02-05-09

L’Affaire Dutroux sur le net



'La thèse des réseaux de pédophilie'

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'Plus de 1000 pages accessibles en pdf sur le net, l’affaire Dutroux est divulguée à tous'

L’affaire en tant que telle est connue, elle a défrayée la chronique. Mais il n’en va pas de mêmes des personnes interrogées dans le cadre de ce dossier qui avait secoué la Belgique. Ce site va plus loin, il est le fruit d’un travail policier méticuleux. Les faits d’enquête, le point sur le patrimoine des différents protagonistes et surtout les identités des différents suspects sont consultables sur ce site en un simple clic.

Voyeuriste, dérangeant et non respectueux de la vie privée, le site reprend des procès verbaux de synthèse, des procès verbaux qui vont dans tous les sens, dans toutes les directions prises à l’époque des faits par les enquêteurs. Rien n’est épargné à l’internaute. Les détails sont donnés sur des faits avérés mais aussi sur les fantasmes qui ont bercé la Belgique à l’époque où la thèse des réseaux de pédophilie existait toujours.

Présidents de parti, membre de la famille royale, personnalité politique et people, leurs noms figurent dans ce dossier. Des détails sont donnés sur ce que les enquêteurs ont à cette époque trouble imaginé être leur vie sexuelle. Certaines déclarations prêtent à sourire tant elles sont peu crédible comme lorsque Georges Bush est accusé de se rendre en Wallonie pour y violer de jeunes enfants, d’autres s font grimacer et sème le trouble.

Plus grave sans doute, alors qu’un autre site reprenant les identités de pédophiles a été interdit, ce dossier donne accès aux identités de nombreuses personnes ayant été inquiétées pour des faits de pédophilie. Stop Kinderporno fait office de site peu complet si ce site est analysé à la lumière de ce rapport qui permet d’avoir accès aux identités de nombreux pédophiles. Avant que Marc Dutroux soit interpellé et même suspecté des enlèvements des petites Julie et Mélissa, de nombreux pédophiles de la région liégeoise mais aussi extérieurs à cette région avaient été suspectés par les enquêteurs.

La plupart d’entre eux avait été entendu. Ce rapport reprend leurs noms mais aussi les détails des faits qu’ils avaient perpétrés par le passé et qui leur valait d’être suspectés, les noms de leurs victimes et aussi les sévices endurés par ces dernières. Ces pédophiles sont facilement reconnaissables, repérables et identifiables géographiquement à partir de site. Certains d’entre eux ont purgé leur peine. Ils sont pourtant offerts à la vindicte populaire, à la vindicte du net.
Chaque internaute peut avoir accès ces données, des données policières qui reviennent aussi sur d’autres enlèvements d’enfants et sur les rapports entretenus par les protagonistes présumés ou connus de l’affaire Dutroux.

Plus grave encore ! Alors que le respect de la vie privée est mis à mal, les victimes sont elle aussi découvertes. Dans les procès verbaux, de nombreux détails sont donnés sur le calvaire vécu par les victimes de Marc Dutroux et sur les pratiques sexuelles qui étaient imposées à ces petites filles.

Comment de tels détails d’enquête sont-t-ils sortis des bureaux de la police, qui les a mis sur le net et que faire pour empêcher leur consultation ?, ce sont autant de question qui attendent réponse.
Pourquoi avoir mis ce rapport en ligne ?

Une certitude est qu’il est le fait d’un policer de la BSR. Rien ne dit que c’est lui qui l’a publié.

Qui a publié sur le net ce rapport méticuleux qui reprend point par point les devoirs d’enquête et les détails de l’affaire Dutroux ? C’est la question qui se pose alors que le respect de la vie privée est une nouvelle fois mise à mal sur le net.

Ici, contrairement à Stop Kinderporno, l’affaire prend une autre dimension. Un enquêteur est mis en cause. Même s’il n’a pas publié lui-même ce rapport sur le net, il s’y retrouve. Comment un tel travail policier peut-il se retrouver sur le net ?
On est loin de l’initiative aux allures citoyennes.
Cette question n’obtient pas de réponse. Ce rapport est en tous cas le fait d’une personne qui a eu accès à l’ensemble du dossier Dutroux. Le nom de l’auteur de ce rapport se retrouve une page sur deux sur le document pdf.

Est-ce qu’un policier peut prendre un tel risque ? Poser la question est presque y répondre, l’auteur de ce rapport doit connaître la législation sur le respect de la vie privée. C’est une certitude. Il ne devrait donc pas avoir intentionnellement mis ce rapport sur le net une décennie après que le pays ait été secoué par l’affaireReste que ce rapport s’y retrouve. Les dégâts qu’il peut provoquer aussi bien pour les victimes d’actes de pédophilies que pour les pédophiles qui ont payé leur dette à la société sont énormes. Même un manque de vigilance ne peut intervenir dans le chef des forces de l’ordre. Sans quoi n’importe quel procès verbal pourrait se retrouver sur la toile et les moindres faits et gestes de victimes et d’auteurs d’infractions risqueraient d’être accessibles à tous.

Anne Van Brabant

soirmag.be
jeudi 30 avril 2009


IMAGE:

Manuel Schadwald - Réseau Zandvoort

Gina Bernard-Pardaens, une collaboratrice du RTBF, et Marcel Vervloesem du Werkgroep Morkhoven étaient à la recherche d'un garçon allemand, Manuel Schadwald. Gina Bernard était harcelée et menacée avec la mort pendant des mois. Enfin elle était assassinée par un 'accident de voiture'.
Marcel Vervloesem était accusé et poursuivi pendant 11 ans. Il se trouve maintenant pendant 8 mois à la prison de Bruges. Il est gravement malade mais le ministre de la justice belge, Stefaan De Clerck, ne veut pas qu'il sorte de la prison.

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CONTACT:

N'hésitez pas à envoyer une carte postale à Marcel Vervloesem, car ça le soulagera de savoir que sa vie n'a pas été écourtée en vain:
Gevangenis Brugge (Prison de Bruges)
Sectie 35 - Cel 62
t.a.v. Marcel Vervloesem
Legeweg 200
8200 Sint-Andries - Brugge (Belgique)

Werkgroep Morkhoven vzw-asbl
Rue Faider 10
1060 Saint-Gilles (Belgique)
Tel: 0032 (0)2 537 49 97
WerkgroepMorkhoven@gmail.com
postmaster@droitfondamental.eu
issakaba@skynet.be

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LINKS:

- Werkgroep Morkhoven Skynet
- Droit Fondamental
- Réseau Zandvoort


Commentaren

blablabla
Les protecteurs des pédophiles parlent...

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Délinquants sexuels : la prison et après ?(La Dernière Heure, 16/05/2009)


BRUXELLES - Pour qu'un délinquant sexuel condamné bénéficie d'une libération anticipée, il faut qu'un avis favorable à cette liberté conditionnelle soit rendu par un service spécialisé dans la guidance et le traitement des auteurs d'infraction à caractère sexuel. La loi prévoit également qu'un suivi sous forme de guidance et de traitement soit assuré lorsqu'un violeur ou abuseur sexuel sort de prison.

Mais dans la réalité, il en va différemment. C'est ce que dénonce - et il n'est pas le seul - le député Jean-Luc Crucke (MR) qui vient d'interroger le ministre de la Justice sur le manque de centres pour agresseurs sexuels.

"Ceux qui ont commis les pires délits sont relâchés sans avoir suivi le moindre traitement. Dans le meilleur des cas, l'auteur bénéficie d'une aide ambulatoire d'une heure par semaine chez un thérapeute, mais il est rarement question d'une prise en charge de longue durée dans un centre psychiatrique spécialisé. Le ministre de la Justice me répond qu'il existe trois accords de coopération relatifs à la guidance et au traitement de ces auteurs d'infractions à caractère sexuel, accords contenant une liste de trois centres d'appui, un par Région, ce qui est véritablement insuffisant", s'exclame Jean-Luc Crucke.

Stefaan De Clerck ne nie toutefois pas la nécessité de l'offre de soins existante en la matière et le besoin de procéder à une évaluation de ces prises en charge.

Un suivi thérapeutique est indispensable à la réinsertion de certains types de délinquants sexuels afin de réduire le risque de récidive. Un risque contre lequel une peine de prison à elle seule ne suffit pas.

Pourtant, rien qu'en Wallonie, chaque année pas moins de 1.000 condamnés pour infraction à caractère sexuel sont libérés, soit près de trois par jour en moyenne. La plupart suivent un traitement ambulatoire, par manque de places dans les centres résidentiels spécialisés. Ils ne sont donc pas internés mais relâchés à la condition d'être suivis après leur traitement.

Le contrôle de ce suivi consiste en un rapport rédigé tous les six mois par le thérapeute chargé de les suivre et envoyé au service compétent de la Justice.

Par manque de places dans les centres spécialisés, ces violeurs, pédophiles et autres agresseurs sexuels sont envoyés vers des cabinets privés, et le contrôle de ce suivi thérapeutique n'est alors pas toujours assuré. D'autres, par manque de places, ne sont tout simplement pas suivis.


Nawal Bensalem

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Child Focus : " Une sanction unique est insuffisante "


Pour Child Focus, la prison est nécessaire pour les abuseurs sexuels, mais il faut surtout les soigner

BRUXELLES - "Certains auteurs d'infraction à caractère sexuel sont incurables et il est clair pour nous que ceux-là, il ne faut pas les libérer", lance d'emblée la porte-parole de Child Focus, Maryse Rolland, soucieuse de faire passer le bon message auprès de l'opinion publique.

"Nous ne sommes pas pour la libération de tous les abuseurs sexuels. Mais il faut savoir que 80 % des auteurs d'agression sexuelle agissent au sein même de leur famille. Les emprisonner de longues années durant est contre-productif. Et les enfants de ce type d'abuseurs sont alors eux-mêmes victimes de cette longue peine puisqu'ils ont besoin de la présence de leurs parents. En les soignant, par contre, le risque de récidive se réduit", poursuit Maryse Rolland.

le centre demande donc au ministre de la Justice d'investir dans une prise en charge adaptée des violeurs, pédophiles et autres abuseurs. "Une approche purement répressive est contre-productive. La prévention de l'acte et de la récidive est indispensable", estime la directrice générale de Child Focus, Kristine Kloeck, dont l'objectif est "d'abord l'intérêt de l'enfant". "Le nombre d'endroits où les abuseurs sexuels peuvent suivre un traitement ambulatoire et résidentiel est hélas trop limité. Les investissements publics nécessaires se font attendre", regrette la directrice de Child Focus qui insiste également sur l'importance de la volonté de l'abuseur sexuel à suivre un tel traitement, pour que ce dernier porte ses fruits.


N. Ben.

Gepost door: Yves | 16-05-09

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