26-09-08

Marcel Vervloesem - grève de la faim et du soif - 22ième jour


'Des dizaines de milliers de crimes ont été niés. Nous n'avons le droit d'accepter cela'

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'Nous ne pouvons pas arrêter l’action. Nous avons un devoir envers ces dizaines de milliers d’enfants. Nous entamons notre 11ième année depuis que nous avons remit les cédéroms de Zandvoort. Des dizaines de milliers de crimes ont été niés. Nous n'avons le droit d'accepter cela. La majorité de ceux qui font la grève de la faim ou de la soif arrêtent au bout de dix jours et rien ne change. La justice va rire si nous arrêtons et rien ne changera. Nous devons continuer jusqu'au bout'.

Marcel Vervloesem


Bruxelles, 24 septembre 2008

Emprisonné en Belgique pour la 4ième fois en violation de ses droits constitutionnels depuis qu'il expose les réseaux pédocriminels, Marcel Vervloesem entame son 20ième jour de la grève de la faim, dont les six premiers ont été assortis d’une grève de la soif.

La prison ne lui donne que de l’eau bouillante qui lui cause des douleurs abominables. Il en buvait quatre tasses par jour, mais les douleurs sont telles qu'il ne parvient pas à boire plus de deux. Il est exsangue, faute de pouvoir boire suffisamment. Ses avant-bras sont bleus, du fait du nombre de piqûres nécessaires pour à tirer les quelques gouttes nécessaires aux analyses.

Trois litres d’eau lui sont nécessaires, tant qu’il ne s’alimente pas. Mais trop de gens qui ont voulu défendre les droits des enfants victimes du réseau pédocriminel Zandvoort se sont retrouvés en prison par ses simulations d'erreurs judiciaires.

Marcel Vervloesem s’est présenté volontairement à la prison ce 5 septembre, avec l’intention de prouver la nécessité de lois qui préviennent la violation du droit fondamental par des simulations d’erreurs judiciaires. Il a été condamné à passer quatre ans dans une prison sans infirmerie, pour des crimes que la médecine le reconnaît physiquement incapable de commettre.

Il a un triple cancer, un lourd diabète, des déficiences du cœur, des reins et du pancréas. En réponse à sa demande d’incarcération domiciliaire pour raison de santé en l’attente de la décision du tribunal européen des droits de l’homme, la Belgique lui a répondu de rédiger son testament. Il a vu la mort de très près le 5ième jour, dit-il.

Le règlement de la prison a été modifié à de multiples reprises, de manière à prévenir qu’il ne puisse revoir ses meilleurs amis et collaborateurs de la lutte contre la traite d'enfants avant le 18ième jours. Il a été mis sous le régime imposé aux terroristes.Des victimes, dont les parents ont été interdits de le revoir, ont été tellement révoltées, qu’elles sont sorties de l’ombre pour se montrer à visage découvert. Elles ont fait une action avec d’autres victimes, pour demander à tous ceux qui ont vécu l’horreur de se lever pour leurs droits. Elles adressent une banderoles à la Belgique : "ENLEVEZ VOS PATTES DE MARCEL VERVLOESEM. IL EST NOTRE HERO", et ils signent: "LES VICTIMES".

Il apparaît que le Ministre de la Justice serait intervenu pour s’opposer à la décision d’un médecin d'envoyer Marcel Vervloesem à l’hôpital de Sainte Elisabeth de Turnhout, pour l'envoyer à l’infirmerie de la prison de Bruges. L'ambulance qui devait l'emmener à l'hopital, à 500 mètres de là, était venue et est repartie vide. Une autre ambulance est venue le chercher deux heures plus tard avec une escorte de la police de Bruges, pour l’emmener à l'infirmerie.

Il est enfermé dans une cellule d’isolation insonorisée, supposée être réservée aux patients atteints de maladies contagieuses. Il ne s’y trouve pas de sonnette pour appeler en cas de malaise et ne peut pas être entendu s'il appelle au secours. Cancer, diabète et grève de la faim ne sont pas des maladies contagieuses. Ces cellules sont donc utilisées pour les punitions, infligées sous le couvert d’un médecin attaché à l’hôpital Saint Jean de Bruges.

Ce médecin voit ses patients une fois par semaine. Il a dit à Marcel Vervloesem que son testament, qui interdit toute réanimation en cas de coma, n’était pas valable. Il assure qu’il ne serait pas en phase terminale… comme s’il allait guérir ses cancers en venant le voir tous les mercredis ! Les avocats de Marcel Vervloesem ont été renvoyés par le personnel pénitentiaire au bout de quelques minutes pour "raisons médicales".

Les patients ne peuvent recevoir ni photos, ni documents à l’infirmerie des visiteurs, si ce n'est que par courrier après contrôle du contenu. Marcel Vervloesem est donc actuellement condamné à mourir dans une cellule d’isolation aux murs nus, privé de photos de ses enfants, de ses petits-enfants ou des photos des actions qui sont réalisées à de multiples endroits pour le soutenir.

Le prisonnier malade ne peut pas signer un quelconque papier lors de visite. Marcel Vervloesem n’a donc pas pu signer la requête à la Commission contre les Tortures de l’ONU afin de demander à la Belgique de prendre les mesures pour éviter qu’il ne subisse un préjudice irréparable, soit la mort dans des conditions abominables, en l’attente de la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Le terme "torture", selon cette convention, désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées à une personne aux fins notamment d'obtenir d'elle ou d'une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d'un acte qu'elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d'avoir commis, de l'intimider ou de faire pression sur elle ou d'intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu'elle soit, lorsqu'une telle douleur ou de telles souffrances sont infligées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement exprès ou tacite.

La décision de la grève de la faim appartient à Marcel Vervloesem, ce qu’il fait pour obtenir des lois européennes susceptibles d’enrayer les simulations d’erreurs judiciaires aux enfants victimes, qui n’ont pas la force de se défendre. Le jeûne n’est pas interdit par le règlement de la prison, donc il ne commet pas de faute punissable mais:

Le Ministre de la justice est responsable du refus de bracelet électronique en l’attente de la décision européenne et d'hospitalisation.
La direction de la prison est responsable des punitions par isolation, rétention courrier, interdiction de revoir ses meilleurs amis durant 18 jours alors qu'il est entre la vie et la mort et les pressions l’obligeant à renoncer à revoir le médecin de son choix en qualité de médecin, pour pouvoir le revoir de son vivant.
Le médecin est responsable des douleurs aigues physiques et mentales par cette eau bouillante, impossible à avaler, d’où aggravation de la déshydratation qui avance l’heure de sa mort.
La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants considère que l'ordre d'un supérieur ou d'une autorité publique ne peut pas être invoqué pour justifier la torture.

Marcel Vervloesem a vieilli de 10 ans en 18 jours. C'est une torture pour ses collaborateurs de voir sa vie abrégée dans de telles douleurs et souffrances (eau boulliante - intimidation) qui sont infligées par des agents de la fonction publique belge, des personnes agissants à titre officiel, ou à leur instigation, ou avec leur consentement exprès ou tacite. Mais la lutte continuera, quoiqu'il en coûte.

Source: http://www.droitfondamental.eu/


Sites:
- http://www.zoegenot.be/CD-roms-pedocriminels-Onkelinx.html
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Ministre+Onkelinx+Zandvoort&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.google.fr/search?hl=fr&q=affaire+zandvoort&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Gina+Bernaer+Pardaens&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&pwst=1&sa=X&oi=spell&resnum=0&ct=result&cd=1&q=Gerrit+Ulrich+Zandvoort&spell=1
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Jacobs+zicot+turnhout&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.janettseemann.info/ censuré en date du 1.8.2008: 'suspended, suspendu'
- http://www.lepeededamocles.info/ censuré en date du 1.8.2008: 'suspended, suspendu'
- http://www.droitfondamental.eu/
- http://antipedo.over-blog.com/15-index.html
- http://de-lachende-advocaat.skynetblogs.be/post/6142710/belgique-les-rapports-entre-la-mafia-et-la-p
- http://www.juliemelissa.be/ censuré: 'le serveur “www.juliemelissa.be” est introuvable'
- http://www.comites-blancs.be/plan.php3

Vidéos:
- http://www.dailymotion.com/alchimie33/video/x6idhy_marcel-vervloesem-petition-pour-sa_news
- http://www.youtube.com/watch?v=2PajOlfeLLY
- http://www.youtube.com/watch?v=KCdujI03CqU
- http://www.youtube.com/watch?v=MHJZZ9dtDw4
- http://www.youtube.com/watch?v=YFHui4vYaSI
- http://www.youtube.com/watch?v=LI-TTcN6Hrg
- http://www.youtube.com/watch?v=VY1Hl5rqZYE
- http://www.youtube.com/watch?v=etMKmCQmYDQ
- http://www.youtube.com/watch?v=GppAwZewpBo
- http://www.youtube.com/watch?v=tWGD-p4G95M
- http://www.youtube.com/watch?v=wtJbjXDo1fQ
- http://www.youtube.com/watch?v=iueMpyQhHyM
- http://www.youtube.com/watch?v=4EFm6dJt5So
- http://www.youtube.com/watch?v=2oUv-gb4ADg
- http://www.youtube.com/watch?v=tLuSGBjIsCo
- http://www.youtube.com/watch?v=7TcHFMgaHl0
- http://www.youtube.com/watch?v=EgNnpRyHwZk
- http://www.youtube.com/watch?v=eztlhl-CbQo
- http://www.youtube.com/watch?v=IkxpA35KBsY
- http://www.youtube.com/watch?v=H8Y-hQUeSxc
- http://www.blinkx.com/video/marcel-vervloesem-leader-du-werkgroep-morkhoven-r-sout-l-interdiction-de-distribuer-des-pamphlets/Ih3H8Z-C_iIcg9zlvGpB5A
- http://www.blinkx.com/video/action-werkgroep-morkhoven-dirrig-e-par-marcel-vervloesem-pamphletverbot/MXj28ouqkJmr-6-z7swbIw

Interview Marcel Vervloesem:
- http://video.google.fr/videoplay?docid=-2677403120088841377&hl=fr
- http://video.google.fr/videoplay?docid=7841199076199452674&hl=fr
- http://droitfondamental.eu/001-meurtre_d_un_hero_flamand_Jour_J-2-FR.htm


Ecrivéz à Marcel Vervloesem tant qu'il est en vie (de préférence, par lettre recommandée) et diffusez son adresse:
Write to Marcel Vervloesem as long as he is alive (registered mail is best) and forward his adress:

Gevangenis Brugge - Ziekenhuisafdeling
Kamer 3909
t.a.v. Marcel Vervloesem
Legeweg 200
8200 Sint-Andries - Brugge
(Belgique - Belgium)

Belgique - Belgium: Tel: 050 45 71 11 - Fax: 050 45 71 89
Europe : Tel: 0032 50 45 71 11 - Fax: 0032 50 45 71 89

Photo: action avant le Palais Royal à Bruxelles

Commentaren

Droit des prisonniers: prisonniers politiques
Droit des prisonniers, harcèlement de la famille Barghouthi
publié le mardi 11 mai 2004


Le traitement des prisonniers politiques palestiniens par les autorités d’occupation israéliennes est trop souvent inacceptable. Le harcèlement de la famille Barghouthi par les autorités militaires en est un exemple.
Fadwa Barghouthi, avocate palestinienne, était présente au tribunal militaire de Ofer, près de Ramallah, le 4 mai 2004 pour l’audition de son fils Qassam , arrêté le 24 décembre 2003, dont elle est l’une des défenseurs.

Elle a oublié son téléphone portable sur son siège et cela a servi de prétexte à son arrestation à la sortie du tribunal. Pendant quelques heures en cellule, elle a subi interrogatoire, pressions, menaces, car « elle aurait voulu remettre son téléphone à son fils ».

Cela pourrait n’être qu’un harcèlement désagréable et inacceptable de plus. Mais les autorités militaires israéliennes ont déclaré Mme Barghouthi indésirable à Ofer dorénavant. Elle ne pourra plus y entrer, que ce soit pour assister son fils ou tous les autres détenus et prisonniers qu’elle défend. De la même manière elle s’était vu interdire la défense de son mari Marwan en 2002.

Elle ne peut donc les voir ni en tant que membre de la famille immédiate puisque les visites leur sont interdites, ni en tant qu’avocate, ce qui a pour but de peser psychologiquement sur les deux prisonniers afin de les affaiblir. Le Comité pour la défense de Marwan Barghouthi et des autres prisonniers en appelle aux organisations humanitaires, juridiques, aux parlementaires étrangers afin qu’ils imposent le respect du droit international et la protection du peuple palestinien.

Quant à Qassam Barghouthi, il attend toujours de connaître la suite de son « affaire ». Rappelons que Qassam, 18 ans, fils aîné des Barghouthi, étudiant en Egypte, avait été menacé à plusieurs reprises depuis l’enlèvement et l’arrestation de son père. Pour faire céder Marwan, les autorités militaires israéliennes qui lui infligeaient des interrogatoires inhumains, le menaçaient de s’en prendre à son fils, de le tuer ou de l’arrêter. Les soldats israéliens l’ont effectivement arrêté au poste « frontière » alors qu’il venait à Ramallah retrouver sa famille pour des vacances.

Cela fait plus de 4 mois que Qassam est détenu avec de nombreux autre Palestiniens qui croupissent dans la prison militaire du camp d’Ofer, sans jugement, sans parfois de chef d’accusation.

Lieu sinistre, c’est là aussi que Abla Saadat, la femme du dirigeant du Front Populaire de Libération de la Palestine, incarcéré dans la prison palestinienne de Jéricho sous contrôle anglo-américain depuis fin avril 2002(1), a passé plusieurs semaines l’an passé. Sans raison officielle. Même tactique des autorités d’occupation, harceler, faire céder les résistants. Mais les résistants ne cèdent pas.

En ce qui concerne Qassam Barghouthi, il se trouve que le jour de son audition, les avocats palestiniens à Ofer étaient en grève. Pas une grève professionnelle, non, une grève pour les droits humains, pour les droits de la défense. Une grève pour le droit.

Ils protestaient ainsi contre les brutalités dont ont été victimes 9 d’entre eux. A Ofer, les militaires israéliens ne se contentent plus de maltraiter les Palestiniens arrêtés et présentés au tribunal ou détenus dans le centre militaire ( 2), ils frappent aussi leurs avocats.

Les atteintes au droit par les autorités israéliennes et les soldats qui suivent leurs ordres n’ont décidément pas de limite.

Les avocats palestiniens prévoient d’ailleurs une grève nationale cette semaine pour dénoncer ces violences.

En ce qui concerne Marwan Barghouthi, les nouvelles sont aussi inquiétantes. Il est toujours détenu au secret, sans contacts avec l’extérieur sinon parfois avec ses avocats à travers une vitre. Sa santé reste précaire et ses demandes répétées d’être examiné par un médecin restent sans réponse. Cela fait maintenant 7 mois qu’une équipe sanitaire a pu le rencontrer, qui ne comportait pas de médecin mais seulement des infirmiers et les médicaments prescrits ne lui ont pas été donnés. Rien depuis.

Cela fait plus de deux ans que Marwan Barghouthi a été kidnappé à Ramallah et arrêté, puis, comme le député de Balata à Naplouse Hussam Khader un an après lui, détenu en Israël en contravention avec le droit international.

L’interdiction d’accès aux soins médicaux est une autre violation du droit qui est imposée à de nombreux prisonniers ou détenus administratifs palestiniens tout comme les violences répétées à leur encontre. (3)

Les organisations humanitaires, médicales et légales, la Croix Rouge Internationale, les représentants démocratiques des peuples d’Europe, les autorités politiques internationales doivent faire pression sur le gouvernement Sharon pour que les prisonniers palestiniens soient traités selon le droit et que leurs avocats puissent exercer librement.

Au delà de cette exigence immédiate, nous demandons avec force la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, qu’ils soient détenus en Israël ou en Palestine occupée dans des colonies ou autres camps militaires.

(1)suite aux pressions imposées à l’Autorité Palestinienne par Sharon, pour lever le siège de la Muqata’a en avril 2002 pendant la réoccupation meurtrière des villes et zones autonomes palestiniennes (notamment Naplouse, Jenine, Bethléem et Ramallah) et finalement acceptées par le président Arafat.
(2)voir article de Amira Hass ci-dessous, publié dans Haaretz du 9 mai 2004
(3)voir sur le site l’article sur les prisonniers du 16 avril 2004

C Léostic

http://www.france-palestine.org/article314.html

Gepost door: leentje | 26-09-08

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