chose d'anormal au système".

La primauté de la justice est évidente

Alors que le député socialiste flamand Renaat Landuyt a demandé vendredi, en commission de la Justice de la Chambre, au ministre De Clerck d'être ministre de la Justice et non de l'Eglise, Stefaan De Clerck a affirmé que la primauté de la Justice est "évidente" au niveau du traitement des plaintes pour abus sexuels dans une relation pastorale.

Le ministre Stefaan De Clerck a indiqué qu'il avait chargé le Collège des procureurs généraux de se réunir vendredi afin d'examiner la manière la plus adéquate pour que la Justice traite le plus de dossiers possibles émanant de la Commission Adriaenssens. Il n'a jamais été question de créer une forme de justice propre au sein de la Commission Adriaenssens, a-t-il réagi.

Le ministre, critiqué en commission de la Justice pour le protocole d'accord passé entre la Justice et l'Eglise, s'est montré favorable à une justice large, faite de procédures rigides combinées avec une approche plus humaine.

Le ministre de la Justice a déclaré que l'affaire touchant l'Eglise était complexe, en raison notamment de l'ancienneté des faits. Il a souligné l'importante accumulation de dossiers, soit 500, en dehors de la Justice.

Le ministre a affirmé qu'il n'avait eu aucun contact avec la conférence épiscopale afin de l'encourager à proposer une initiative visant à remplacer la Commission Adriaenssens. Il a ajouté qu'il n'est pas intervenu dans la décision du parquet général de vouloir contrôler la légalité des perquisitions.
Belga 

http://www.rtbf.be/info/articles/commission-adriaenssens-laccord-justice-eglise-critique-a-la-commission-justice

 

14-12-10

Les abus sexuels d'enfants: l'église catholique

 

MisbruikKerk.ArthurLuystermanskamercommissie.jpgOn n'arrête pas de parler des scandales d'abus sexuel d'enfants à l'intérieur de l'église catholique. Mais l'affaire pédopornographique de Zandvoort a bien démontré combien d'hommes politiques, de juges et de journalistes protègent activement l'industrie pédopornograhique. La raison pour cette protection consiste dans le fait de l'implication de ces gens eux-mêmes ou de leurs amis dans cette industrie. Si non, comment expliquer cette protection-là? Serait-ce par respect des enfants, peut-être? Ou par l'amour que ces gens portent à leur propres enfants?"