12-08-08

Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique


Le parquet de Turnhout étouffait non seulement le réseau pédocriminel de Zandvoort...

N_070109_VanParysM_bLeterme


Ce n’est que trois semaines après le début de l’instruction, qu’une perquisition fut exécutée au siège de l’intercommunale CIPAL (Centre Informatique de la province d’Anvers et du Limbourg) à Geel.
Les personnes visées ont eu le temps d’effacer les traces. Walter Hartman, l’homme qui a dévoilé les faits: « C’est une scène de "Matroesjka’s" », une série à la chaîne commerciale VTM sur la traite de femmes. Miel Charlier, ex-chef du service achats de l’intercommunale CIPAL, déclarait à la justice qu’il avait été, lors d’un voyage en Moldavie, abordé par quelqu’un qui lui offrait de lui livrer des prostituées au prix de € 2.000 par femme. Ses deux complices ont proposé d’ouvrir un bar avec un service escort. L’un d’eux était prêt à le faire gratuitement. « Son avantage était qu’il pouvait se servir des femmes ».

Traite de femmes moldaves.

Au plus tard la semaine prochaine le parquet de Turnhout décidera d’aller en appel contre l’acquittement pour fautes de procédure des trois soi-disant trafiquants de femmes qui, à partir de l’intercommunale CIPAL, voulaient instaurer un réseau de trafic de prostitués moldaves. L’instruction dans ce dossier fut sérieusement gâchée, selon une investigation du journal De Morgen.

En 2003 Kamiel ‘Miel’ Charlier, l’ancien chef du service achats de l’intercommunale campine CIPAL, a, ensemble avec quelques collègues, essayé de mettre sur pied un commerce de femmes moldaves. Celles-ci seraient mises au travail comme prostituées de haut niveau, avec des ministres et politiciens comme clientèle.
Charlier a reçu de son contact en Moldavie les photos de 22 femmes. Il en a choisi trois, et a payé un acompte.
Mais avant que la « marchandise » ne soit livrée, une bagarre a éclatée. Walter Hartman, un collègue du CIPAL, avait découvert sur l’ordinateur de Charlier des e-mails assez étranges. Il a imprimé ces mails et les a fournis au parquet de Turnhout qui, après une hésitation, a commencé une investigation. Le résultat fut surprenant : la semaine passée le tribunal correctionnel de Turnhout a acquitté les trois soi-disant trafiquants de femmes pour « fautes de procédure » (DM 28/9). La raison: les droits de la défense ont été violés car les pièces à conviction (les e-mails de Charlier) ont été obtenus « illégitimement ».

« La criminalité triomphe », est la réaction de Hartman sur le verdict. « Si en Belgique on accuse quelqu’un pour des faits douteux, on est soi-même dupé. ».

La politique plane comme une ombre orageuse au-dessus de ce dossier. CIPAL, qui livre des services informatiques à des autorités locales, est un bastion notoire du CD&V, et Charlier fut un protégé de la direction de CIPAL dominée par le CD&V. Le coinculpé Filip De Graeve, qui a aussi travaillé un certain temps pour CIPAL, était directeur du département « e-gouvernement » ( gouvernement informatique) auprès de la Communauté Flamande et un collaborateur direct du ministre président d’alors, Patrick Dewael (Open VLD). Le troisième inculpé était Marc Vandervelden, un patron de café avec de bonnes connexions dans le milieu de la prostitution et un partenaire d’affaires du président de la section locale du CD&V à Halle.
Cela explique peut-être pourquoi au début le parquet de Turnhout a hésité. En outre, la lettre anonyme de Hartman (lui-même actif dans la politique locale du Open VLD à Olen) est arrivée dans les mains d’un « procureur de garde qui est en bonnes relations avec la direction du CIPAL », magistrat qui a immédiatement informé ses amis de ces charges explosives.
Selon le parquet, l’affaire n’a débuté que le 27 mars 2003, après une plainte de Hans Schoofs, alors membre du conseil provincial et commissaire chez CIPAL, et maintenant membre du parlement flamand pour l’Open VLD. Schoofs avait, lui aussi, reçu des lettres anonymes de Hartman avec des indications au sujet d’une magouille financière et la traite de femmes par des employés de CIPAL. Les avocats des accusés prétendaient cependant que l’instruction avait déjà débuté le 8 mars 2003, quand la première lettre anonyme tombait dans la boîte aux lettres du procureur de Turnhout. Selon eux, les pièces à conviction ont pendant trois semaines traînées au parquet avant d’être inclus dans le dossier. Le tribunal était au courant du dossier de Hartman, mais a gardé le silence. « Cette incomplétude viole les droits de la défense » était l’opinion du tribunal. « L’instruction est de ce fait nul ».
Pourtant, la rédaction a découvert d’étranges choses qui se sont passé dans les semaines entre le 8 et le 27 mars. Même avant que la justice ne soit officiellement en action, il semble que les protecteurs politiques des inculpés étaient déjà mis au courant. Le premier qui fut alarmé était Ludo Helsen, éléphant local du CD&V, député provincial, ex-président et administrateur secrétaire de CIPAL. Le 13 mars, à 23h30, il a téléphoné à Arthur Philips, directeur général de CIPAL, en disant que Miel Charlier était présumé impliqué dans une affaire de traite de femmes.
Le lendemain matin, Charlier, qui fut appelé chez Philips, déclarait, la main sur le coeur, qu’il n‘avait rien à faire avec des pratiques illégales. Dans une déclaration écrite, Charlier confirmait « être surpris qu’une grande société comme CIPAL avait dans ses rangs quelques collaborateurs si minables qu’ils interceptent des e-mails personnels et les interprètent de façon telle qu’ils peuvent défavoriser leurs collègues. Je vous déclare en outre sur mon honneur que jamais je n’ai fait entrer une personne illégalement en Belgique. J’espère que vous me jugez sur mon travail et mes prestations, et pas sur base de ragots illégitimes. »
Philips et le conseil d’administration l’ont cru sur parole. Le même jour, Charlier, de qui le contrat d’essai était terminé, reçut un contrat de travail avec durée indéterminée. Également le même jour, le « mail server » de CIPAL fut arrêté et les données épurées.

Le 24 mars, Jan Kerremans, chef de cabinet du ministre-président d’alors Dewael, prit contact avec Eric Stroobants (CD&V), le patron de l’administration flamande. Il l’informe que Filip De Graeve, un de ses employés, pourrait être concerné dans la traite de femmes. « Au début, Kerremans voulait m’ordonner d’ interroger De Graeve » déclarait Stroobants au tribunal. « Je ne pouvais être d’accord avec cela, et j’ai dit à Jan qu’à la fin ce n’était pas ma tâche mais celle des instances judiciaires. C’est la raison pourquoi j’ai moi-même, en fonction de mon grade, pris contact par téléphone avec mme Christine Dekkers, procureur général à Anvers. »
De Graeve a ajouté plus tard « que bien avant le contrôle au CIPAL il était informé par son chef, le ministre président Dewael, qu’une investigation était en cours contre lui au sujet de traite d’êtres humains. Dewael aurait été informé directement par le procureur général Dekkers. »

Quand enfin les enquêteurs de la police fédérale ont exécuté le 27 mars une perquisition au CIPAL, les personnes visées avaient eu pleinement le temps d’effacer les traces, de faire disparaître du matériel préjudiciable, Où d’exécuter des virements à effet rétroactif pour cacher des malversations. Le chef de l’Office Central pour la Répression de la Corruption a appris plus tard « que le CIPAL avait été averti d’une descente par la police  ».
Les preuves contre Miel Charlier étaient tellement écrasantes qu’il n’y avait d’autres solutions pour lui que d’avouer. Il déclarait à la justice que, lors d’un de ses voyages en Moldavie, il était abordé par un nommé Vladimir Saca qui lui proposait la livraison de prostituées en Belgique contre € 2.000 à € 3.000 par femme. « Parce que j’avais à ce moment des problèmes financiers, j’étais intéressé par cette proposition » avouait Charlier. « À ce moment-là, je ne savais pas du tout comment j’allais l’organiser en Belgique. J’ai parlé à De Graeve de cette proposition. De Graeve est bien fourni en testostérone et est plus intéressé par les femmes elles-mêmes, que par ce qu’elles pourraient rapporter. Nous ferions travailler les femmes pour nous. J’ai entendu parler De Graeve au sujet d’une de ses connaissances, Marc Vandervelden. Lui pourrait faire travailler les femmes dans la prostitution. Il ouvrirait avec un associé un bar et un service escort dans la région d’Alost Où de Ninove. Je gagnerai € 500 par mois et par femme. De Graeve n’avait pas besoin d’argent. Son avantage était qu’il pouvait se faire payer en nature par les femmes. »
Dans un message e-mail à Saca, Charlier écrivait : « Un de mes amis me demande quelque chose de spécial : il veut venir à Chisinau en Moldavie. Il demande si vous pouvez quelque chose avec un très jeune. Je sais que c’est morbide, mais il veut payer beaucoup d’argent. Il demande entre 8 et 12 et est prêt à payer mille par nuit. Es-ce que vous pouvez régler ceci ? »
Confronté avec le message, Charlier réagissait selon les investigateurs comme suite : « Il devient tout blanc, ne sait pas quoi dire, devient fâché, s’énerve et bégaye qu’on a essayé de le faire avoir. Il est convaincu que quelqu’un a envoyé ce message à partir de son ordinateur. Même quand nous lui faisons la remarque que le reste du message correspond avec son histoire, il continue à dire qu’on essaye de lui jouer un mauvais tour, qu’il ne connaît aucun pédophile, qu’il jure sur la tête de ses enfants qu’il ne l’a pas écrit et qu’il aurait immédiatement dénoncé à nos services celui de qui il savait qu’il s’occupait avec des choses pareilles. »
La position de Miel Charlier semblait intenable. Le 31 mars 2003, il fut licencié sans préavis pour implication possible dans des activités criminelles. En juillet 2003, et paraît-il sur demande expresse du président du VLD Bart Somers, ce fut au tour de De Graeve d’être renvoyé par la ministre VLD Patricia Ceysens, qui juste avant avait reçu la tutelle du e-gouvernement. Selon De Tijd « la décision se justifie par une performance moindre du site web l’autorité flamande tel qu’il a été remanié. Ceysens et De Graeve auraient aussi une opinion divergente sur la suite du projet e-gouvernement ».
Le 24 octobre 2003, celui qui avait sonné l’alarme, Hartman, fut licencié sans préavis par le CIPAL. Cela n’avait soi-disant rien à voir avec l’instruction au sujet de la traite de femmes, mais avec le fait qu’il avait enfreint les règles sur l’utilisation du registre national. Dans une de ses lettres anonymes, il y avait des informations provenant du registre national, un fait au sujet duquel un enquêteur avait, avec bienveillance, attiré l’attention du directeur général Philips, lors de son interrogatoire. Ce dernier a gracieusement fait usage de la suggestion. « Vous attirez mon attention sur le fait que dans les annexes sont mentionnées les ’informations légales’ » déclarait Philips, « informations qui vraisemblablement ont été collectionnées à l’aide du registre national et au sujet duquel vous estimez que cela ne pourrait se faire. Je partage complètement votre avis. Seulement une dizaine de membres du personnel ont, en fonction des projets, accès au registre national. L’information ainsi collectée ne peut cependant être utilisé que pour ce projet. Celui qui a reproduit ici les données personnelles a clairement fait une faute. Si c’est une personne de CIPAL, alors une sanction sera prise. »
Par après, le licenciement de Hartman fut annulé par le ministre flamand d’époque Paul Van Grimbergen pour manque de motivation, mais CIPAL a décidé de ne pas en tenir compte. Une plainte pénale de CIPAL contre Hartman pour violation de l’usage du registre national et de la loi sur la vie privée a entre-temps été classée sans suite. L’homme essaye en ce moment de se défendre devant la Cour d’État.

La criminalité triomphe. Si en Belgique on accuse quelqu’un pour des faits douteux, on se fait duper soi-même.

Georges Timmerman
De Morgen, 6.10.2007


- http://www.zoegenot.be/CD-roms-pedocriminels-Onkelinx.html
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Ministre+Onkelinx+Zandvoort&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.google.fr/search?hl=fr&q=affaire+zandvoort&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Gina+Bernaer+Pardaens&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&pwst=1&sa=X&oi=spell&resnum=0&ct=result&cd=1&q=Gerrit+Ulrich+Zandvoort&spell=1
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Jacobs+zicot+turnhout&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.janettseemann.info/ 1.8.2008: suspended, suspendu
- http://www.lepeededamocles.info/ 1.8.2008: suspended, suspendu
- http://www.droitfondamental.eu/


- http://www.juliemelissa.be/
- http://www.comites-blancs.be/plan.php3

Photos:

- Tony Van Parys, sénateur de la Commission de la Justice (CD&V, Parti chrétien). Il y a quelques temps que le Werkgroep Morkhoven a découvert qu'il n'y a pas de disparus que les documents et les témoignages du dossier de Marcel Vervloesem, l'enquêteur du Werkgroep Morkhoven, mais également 7 cédéroms avec les photos du réseau pédocriminel de Zandvoort que le Werkgroep Morkhoven avait transmit au Roi et que le Roi avait transmit via Tony Van Parys, en ce temps ministre de la justice, au procureur-général Christine Dekkers de la court d'appel d'Anvers. Le Conseil Supérieur de la Justice confirmait les disparitions. Le Werkgroep Morkhoven alors écrit par lettre recommandé (avec avis de reception) au ministre de la justice Vandeurzen (CD&V) et au Roi lui-même. Elle écrivait aussi aux membres de la commission de la justice du sénat. Ni le Roi, ni le ministre de la justice ont répondu. Ils préfèrent anéantir Marcel Vervloesem...

- Le 1 janvier 2005, il y a exactement 25 ans, CIPAL prenait son démarrage. Plus d’un quart de siècle, l’amélioration de l’informatique auprès des administrations locales lui est une préoccupation quotidienne. Cet anniversaire était célébré d’une manière très spéciale.
Dans son discours, le ministre-président flamand Yves Leterme (CD&V) louait les efforts de CIPAL avec l’implementation de l’ e-gouvernement auprès des administrations locales.


Le conseil communal de Herentals a élu Victor V., un illettré qui organisait la cabale contre l'activiste antipédo Marcel Vervloesem du Werkgroep Morkhoven, comme représentant de CIPAL. Victor V. est objet de 30 procès-verbaux ou il est mis en cause d'abus sexuel de mineurs. Le procureur-général Christine Dekkers d'Anvers a reçu la liste de ces procès-verbaux le 24 octobre 2006 mais l'enquête n'a toujours pas débuté.

Commentaren

Mafia: Les rapports entre la mafia et la politique
Etat des luttes contre le crime organisé mafieux - Pour la liberté de la recherche et de la presse dans la lutte contre la mafia


Entretien exclusif avec le Professeur Umberto Santino, Président de Centro Siciliano di Documentazione "Giuseppe Impastato", Palerme, réalisé par Chistian Pose, traduit de l'italien par Nathalie Bouyssès.
En mémoire de Giuseppe Impastato et des victimes du crime organisé mafieux, Tokyo/Palerme, 12 avril 2006 (fr. it.)

Deux événements historiques d'importance, cet entretien s'est achevé alors que la coalition de centre-gauche de Romano Prodi semblait victorieuse à l'Assemblée et au Sénat mettant un terme au "berlusconisme" symbole, dira le Pr. Santino, de la "légalisation de l'illégalité", alors que, étonnante symétrie, la police italienne annoncait l'arrestation de Bernardo Provenzano, chef suprême de Cosa Nostra (mafia sicilienne) dernier "parrain" historique de l'association criminelle après 42 ans de cavale...



Question 1 :
Professeur Santino, pouvez-vous nous parler de "L'alleanza e il compromesso" (1997), nous rappeler le contexte sociopolitique et sociohistorique de cet ouvrage très important, de son objectif et des poursuites en justice dont vous avez fait et faites l'objet ?


Umberto santino :

J’ai publié, en 1997, L’alleanza e il compromesso, un livre réunissant la documentation de deux de mes dossiers (le premier présenté à Strasbourg en 1984, le deuxième à Rome en 1989) qui concernaient le parlementaire européen, mêlé aux milieux mafieux, Salvo Lima. Je faisais, dans ce livre, une analyse des rapports entre la mafia et la politique, m’appuyant également sur des actes judiciaires du procès Andreotti. Dans cette analyse, le rapport mafia-politique est, à double titre, intrinsèquement lié au phénomène mafieux. D’abord parce que la mafia est un sujet politique dans la mesure où elle exerce un pouvoir sur un territoire déterminé et en contrôle les activités autant que les relations personnelles. Dans une deuxième mesure, la mafia joue un rôle politique à travers le système de rapports qu’elle a instauré avec certaines personnes de l’administration publique, des partis politiques et des institutions. Je publiais également, dans ce livre, les réponses apportées par Lima à ces dossiers ; un cas d’espèce puisqu’il n’existe pas d’autres réponses écrites de Lima aux accusations qui lui ont été reprochées. Lima soutenait qu’il n’était impliqué dans aucun procès judiciaire. Je répondais que mes dénonciations concernaient des relations avérées avec des hommes de la mafia et que, même si ce fait n’était pas criminel, il était cependant grave sur le plan ethico-politique.
J’ai également utilisé, en partie, dans ce livre, un texte anonyme concernant l’ancien ministre démocrate-chrétien Calogero Mannino, tout en précisant clairement que les textes anonymes émanaient en général, directement ou indirectement, du monde mafieux et qu’il était impossible de distinguer la vérité du mensonge. Mannino m’a assigné en procès civil, soutenant que je m’étais approprié les accusations de cet auteur anonyme. J’ai été condamné en première instance et en appel à une sanction pécuniaire modeste. Le jugement de première instance stipulait que le simple fait de citer un document, même si on ne le cautionne pas, était diffamatoire ; quant au jugement d’appel, il prétend que je n’ai pas respecté le principe de vérité : j’aurais dû m’assurer qu’il y avait eu un prononcé définitif du tribunal. En Italie, l’arrêt définitif est rendu par la Cour de Cassation et arrive de longues années plus tard. Les journaux pouvaient donc cesser de paraître, seuls les descendants pourraient effectuer des recherches.

Souvent, au cours des dernières années, des hommes politiques ont eu recours au jugement civil, lequel ne consiste qu’en l’échange de documents et ne prévoit ni débat ni approfondissement. C’est ainsi qu’a agi le président de la province de Palerme, le parlementaire européen Francesco Musotto à l’encontre du politologue Claudio Riolo, et c’est ainsi qu’a agi Mannino à mon encontre. Après le jugement de première instance de 2001, Riolo et moi, avec l’aide de certaines associations, avons lancé une campagne pour la liberté de la recherche et de la presse dans la lutte contre la mafia, et avons soutenu le fait que des problèmes de ce type devaient davantage être discutés devant un jury d’honneur que devant des tribunaux, et que les sanctions, au lieu d’être financières, l’honorabilité n’étant pas un produit de supermarché, devraient consister en des réponses, des éclaircissements, des corrections ou des ajouts. Nous souhaitons poursuivre cette campagne parce que nous considérons comme absolument nécessaire, dans une société démocratique, d’analyser les rapports entre la mafia et le contexte social et, par-dessus tout, avec la vie politique.



Question 2 :

Vous avez travaillé avec la Commission Parlementaire anti- mafia, quelles critiques faites-vous de la Commission et de l'appareil législatif et judiciaire italien spécifiquement anti- mafia régional et municipal ?
Y a-t-il des points positifs malgré tout, des relais pour les acteurs, chercheurs, politiques, magistrats, avocats, engagés dans la lutte contre le crime organisé mafieux ?
Les services secrets civils et militaires américains exercent-ils une quelconque influence sur le crime organisé, de Palerme à Rome ?


Umberto santino :

J’ai été consultant pour la Commission parlementaire de 2003 à 2005. J’ai démissionné parce qu’aucun travail ne m’a jamais été confié. La Commission était paralysée par la majorité et l’opposition ne parvenait pas à avoir un rôle effectif. Certains ont évidemment pensé que je me contenterais d’une charge honorifique.

Concernant la législation, il faut savoir qu’en Italie toutes les lois antimafia sont dictées par l’idée que la mafia est une usine à meurtres : s’il y a coup de feu, il y a mafia, pas dans le cas contraire. La loi antimafia de 1982 est arrivée après l’assassinat du général-préfet Dalla Chiesa, comme les autres lois sont arrivées après les attentats massacres dans lesquels ont péri les magistrats Falcone et Borsellino. Au cours des dernières années, les mafieux ont compris que les grands crimes avaient des effets boomerang et que mieux valait ne pas commettre d’atrocités retentissantes. On parle de “mafia souterraine” ou “invisible”, alors cela signifie, pour beaucoup, que la mafia n’existe plus ou que nous ne devons plus nous en soucier. Une bonne partie de la législation a été abrogée ou assouplie, les magistrats se sont retrouvés avec une marge de manœuvre limitée, et les commissaires chargés du racket et de la confiscation des biens ont été licenciés ou remplacés par des personnages inconsistants.

Le problème de ces dernières années, en Italie, est le berlusconisme ; une forme d’occupation du pouvoir qui considère l’illégalité comme une ressource et fait de l’impunité son étendard. Les lois ad personam créées pour protéger les intérêts de Berlusconi et de ses amis, l’attaque de la magistrature, les facilités permettant le rapatriement de capitaux de l’étranger et les exonérations ont engendré un cadre socio-politique que j’ai qualifié de “légalisation de l’illégalité”. Ce cadre est le plus propice aux organisations mafieuses qu’ait connu l’Italie depuis l’Unité. Comparativement aux cinquante années de pouvoir démocrate chrétien nous avons fait un grand saut en matière de qualité : le pouvoir démocrate chrétien était fondé sur une méditation de tous les pouvoirs, mafia comprise ; le berlusconisme est intrinsèquement fondé sur l’intérêt privé et l’illégalité.

Je ne sais pas si les services secrets américains jouent actuellement un rôle sur le terrain de la criminalité organisée. La mafia a été soutenue par les Américains après la seconde guerre mondiale, elle était alors un rempart contre le communisme, mais il faut éviter des lectures de l’Histoire du type : les ordres venaient de Washington. Il s’agissait d’une union par consentement mutuel, où se sont retrouvés mafia, propriétaires fonciers, partis conservateurs et facteurs géopolitiques. Quelques années plus tard, on a tout fait pour empêcher la coparticipation au pouvoir du Parti communiste, en ayant recours à des attentats massacres (de la Piazza Fontana en 1969 à la gare de Bologne en 1980) au cours desquels se sont rencontrés néo-fascistes, piduistes (loge maçonnique P2 de Licio Gelli), services secrets et où, dans certains cas, (attentat de Noël 1984) la mafia a joué un rôle judiciairement avéré.

Pour ce qui est des attentats plus récents (1992 et 1993), nous ne sommes pas parvenus à aller au-delà de la “coupole” mafieuse et la requête visant à constituer des commissions d’enquêtes parlementaires n’a pas abouti.



Question 3 :
Pouvez-vous nous parler de Pietro Grasso, nouveau procureur anti- mafia ? De sa fonction ? Sur quoi établit-il sa politique ? Sa nomination est récente, quels sont vos points de convergence et vos oppositions, s'il y a lieu ? Voyez-vous dans l'avenir des zones d'ombre ou des obstacles sérieux à sa politique ? Exerce-t-il une quelconque influence à l'échelle européenne, institutions gouvernementales, parlementaires, judiciaires, policières, renseignement ?


Umberto santino :

Pietro Grasso était juge-assesseur durant le maxiprocès de Palerme (1986-1987) et rédacteur du jugement de première instance. Il a ensuite été consultant pour la Commission antimafia, conseiller au ministère de la Justice lorsque Giovanni Falcone en assurait la direction, procureur adjoint près du Parquet national antimafia et procureur principal à Palerme. Certains magistrats lui ont reproché de ne pas poursuivre le travail du procureur Caselli sur le plan des rapports entre la mafia et la politique, mais il faut dire que les temps avaient changé, l’attention à l’égard du phénomène mafieux avait fléchi et le rôle de la magistrature, dans ce domaine, se limite aux affaires impliquant des délits. Je crois que, politiquement, on ne lutte plus contre la mafia depuis des années, le tout étant relégué à la magistrature.
Grasso est actuellement superprocureur national antimafia : les forces gouvernementales et de la majorité ont exclu Caselli par une loi ad personam concernant la limite d’âge ; chose honteuse et que j’ai dénoncée. Grasso n’a dit mot de cette exclusion et c’est lui qui a rejoint le Super Parquet. Les partis de droite ont évidemment préféré Grasso, lequel a déclaré, le jour suivant sa prise de fonction, que la lutte contre la mafia n’était plus au centre de l’attention, que le problème ne concernait pas uniquement la mafia militaire mais aussi la bourgeoisie mafieuse (expression que j’utilise dans mon analyse du système relationnel mafieux). Il a également clairement stipulé qu’il ne fallait pas, durant cette campagne électorale, proposer la candidature d’hommes mis en examen ou en procès, mais Forza Italia, et d’autres partis de centre droite, ont polémiqué sur ces déclarations. Il y a quelques jours, le Procureur Grasso a avoué que le thème de la mafia était absent et qu'il faudrait en parler pendant la campagne électorale et le Président de la Commission antimafia a déclaré, à propos de Forza Italia, qu’il s’agissait de “foutaises”. En somme, les droites croyaient que Grasso était un personnage sur lequel on pouvait compter, mais le procureur entend prouver qu’il est autonome et poursuit son propre chemin.
En tant que superprocureur, il a un certain pouvoir, mais doit tenir compte du cadre politique, et si des dispositions comme le mandat d’amener européen ou la convention des Nations Unies, ratifiée à Palerme en décembre 2000, existent au niveau européen ou international, elles sont restées sur le papier, le gouvernement Berlusconi ne les ayant pas signées.




Question 4:
Les moyens scientifiques des luttes civiles contre le crime organisé mafieux ont-ils augmenté? Quelles ont été les retombées du Forum Social anti-mafia et des campagnes citoyennes auprès des différentes villes du bassin méditerranéen ?


Umberto santino :

Sur le plan scientifique, il n’existe pas de programmes coordonnés de recherche. Nous agissons de manière autonome. Le Centre que j’ai fondé en 1977 est entièrement autofinancé, car la région sicilienne n’a pas de loi d’application générale et octroie l’argent public sur des critères de favoritisme. Il existe, en Sicile, d’autres centres d’études, financés par des fonds publics ; ils organisent des colloques et des débats mais n’effectuent pas de recherches. Les Universités ne font pratiquement rien : quelques études menées individuellement par certains professeurs et quelques séminaires, le plus souvent organisés par les étudiants.
Après les grandes manifestations qui ont suivi les attentats massacres de 92 et de 93, le rôle de la société civile s’est réduit à l’engagement d’une poignée de personnes. Les principales activités actuellement menées par les diverses associations de la société civiles sont les suivantes : le travail dans les écoles, la lutte antiracket et, dans une certaine limite, un usage social des biens confisqués. On parle, dans les écoles, de la légalité en règle générale ; l’antiracket n’existe qu'en Italie méridionale, alors que les extorsions et l’usure sont désormais répandus dans toute l’Italie ; au sujet des biens confisqués (encore trop peu), le gouvernement voulait instituer une loi qui fragilise, rende non définitive, la confiscation : nouveau coup porté à l’antimafia, et privilège pour la mafia.
Il existe en Italie, au niveau national, un réseau d’associations appelé Libera qui s’emploie à diverses initiatives. Les Forums antimafia et les campagnes impliquent un nombre limité de personnes et il n’y a pas, dans la zone méditerranéenne, de réelle conscience des phénomènes tels que le rôle des organisations criminelles dans l’immigration clandestine ou les trafics d’êtres humains. Il ne faut pas oublier qu’à l’intérieur du processus de mondialisation, nombreux sont les coins de la planète, zone méditerranéenne incluse, mais principalement sur les côtes africaines et dans les Balkans, où l’accumulation illégale est l’unique ressource face à l’exclusion sociale qui touche une grande partie de la population mondiale.
J’ai présenté, l’an dernier, au Forum de la Méditerranée de Barcelone, un rapport concernant ces thèmes mais l’attention demeure insuffisante. Au niveau européen, l’organisme ENCOD (The European Ngo Council on Drugs and Development) regroupe des organisations non gouvernementales mais n’a pas de fonds, et ne peut, de ce fait, rien entreprendre. L’un de nos livres sur le trafic de drogue, à destination des universités et des écoles secondaires supérieures, publié en 1993, en quatre langues (Dietro la droga, Derrière la Drogue, Behind Drugs, Detrás de la droga), grâce à un financement de la Communauté européenne, est aujourd’hui obsolète mais nous n’avons pas d’argent pour le republier. En France non plus, je ne crois pas que l’on fasse suffisamment. Une organisation qui effectuait un travail sérieux sur le trafic international des drogues, l’OGD (Observatoire Géopolitique des Drogues), dont le siège était à Paris et avec laquelle je collaborais, a dû cesser son activité par manque de financements.

[ Traduit de l’italien par Nathalie Bouyssès ]

Source:

Gepost door: Jacques | 12-08-08

Mafia: 'Le parti de la Démocratie-chrétienne italienne fut largement sollicité par la mafia'
'La mafia en Sicile représente un électorat important. Par une technique rôdée, elle force la population à voter pour certains partis, certaines personnes. Les politiciens, en échange de cette faveur, garantissent la protection de la mafia et de son commerce une fois au pouvoir. C’est ainsi que des pro-mafias, ou des mafieux même, accèdent à des rangs tels que celui de maire, préfet ou conseiller municipal. C’est surtout lorsqu’elle a affaire aux tribunaux que la mafia réclame son soutien aux hommes politiques. Aucune préférence en général n’est remarquée chez les mafieux en matière de partis excepté un anticommunisme fervent. Le parti de la Démocratie-chrétienne italienne fut largement sollicité par la mafia car elle occupa le pouvoir de 1947 à 1990 sans discontinue.'

Gepost door: jacques | 13-08-08

Senator Wouter Beke
Van: Wouter Beke <wbeke@senaat.cdenv.be>
Aan: werkgroepmorkhoven
Datum: 12 aug. 2008 08:23
Onderwerp: Re: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Beste,

Tot 23 augustus ben ik er even tussenuit en zal ik mijn e-mail niet regelmatig kunnen lezen. Na mijn terugkomst kan u rekenen op een snelle reply!

Voor dringende vragen kan u mijn medewerker Stijn Kuylen conatcteren op skuylen@senaat.cdenv.be of op 02/501 72 12
Ik probeer u zo spoedig mogelijk te antwoorden.

Vriendelijk bedankt en tot binnenkort!

Wouter Beke

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Front National
Van: Front National <fn@fn.be>
Aan: Jan Boeykens <werkgroepmorkhoven@gmail.com>
Cc: Front National - Secrétariat général <secretariat.general@fn.be>
Datum: 12 aug. 2008 21:38
Onderwerp: Re: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique


Cher Monsieur,

Nous avons bien reçu votre courriel, qui a retenu notre meilleure attention, et nous vous en remercions.

Nous restons bien entendu à votre entière disposition pour tous renseignements complémentaires.

Veuillez recevoir, Cher Monsieur, nos meilleures salutations.

Le Secrétariat général

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Membres du Parlement Van: Jan Boeykens
Aan: dlootens.bruparl.be, erlandpison.be, jos-van-assche, els.ampe.vldbrussel.be, jeanlucvanraes, rudivervoort, ydejonghe.parlbru.irisnet.be, bourgmestre.dewolf.etterbeek.be, destexhe.senate.be, wdraps.parlbru..be, caroline.persoons.fdf, schepmansf.pcf.be, sdelobkowicz, bmampakamankamba.parlbru.be, hdoyen.jette.be, andredubus.be, alain.daems.ecolo.be, j.degroote.be, degalan.compernol, jdecoster.misc.be, anne-marie.lizin, lizin.senate.be, annane.senate.be, anseeuw.senate.be, wouterbeke.be, sbouarfa.parlbru.be, bousakla.senate.be, moulia.mr.polgroups.senate.be, christian.brotcorne, buysse.senate.be, ceder.senate.be, cheffert.be, pierre.chevalier, collas.bernard, hugo.coveliers.be, creyelman.senate.be, cornil.senate.be, debethune.senate.be, crombe.senate.be, jmdedecker.com, christinedefraigne.be, delacroix.senate.be, delperee, jacinta.deroeck, derbaki, deschamphelaere.senate.be, detraux.senate.be, detserclaes.senate.be, josy.dubie.ecolo.be, isabelle.durant.ecolo.be, forum.nord.sud, pgaland.senate.be, c.geerts, cgeerts.vub.ac.be
Datum: 12 aug. 2008 08:22
Onderwerp: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Couverture judiciaire de la pédocriminalité - Les parquets de Turnhout et d'Anvers étouffaient non seulement le réseau pédocriminel de
Zandvoort...


Ce n'est que trois semaines après le début de l'instruction, qu'une perquisition fut exécutée au siège de l'intercommunale CIPAL (Centre Informatique de la province d'Anvers et du Limbourg) à Geel.
Les personnes visées ont eu le temps d'effacer les traces. Walter Hartman, l'homme qui a dévoilé les faits: « C'est une scène de "Matroesjka's" », une série à la chaîne commerciale VTM sur la traite de femmes. Miel Charlier, ex-chef du service achats de l'intercommunale CIPAL, déclarait à la justice qu'il avait été, lors d'un voyage en Moldavie, abordé par quelqu'un qui lui offrait de lui livrer des prostituées au prix de € 2.000 par femme. Ses deux complices ont proposé d'ouvrir un bar avec un service escort. L'un d'eux était prêt à le faire gratuitement. « Son avantage était qu'il pouvait se servir des femmes ».

Traite de femmes moldaves.

Au plus tard la semaine prochaine le parquet de Turnhout décidera d'aller en appel contre l'acquittement pour fautes de procédure des trois soi-disant trafiquants de femmes qui, à partir de l'intercommunale CIPAL, voulaient instaurer un réseau de trafic de prostitués moldaves. L'instruction dans ce dossier fut sérieusement gâchée, selon une investigation du journal De Morgen.

En 2003 Kamiel 'Miel' Charlier, l'ancien chef du service achats de l'intercommunale campine CIPAL, a, ensemble avec quelques collègues, essayé de mettre sur pied un commerce de femmes moldaves. Celles-ci seraient mises au travail comme prostituées de haut niveau, avec des ministres et politiciens comme clientèle.
Charlier a reçu de son contact en Moldavie les photos de 22 femmes. Il en a choisi trois, et a payé un acompte.
Mais avant que la « marchandise » ne soit livrée, une bagarre a éclatée. Walter Hartman, un collègue du CIPAL, avait découvert sur l'ordinateur de Charlier des e-mails assez étranges. Il a imprimé ces mails et les a fournis au parquet de Turnhout qui, après une hésitation, a commencé une investigation. Le résultat fut surprenant : la semaine passée le tribunal correctionnel de Turnhout a acquitté les trois soi-disant trafiquants de femmes pour « fautes de procédure »
(DM 28/9). La raison: les droits de la défense ont été violés car les pièces à conviction (les e-mails de Charlier) ont été obtenus « illégitimement ».

« La criminalité triomphe », est la réaction de Hartman sur le
verdict. « Si en Belgique on accuse quelqu'un pour des faits douteux, on est soi-même dupé. ».

La politique plane comme une ombre orageuse au-dessus de ce dossier.
CIPAL, qui livre des services informatiques à des autorités locales, est un bastion notoire du CD&V (Parti Chrétienne), et Charlier fut un protégé de la direction de CIPAL dominée par le CD&V. Le coinculpé Filip De Graeve, qui a aussi travaillé un certain temps pour CIPAL, était directeur du département « e-gouvernement » ( gouvernement informatique) auprès de
la Communauté Flamande et un collaborateur direct du ministre président d'alors, Patrick Dewael (Open VLD). Le troisième inculpé était Marc Vandervelden, un patron de café avec de bonnes connexions dans le milieu de la prostitution et un partenaire d'affaires du président de la section locale du CD&V à Halle.
Cela explique peut-être pourquoi au début le parquet de Turnhout a hésité. En outre, la lettre anonyme de Hartman (lui-même actif dans la politique locale du Open VLD à Olen) est arrivée dans les mains d'un « procureur de garde qui est en bonnes relations avec la direction du CIPAL », magistrat qui a immédiatement informé ses amis de ces charges
explosives.
Selon le parquet, l'affaire n'a débuté que le 27 mars 2003, après une plainte de Hans Schoofs, alors membre du conseil provincial et commissaire chez CIPAL, et maintenant membre du parlement flamand pour l'Open VLD. Schoofs avait, lui aussi, reçu des lettres anonymes de Hartman avec des indications au sujet d'une magouille financière et la
traite de femmes par des employés de CIPAL. Les avocats des accusés prétendaient cependant que l'instruction avait déjà débuté le 8 mars 2003, quand la première lettre anonyme tombait dans la boîte aux lettres du procureur de Turnhout. Selon eux, les pièces à conviction ont pendant trois semaines traînées au parquet avant d'être inclus dans le dossier. Le tribunal était au courant du dossier de Hartman,
mais a gardé le silence. « Cette incomplétude viole les droits de la défense » était l'opinion du tribunal. « L'instruction est de ce fait nul ».
Pourtant, la rédaction a découvert d'étranges choses qui se sont passé dans les semaines entre le 8 et le 27 mars. Même avant que la justice ne soit officiellement en action, il semble que les protecteurs politiques des inculpés étaient déjà mis au courant. Le premier qui fut alarmé était Ludo Helsen, éléphant local du CD&V, député provincial, ex-président et administrateur secrétaire de CIPAL. Le 13 mars, à 23h30, il a téléphoné à Arthur Philips, directeur général de CIPAL, en disant que Miel Charlier était présumé impliqué dans une
affaire de traite de femmes.
Le lendemain matin, Charlier, qui fut appelé chez Philips, déclarait, la main sur le coeur, qu'il n'avait rien à faire avec des pratiques illégales. Dans une déclaration écrite, Charlier confirmait « être surpris qu'une grande société comme CIPAL avait dans ses rangs quelques collaborateurs si minables qu'ils interceptent des e-mails personnels et les interprètent de façon telle qu'ils peuvent défavoriser leurs collègues. Je vous déclare en outre sur mon honneur que jamais je n'ai fait entrer une personne illégalement en Belgique.
J'espère que vous me jugez sur mon travail et mes prestations, et pas sur base de ragots illégitimes. »
Philips et le conseil d'administration l'ont cru sur parole. Le même
jour, Charlier, de qui le contrat d'essai était terminé, reçut un
contrat de travail avec durée indéterminée. Également le même jour, le « mail server » de CIPAL fut arrêté et les données épurées.

Le 24 mars, Jan Kerremans, chef de cabinet du ministre-président d'alors Dewael, prit contact avec Eric Stroobants (CD&V), le patron de l'administration flamande. Il l'informe que Filip De Graeve, un de ses employés, pourrait être concerné dans la traite de femmes. « Au début, Kerremans voulait m'ordonner d' interroger De Graeve » déclarait
Stroobants au tribunal. « Je ne pouvais être d'accord avec cela, et j'ai dit à Jan qu'à la fin ce n'était pas ma tâche mais celle des instances judiciaires. C'est la raison pourquoi j'ai moi-même, en fonction de mon grade, pris contact par téléphone avec mme Christine Dekkers, procureur général à Anvers. »
De Graeve a ajouté plus tard « que bien avant le contrôle au CIPAL il était informé par son chef, le ministre président Dewael, qu'une investigation était en cours contre lui au sujet de traite d'êtres humains. Dewael aurait été informé directement par le procureur général Dekkers. »

Quand enfin les enquêteurs de la police fédérale ont exécuté le 27 mars une perquisition au CIPAL, les personnes visées avaient eu pleinement le temps d'effacer les traces, de faire disparaître du matériel préjudiciable, Où d'exécuter des virements à effet rétroactif pour cacher des malversations. Le chef de l'Office Central pour la Répression de la Corruption a appris plus tard « que le CIPAL avait été averti d'une descente par la police ».
Les preuves contre Miel Charlier étaient tellement écrasantes qu'il n'y avait d'autres solutions pour lui que d'avouer. Il déclarait à la justice que, lors d'un de ses voyages en Moldavie, il était abordé par un nommé Vladimir Saca qui lui proposait la livraison de prostituées en Belgique contre € 2.000 à € 3.000 par femme. « Parce que j'avais à
ce moment des problèmes financiers, j'étais intéressé par cette proposition » avouait Charlier. « À ce moment-là, je ne savais pas du tout comment j'allais l'organiser en Belgique. J'ai parlé à De Graeve de cette proposition. De Graeve est bien fourni en testostérone et est plus intéressé par les femmes elles-mêmes, que par ce qu'elles pourraient rapporter. Nous ferions travailler les femmes pour nous.
J'ai entendu parler De Graeve au sujet d'une de ses connaissances, Marc Vandervelden. Lui pourrait faire travailler les femmes dans la prostitution. Il ouvrirait avec un associé un bar et un service escort dans la région d'Alost Où de Ninove. Je gagnerai € 500 par mois et par femme. De Graeve n'avait pas besoin d'argent. Son avantage était qu'il
pouvait se faire payer en nature par les femmes. »
Dans un message e-mail à Saca, Charlier écrivait : « Un de mes amis me demande quelque chose de spécial : il veut venir à Chisinau en Moldavie. Il demande si vous pouvez quelque chose avec un très jeune.
Je sais que c'est morbide, mais il veut payer beaucoup d'argent. Il demande entre 8 et 12 et est prêt à payer mille par nuit. Es-ce que vous pouvez régler ceci ? »
Confronté avec le message, Charlier réagissait selon les
investigateurs comme suite : « Il devient tout blanc, ne sait pas quoi dire, devient fâché, s'énerve et bégaye qu'on a essayé de le faire avoir. Il est convaincu que quelqu'un a envoyé ce message à partir de son ordinateur. Même quand nous lui faisons la remarque que le reste
du message correspond avec son histoire, il continue à dire qu'on essaye de lui jouer un mauvais tour, qu'il ne connaît aucun pédophile, qu'il jure sur la tête de ses enfants qu'il ne l'a pas écrit et qu'il aurait immédiatement dénoncé à nos services celui de qui il savait qu'il s'occupait avec des choses pareilles. »
La position de Miel Charlier semblait intenable. Le 31 mars 2003, il fut licencié sans préavis pour implication possible dans des activités criminelles. En juillet 2003, et paraît-il sur demande expresse du président du VLD Bart Somers, ce fut au tour de De Graeve d'être renvoyé par la ministre VLD Patricia Ceysens, qui juste avant avait reçu la tutelle du e-gouvernement. Selon De Tijd « la décision se justifie par une performance moindre du site web l'autorité flamande
tel qu'il a été remanié. Ceysens et De Graeve auraient aussi une opinion divergente sur la suite du projet e-gouvernement ».
Le 24 octobre 2003, celui qui avait sonné l'alarme, Hartman, fut licencié sans préavis par le CIPAL. Cela n'avait soi-disant rien à voir avec l'instruction au sujet de la traite de femmes, mais avec le fait qu'il avait enfreint les règles sur l'utilisation du registre national. Dans une de ses lettres anonymes, il y avait des informations provenant du registre national, un fait au sujet duquel un enquêteur avait, avec bienveillance, attiré l'attention du directeur général Philips, lors de son interrogatoire. Ce dernier a gracieusement fait usage de la suggestion. « Vous attirez mon attention sur le fait que dans les annexes sont mentionnées les 'informations légales' » déclarait Philips, « informations qui vraisemblablement ont été collectionnées à l'aide du registre national
et au sujet duquel vous estimez que cela ne pourrait se faire. Je partage complètement votre avis. Seulement une dizaine de membres du personnel ont, en fonction des projets, accès au registre national.
L'information ainsi collectée ne peut cependant être utilisé que pour ce projet. Celui qui a reproduit ici les données personnelles a clairement fait une faute. Si c'est une personne de CIPAL, alors une sanction sera prise. »
Par après, le licenciement de Hartman fut annulé par le ministre flamand d'époque Paul Van Grimbergen pour manque de motivation, mais CIPAL a décidé de ne pas en tenir compte. Une plainte pénale de CIPAL contre Hartman pour violation de l'usage du registre national et de la
loi sur la vie privée a entre-temps été classée sans suite. L'homme essaye en ce moment de se défendre devant la Cour d'État.

La criminalité triomphe. Si en Belgique on accuse quelqu'un pour des
faits douteux, on se fait duper soi-même.

Georges Timmerman
De Morgen, 6.10.2007

- http://www.zoegenot.be/CD-roms-pedocriminels-Onkelinx.html
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Ministre+Onkelinx+Zandvoort&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.google.fr/search?hl=fr&q=affaire+zandvoort&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Gina+Bernaer+Pardaens&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&pwst=1&sa=X&oi=spell&resnum=0&ct=result&cd=1&q=Gerrit+Ulrich+Zandvoort&spell=1
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Jacobs+zicot+turnhout&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.janettseemann.info/ - 1.8.2008: suspended, suspendu
- http://www.lepeededamocles.info/ - 1.8.2008: suspended, suspendu
- http://www.droitfondamental.eu/
- http://www.juliemelissa.be/
- http://www.comites-blancs.be/plan.php3

Photos:
- Tony Van Parys, Sénateur de la Commission de la Justice (CD&V), qui a transmit les cd-roms de Zandvoort du Roi belge au procureur-général Christine Dekkers d'Anvers. Il y a quelques temps que le Werkgroep Morkhoven a découvert que les cd-roms ont été disparus sur le tribunal d'Anvers. Le Conseil Supérieur de la Justice à confirmé cette disparition. Le ministre de la justice belge Jo Vandeurzen (CD&V) et
le Roi belge ont été informé de cette disparition mais ils se taisent et ils préfèrent de meutrier Marcel Vervloesem, l'enquêteur du Werkgroep Morkhoven...
- Le 1 janvier 2005, il y a exactement 25 ans, CIPAL prenait son démarrage. Plus d'un quart de siècle, l'amélioration de l'informatique auprès des administrations locales lui est une préoccupation quotidienne. Cet anniversaire était célébré d'une manière très spéciale.
Dans son discours, le ministre-président flamand Yves Leterme (CD&V) louait les efforts de CIPAL avec l'implementation de l' e-gouvernement auprès des administrations locales.

http://verdwijningen.skynetblogs.be/

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Senateurs: Les rapports entre la mafia et la politique
Date: Tue, 12 Aug 2008 08:26:43
From: Jan Boeykens
To: ankevandermeersch.be, vanhauthem.senate.be, patrik.vankrunkelsven.be, vanlerberghe.senate.be, andre.vannieuwkerke.vlaamsparlement.be, karim.vanovermeire.vlaamsparlement.be,
marc.vanpeel.stad.antwerpen.be, verreycken.senate.be,
willems.senate.be, paulwille, ozrihen,
pmoureaux.molenbeek.be, stafnimmegeers,
noreilde.senate.be, nyssens.senate.be, luc.paque, fatma.pehlivan2, francois.roelantsduvivier.be, etienne.schouppe, jansteverlynck.be, fauzaya.talhaoui.meerspirit.be,
ethijs.cdenv.be, annemie.van.de.casteele,
hvandenberghe.senaat.cdenv.be, luc.vandenbrande.vlaamsparlement.be,
burgemeester.sint-truiden.be, jeanmarie.happart,
margriet.hermans.vlaamsparlement.be, jean.francois.istasse,
istasse, nele.jansegers, kapompole.senate.be, florkoninckx,
laloy.senate.be, wegwijs, leduc.senate.be, nel.vivant.org, lijnen.senate.be, phm.swing.be, philippe-mahoux.be,
bart.martens.spa-spirit.be
Subject: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Les rapports entre la mafia et la politique: Media
Van: Jan Boeykens
Aan: sarahvzw, terzake.canvas.be, thekingofbeggarsandflees, tvjournaal.vrt.be, vlugt.tros.nl, voordedag.vrt.be, wit.comite, nachtergaeleruf, nieuws.vtm.be, nmaes.europarl.eu.int, openvenster.humo, radionieuws.vrt.be, redactie.hln.persgroep.be, redactie.antwerpen1.be, redactie.antwerpenapart.be, redactie.belga.be, redactie.gazetvanturnhout.be, redactie.rtv.be, redactie.vt4.be, redactieantwerpen.radio2.be, justitiehuis.mechelen.just.fgov.be, justitiehuis.leuven.just.fgov.be, justitiehuis.ieper.just.fgov.be, justitiehuis.oudenaarde.just.fgov.be, justitiehuis.brussel.just.fgov.be, knack@knack.be, koen.bultinck.dekamer.be, kpitteur.woestijnvis.be, kristien.bonneure.vrt.be, leonamaes, luc.aerts.vrt.be, marc.mertens.tijd.com, mieke.van.dessel.tv-brussel.be
Datum: 12 aug. 2008 07:15
Onderwerp: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Les rapports entre la mafia et la politique
Van: Jan Boeykens werkgroepmorkhoven
Aan: patricia.vandersmissen, redaction.nouvelobs.com, redaction.rtl.be, claude.eerdekens.lachambre.be, dmorelli.liguedh.be, hme.rtbf.be, ibz.fgov.be, carine.tkint, olivier.de.clippele, vincent.decroly, controverse.rll.be, paperrouty.liguedh.be, grybinski.tf1.fr, redaction.lactualite.com, carine.tkint, josee.lejeune.lachambre.be, michel.bouffiaux, cjlnath, bvolken.tf1.fr, josy.arens.lachambre.be, comiteri.be, lemonde2.fr, lib.redaction, humanite.presse.fr, n.depotter, europol.eu.int, pina.arnieri, gerard.gobert.lachambre.be, francois.dufour.lachambre.be, jean-pol.henry.lachambre.be, redliege.lameuse.sudpresse.be, anne.barzin.lachambre.be, arensgilberte, daniel.bacquelaine.lachambre.be, age.rtbf.be, eric.massin.lachambre.be, baloubouquillon, etoile.m.fr, jm.arnould.avocat, dignite.org, alain.mathot.lachambre.be, eric.libert.lachambre.be, jean.pierre.malmendier.lachambre.be, leclea.be, david.lavaux.lachambre.be, giorgio.gagliardi34.it, daniel.feret.lachambre.be, mp.mathieu, llb.gazettedeliege, panthere, annemarieruizgomez, dh.courrier, dh.redaction, children.interpol.int, dbanse.de, dirk.banse.axelpringer.de, segreteria.it
Datum: 12 aug. 2008 07:24
Onderwerp: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Ligue des droits de l'Homme
Van: dmorelli@liguedh.be
Aan: werkgroepmorkhoven@gmail.com
Datum: 12 aug. 2008 07:24
Onderwerp: Auto: Re: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique


Je serai absent de la Ligue des droits de l'Homme jusqu'au 25 août.

En cas d'urgence, jusqu'au 14 août, merci de contacter le secrétariat - ldh@liguedh.be

Du 18 au 25 août, et toujours en cas d'urgence, merci de contacter Dominique Rozenberg - drozenberg@liguedh.be.

Au plaisir de vous lire, de vous entendre ou de vous revoir.

David Morelli
Chargé de Communication LDH

Gepost door: Morkhoven | 13-08-08

Députée Clotilde Nyssens
Van: Clotilde Nyssens
Aan: Jan Boeykens
Datum: 14 aug. 2008 09:50
Onderwerp: Re: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Le secrétariat de la Députée Clotilde Nyssens sera absent du 25 juillet 2008 au 22 août 2008 inclus. Pour les urgences, veuillez prendre directement contact avec la Députée.

Très cordialement,


Farah ISMAÏLI
Collaboratrice de Clotilde Nyssens, députée fédérale cdH
Tél : + 32 (0) 2/549 89 63
Fax : + 32 (0) 2/549 87 96
Email : fismaili@groupe.lecdh.be
Maison des Parlementaires (bureau 1236)
Rue de Louvain, 21
1009 Bruxelles

Gepost door: Jan Boeykens | 14-08-08

Vacantie-mededelingen Van: Dejonghe, Marijke vrm.vlaanderen.be
Aan: Jan Boeykens
Datum: 12 aug. 2008 07:05
Onderwerp: Belgique : Les rapports entre la mafia et la politique

Beste,

Ik ben afwezig t.e.m. 31 augustus 2008.

Gelieve voor dringende zaken contact op te nemen met Ingmar Bernaers (ingmar.bernaers@vrm.vlaanderen.be) of Francis Soulliaert (francis.soulliaert@vrm.vlaanderen.be)

Met vriendelijke groeten,

Marijke Dejonghe

-------------------------------

Van: Sven.Gatz@vlaamsparlement.be
Aan: werkgroepmorkhoven
Datum: 12 aug. 2008 07:05
Onderwerp: Sven Gatz is met vakantie

Ik ben met vakantie en op 1 september weer bereikbaar per e-mail. In dringende gevallen ben ik enkel via mijn gsm te bereiken of via filip.michiels@vlaamsparlement.be.

-------------------------------

Van: Martine Raets <mraets@vanhengel.irisnet.be>
Aan: Jan Boeykens
Datum: 12 aug. 2008 07:07
Onderwerp: Out of Office AutoReply: Belgique : Les rapports entre la mafia et la politique

Ik ben afwezig van 11 tot en met 25 augustus. Je suis absente du 11/8 au 25/8.

-------------------------------

Op 12-08-08 heeft bart@tommelein.be het volgende geschreven:

Ik ben met vakantie tot dinsdag 26 augustus. Na deze datum zal ik u zo spoedig mogelijk beantwoorden.

Bart

-------------------------------

Van: antwerps.pershuis@telenet.be
Aan: werkgroepmorkhoven
Datum: 12 Aug 2008 05:10:47 -0000
Onderwerp: [Auto-Respons] Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

ik ben met vakantie tot 18 augustus voor dringende zaken kunt u zich wenden tot jean-pierre.bodson@ipvlaanderen.be

-------------------------------

Van: Gunter Mens <guntermens@rtv.be>
Aan: Jan Boeykens
Datum: 12 aug. 2008 07:15
Onderwerp: Autoreply to Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Geachte,

Bedankt voor Uw email, maar ik ben tot en met 17 augustus niet op kantoor of per e-mail te bereiken.
U kan wel een mail sturen naar redaktie@rtv.be

Groeten,
Gunter Mens

-------------------------------

Van: Nancy Schuermans <nancyschuermans@rtv.be>
Aan: Jan Boeykens
Datum: 12 aug. 2008 07:15
Onderwerp: Autoreply to Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Beste,

ik ben met vakantie tot en met 17 augustus. Voor dringende zaken kan u terecht bij RTV op 014/59.15.25.

Met vriendelijke groeten,

Nancy Schuermans

--------------------------------

Gepost door: Jan Boeykens | 14-08-08

Député(e)s - La Chambre ...
Van: Jan Boeykens
Aan: alain.mathot.lachambre.be, andre.frederic.lachambre.be, benoit.dreze@lachambre.be, camille.dieu.lachambre.be, claudia.neves.econophone.ch, corinne.depermentier.lachambre.be, daniel.ducarme.lachambre.be, david.lavaux.lachambre.be, denis.ducarme.lachambre.be, eric.libert.lachambre.be, eric.massin.lachambre.be, francois.dedonnea.lachambre.be, herve.hasquin.lachambre.be, cerexhe.irisnet.be, dupuis.irisnet.be, picque.irisnet.be, jacqueline.galant.lachambre.be, jean.pierre.malmendier.lachambre.be, jean-claude.maene.lachambre.be, jean-marc.delizee.lachambre.be, josee.lejeune.lachambre.be, karine.lalieux.lachambre.be, mariechristine.marghem.lachambre.be, olivier.maingain.lachambre.be
Datum: 12 aug. 2008 08:50
Onderwerp: Belgique: Les rapports entre la mafia et la politique

Gepost door: Jan Boeykens | 14-08-08

La criminalité triomphe !
Van: Jan Boeykens
Aan: marc.mertens.tijd.com, mieke.van.dessel.tv-brussel.be, sbouarfa.parlbru.be, yves.buysse, debethune.senate.be, delperee, destexhe.be, josy.dubie.ecolo.be, kapompole.senate.be, guy.swennen, patrik.vankrunkelsven.be
Datum: 12 aug. 2008 06:29
Onderwerp: La criminalité triomphe !

Gepost door: Jan Boeykens | 14-08-08

La criminalité triomphe !
Van: Jan Boeykens
Aan: guy.swennen, vankrunkelsven.be, crombe.senate.be, s.themont, christophe-collignon.be, alaincourtois, hugo.coveliers.be, christinedefraigne.be, lambert.senate.be, geert.lambert, phm.swing.be, philippe-mahoux.be, carine.russo.ecolo.be, senaat.helgastevens.be, dirkdb.mt, martine.taelman, mr.hvandenberghe, hvandenberghe.senaat.cdenv.be, pvdd2206, ankevandermeersch.be, tony.van.parys, vanparys.senate.be, sbouarfa.parlbru..be, yves.buysse, jurgen.ceder, dirkclaes.be, collas.bernard, jose.daras.ecolo.be, debethunes.senate.be, delperee, destexhe.be, josy.dubie.ecolo.be, kapompole.senate.be, nahima.lanjri.stad.antwerpen.be, nahimalanjri.senaat.cdenv.be, philippe.monfils, pmoureaux, jean-paul.jpprocureur.be, f.roelantsduvivier, schelfhout.senate.be, joris.vanhauthem.vlaamsbelang.org, elke.tindemans, vanlerberghe.senate.be, andre.vannieuwkerke.vlaamsparlement.be, senator.marcverwilghen.be, paulwille
Datum: 12 aug. 2008 06:41
Onderwerp: La criminalité triomphe !

Gepost door: Jan Boeykens | 14-08-08

La criminalité triomphe !
Van: Jan Boeykens
Aan: ivo.bollen.ocmwgeel.be, jos.sannen.geel.be, ria.caers.geel.be, dirk.lievens.geel.be, tom.vervoort.geel.be, gustaaf.aerts.geel.be, luc.vanlaer, bieke_geenen, janverhaert.be, mivang, bert_cuyvers, rony.van.hemelen.geel.be, iris.cerstiaens, ans.vandoninck, maria.puts, benvanlooveren, de.schutter-beke, sabine.voets, ludohelsen1970, g.smaers.schuermans-law.be, magda.vanopstal.geel.be, rudy.belmans, rosemarie.vandenbergh, ann.ves, jan.vranckx.geel.be, christel.jackers.vlaamsparlement.be, nadine.laeremans.geel.be, grietverhesen, frans.peeters.geel.be, brigitte.kempen.geel.be, cindy.haeck, mark.engelen, jan.cruysberghs..be
Datum: 12 aug. 2008 06:37
Onderwerp: La criminalité triomphe !

Gepost door: Jan Boeykens | 14-08-08

Filières de la honte
Vendredi 2 mars 2007
Prostitution, Enquête exclusive, Bernard de la Villardière


Bernard de la Villardière présente un nouveau document inédit pour Enquête exclusive sur M6 consacré à la thématique :”La prostitution, les filières de la honte “ le dimanche 18 mars à 23h.

Synopsis : Elles sont jeunes, belles. On les appelle les « Natacha ». Ces jeunes femmes venues d’Europe de l’Est se retrouvent prostituées dans toute l’Europe de l’Ouest. Pour l’essentiel ce sont des « filles de l’Est » venues se livrer à la prostitution clandestine, volontairement parce qu’elles cherchent de quoi subvenir aux besoins de leur famille ou forcées par des proxénètes. L’une des plaques tournantes de ce trafic c’est la Turquie. Ce pays est devenu le premier marché de femmes des pays de l’Est : Moldaves et Ukrainiennes en majorité. Volontaires pour un travail de serveuse ou de danseuse, leur passeport a été confisqué par leur «patron » dès leur arrivée. Elles sont emprisonnées dans un hôtel minable. Sans argent, souvent battues et violées, toujours menacées elle sont forcées de satisfaire plus d’une dizaine de clients chaque jour. Chaque année, la « traite d’êtres humains » fait de 120 000 à 500 000 victimes, selon les estimations du Conseil de l’Europe. Ce trafic rapporte 32 milliards de dollars par an.
Pour « Enquête Exclusive », Eric Lehnisch et Eric Nappi ont remonté les filières de ces trafics de femmes en Allemagne, en Turquie et en Moldavie. A Chisinau, la capitale de la Moldavie, l’un des pays les plus pauvres de l’ex-Bloc soviétique, de nombreuses jeunes femmes, parfois même mineures, disparaissent chaque année. Officiellement, elles sont parties en Turquie avec un visa de touriste et des promesses d’embauche… Carmen est l’une d’entre elle. Elle vient de rentrer chez elle, bouleversée à jamais après de longs mois en captivité aux mains d’un proxénète. Elle a retrouvé la liberté mais elle a été échangée contre sa soeur Natalia, par le trafiquant qui l’exploitait. Carmen a décidé de retourner en Turquie pour libérer Natalia. Notre équipe a choisi de l’accompagner en caméra cachée. Au terme de plusieurs semaines d’enquête, nous arrivons à Kusadasi, jolie station balnéaire turque . Nous allons découvrir les réseaux de proxénètes turcs et moldaves. Dans les hôtels, la passe coûte 45 euros de l’heure et les femmes acceptent le sexe sans préservatif pour 8 euros de plus. Moyennant 1800 euros on peut s’offrir une vierge. Nous apprenons alors que Natalia est enceinte, sa santé peut être menacée. Nous identifions son souteneur et deux de ses compagnes d’infortune, moldaves elles aussi, qui acceptent de nous parler secrètement. Ces filles rapportent de 7 000 à 10 000 euros chaque mois en moyenne aux trafiquants … Natalia finira par leur échapper ….

-------


« L’Europe doit réagir »

Marie Vaton

Le Nouvel Observateur. - Faire venir des prostituées avec un visa d’« artiste de cabaret» est-il spécifique à Chypre?

Malka Marcovich. - Non, c’est malheureusement fréquent. Cette façon de procéder existe aussi ailleurs, au Canada par exemple. Ce qui est particulier à Chypre, c’est sa situation géographique qui en fait une plaque tournante majeure pour la traite de femmes des pays de l’Est vers les pays du Moyen-Orient, via la Turquie. Chypre est un haut lieu du tourisme sexuel pour de nombreux hommes d’affaires turcs. L’Etat chypriote n’est pas prêt d’y mettre un terme car cela lui rapporte gros.

N. O. - N’existe-t-il pas de lois européennes pour empêcher ce trafic?

M. Marcovich. - Tant qu’il y aura des pays dans lesquels l’industrie du sexe est légale, comme en Allemagne ou aux Pays-Bas, l’Union européenne ne pourra pas statuer sur une définition claire et harmonisée de la traite des femmes ni définir de normes suffisamment efficaces pour lutter contre la prostitution.

N. O. - Quelles mesures prendre pour mettre fin à cette situation?

M. Marcovich. - Rendre illégale l’industrie du sexe sous toutes ses formes, pénaliser le tourisme sexuel et la demande. De telles mesures existent dans de nombreux traités internationaux, notamment la Convention du 2 décembre 1949, qui reconnaît le lien entre traite et prostitution, ou le Protocole de Palerme de 2000, qui punit la criminalité organisée et demande aux Etats de décourager la demande.


Malka Marcovich, Directrice pour l’Europe de la Coalition contre la Traite des Femmes (CATW).


Source:

Gepost door: Jacques | 15-08-08

Assemblée parlementaire
Doc. 9795
25 avril 2003

Migrations liées à la traite des femmes et à la prostitution

Rapport - Commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes

Rapporteur: Mme Zwerver, Pays-Bas, SOC

Introduction

1. La migration liée à la traite des femmes et à la prostitution des migrants de l’Europe de l’Est vers l’Ouest a pris de l’ampleur après la chute du mur de Berlin suite à deux phénomènes : « l’ouverture » des frontières dans les pays de l’Europe de l’Est et l’apauvrissement des ex-pays communistes, qui ont eu des conséquences directes sur la situation des femmes dans ces pays. Avant la chute du mur de Berlin la principale source de la traite provenait de l’Asie du sud-est et d’Amérique latine.

2. Une autre caractéristique de l’après 1989 dans les pays de l’Est est celle de l’augmentation de la criminalité organisée. Profitant de l’image « attirante » des pays occidentaux, beaucoup d’organisations criminelles se sont lancées dans le commerce de « l’exportation » des femmes pour les faire travailler dans des secteurs où l’accès aux réseaux d’information et d’accompagnement social sont limités. La Commission européenne estime à 120 000 le chiffre annuel de femmes et d’enfants, victimes de la traite d’êtres humains en Europe occidentale.

3. Les jeunes filles ont été ainsi attirées par les possibilités de travailler à l’étranger comme danseuses, hôtesses de bar, jeunes filles au pair, et se retrouvent vendues et endettées sur les trottoirs d’un pays inconnu. Toutefois certaines d’entre elles savent qu’elles auront à se prostituer mais n’ont aucune idée de la violence qui les attend et n’ont pas vraiment connaissance des conditions de travail.

4. Ce phénomène a pris une ampleur dramatique en Europe et dans le reste du monde si bien que beaucoup d’organisations européennes ont commencé à soulever la question de la lutte contre ce commerce illégal qui, en termes de profit, occupe le troisième rang derrière le trafic de la drogue et celui des armes,.

5. La Commission sur l’égalité des chances pour les femmes et les hommes a tenu, les 14 et 15 novembre 2002 à La Haye, un colloque sur les migrations liées à la traite des femmes et à la prostitution. Les participants ont examiné la situation en la matière dans plusieurs régions d’Europe. Les représentants de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) ont fait part de leur expérience, concernant l’élaboration de stratégies mondiales de lutte contre les migrations liées au trafic d’êtres humains et de leur mise en oeuvre sur le terrain. Le colloque a également permis d’étudier dans le détail l’exemple néerlandais de légalisation de la prostitution et l’impact de ses implications sur la situation des prostituées en situation légale et illégale ainsi que des victimes de la traite. Les participants ont discuté avec les membres de la Fondation "de Rode Draad", qui vise essentiellement à aider les travailleuses du sexe confrontées à des difficultés dans l’exercice de leur profession, en leur offrant une assistance juridique et un abri et en les informant sur les conditions de travail. La Commission a également visité le centre d’information sur la prostitution d’Amsterdam. Ce Centre fournit à tous les visiteurs des renseignements sur l’évolution de la prostitution dans cette ville. Il diffuse également des informations sur les principaux droits, les conditions de travail et la sécurité des travailleuses du sexe. Une liste de recommandations a été élaborée à la fin du colloque (cf. annexe au présent rapport).

6. Le but du rapport est d’attirer encore une fois l’attention sur la gravité du phénomène de la migration liée à la traite des femmes et à la prostitution. Même s’il n’existe pas de données statistiques fiables concernant ce phénomène, il est possible d’établir un « schéma » de flux de ce type de migration. On peut distinguer trois types de pays – pays d’origine, de transit et de destination. Quelques pays, comme la Pologne, sont à la fois pays d’origine, de transit et de destination. Les pays membres du Conseil de l’Europe regroupent tous les trois types de pays. C’est pourquoi, il s’avère nécessaire de prendre de mesures spécifiques pour chaque groupe d’Etats.

7. Plusieurs organisations ont donné des définitions du terme traite des femmes, comme l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Europol, la Commission européenne etc. Suite à ces nombreuses initiatives visant à combattre ce phénomène, les organes du Conseil de l’Europe ont également donné une définition de ce terme.

8. Dans sa Recommandation 1325 (1997), l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe définit la traite des femmes et la prostitution forcée comme tout transfert légal ou illégal de femmes et/ou le commerce de celles-ci, avec ou sans leur consentement initial, en vue d’un profit économique, dans l’intention de les contraindre ensuite à la prostitution, au mariage ou à d’autres formes d’exploitation sexuelle forcée. Le recours à la force, qui peut être physique, sexuelle et/ou psychologique, comprend l’intimidation, le viol, l’abus de l’autorité ou la mise en situation de dépendance.

9. La Recommandation Rec(2000)11 adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe le 19 mai 2000 définit la notion de traite d’êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle comme « le recrutement par une ou plusieurs personnes physiques ou morales/ou l’organisation d’exploitation du transport ou de la migration - légale ou illégale – de personnes, même consentantes, en vue de leur exploitation sexuelle, le cas échéant par une forme quelconque de contrainte et en particulier la violence et les menaces, l’abus de confiance, l’abus de l’autorité ou l’abus d’une situation vulnérable. »

10. Toutefois, c’est à l’article 3 du protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, instrument qui complète la convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée (CTO) (Palerme 2000) que figure la définition internationale de la traite des êtres humains, à savoir: «le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil de personnes par la menace ou le retour à la force, ou à d’autres formes de contrainte, par enlèvement, fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation. L’exploitation comprend, au minimum, l’exploitation de la prostitution d’autrui ou d’autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les services forcés, l’esclavage ou les pratiques analogues à l’esclavage, la servitude ou le prélèvement d’organes».

11. S’agissant de la définition de la traite des êtres humains, il importe d’établir une distinction entre «travail illicite» et «prostitution forcée». Ce n’est que lorsqu’une situation peut être comparée à de l’esclavage que l’exploitation peut être considérée comme de la "traite d’êtres humains".

12. Il convient également de distinguer le trafic de migrants de la traite d’êtres humains. Le trafic de migrants consiste à aider des personnes, pour de l’argent ou toute autre forme de rémunération, à pénétrer ou à résider illégalement dans un pays, menaçant ainsi l’intégrité territoriale de cet Etat. Le passage clandestin se déroule parfois dans des conditions si horribles ou dégradantes que les migrants peuvent effectivement, au sens pratique du terme, être appelés «victimes». En revanche la traite d’êtres humains constitue, par définition même, une atteinte grave aux droits de l’homme et à l’intégrité de la personne.

13. Il y a deux traits distinctifs caractérisant la migration liée à la traite des femmes et à la prostitution: son caractère illégal et l’organisation criminelle qui la préside.

14. La plus grande partie de cette migration est contrôlée par des réseaux criminels puissants à caractère international, car la traite représente un marché extrêmement rentable mettant en jeu de grandes sommes d’argent et qui fait le lit de la corruption, même dans les Etats de l’Europe occidentale.

15. Outre les aspects proprement migratoires, le problème de la traite de tout être humain est avant tout un problème de droits de l’homme. Depuis les dernières années, le nombre de victimes de la traite a augmenté considérablement.

16. Il est évident que, dans l’ensemble, aucun pays n’a les moyens de résoudre à lui seul le problème. Le Conseil de l’Europe, qui regroupe les principaux pays d’origine, de transit et de destination semble le mieux placé pour coordonner cette action.

17. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a soulevé ce problème à plusieurs occasions, notamment dans les différentes recommandations qui ont été mentionnées ci-dessus.

18. La conférence européenne sur la prévention et la lutte contre la traite des êtres humains, organisée en septembre 2002 par l’organisation internationale pour les migrations et la Commission européenne, constitue un bon exemple de l’intérêt que présente le dialogue international en matière de gestion migratoire. Sa "Déclaration de Bruxelles" peut être considérée comme un recueil de bonnes pratiques et d’enseignements pertinents. Après plusieurs années d’élaboration d’une politique globale destinée à combattre ce fléau, la conférence constitue une étape essentielle dans la lutte contre le trafic d’êtres humains, invitant tous les intervenants à prendre de nouvelles mesures indispensables pour renforcer les efforts déployés afin de mettre en œuvre les meilleures pratiques définies dans le cadre d’une approche européenne globale et coordonnée.

19. La Déclaration de Bruxelles appelle à la coalition des gouvernements, des organisations internationales et des ONG engagés dans ce combat afin qu’ils prennent des dispositions concrètes et intensifient la coopération dans les domaines de la prévention, de l’aide aux victimes et de leur protection, ainsi que la coopération policière et judiciaire en vue, notamment, de permettre une réduction rapide et durable de la traite d’êtres humains.

20. Le monde entier s’accorde - semble t-il - à reconnaître que l’expansion de la traite des êtres humains et des flux migratoires qui lui sont liés est due au fossé entre pays riches et pays pauvres, à l’insuffisance des possibilités offertes aux jeunes de se bâtir une existence et à la situation défavorisée dans laquelle se trouvent les femmes dans nombre de pays, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux différentes formes d’exploitation sexuelle. En conséquence, s’il faut lutter contre la traite et le trafic, il faut aussi s’attaquer aux racines du mal pour réduire les inégalités socio-économiques qui engendrent l’immigration clandestine.

21. Travailler dans l’industrie du sexe ne constitue pas une simple addition de conduites personnelles et privées, mais bien un système structuré, désormais mondialisé et industrialisé, lié à des milieux criminels. La prostitution des migrants et le proxénétisme sont devenus de plus en plus indissociables. Bien que dans les pays occidentaux, de nombreuses femmes travaillent de manière indépendante et sans souteneur. Les proxénètes sont organisés en structures de tailles diverses – petites, moyennes et grosses cellules – en interaction avec des organisations criminelles. Les filières de la traite sont de véritables entreprises pour lesquelles la recherche du profit maximal constitue l’objectif essentiel. Même si beaucoup de femmes migrantes prostituées soutiennent qu’elles sont indépendantes, elles subissent des pressions et rares sont celles qui ne sont pas « récupérées » par une forme ou une autre de proxénétisme. En outre, les proxénètes brouillent les pistes en usant, d’un pays à l’autre, de voies de transit complexes et en mettant toujours plus de distance – et d’intermédiaires - entre eux et les prostituées qu’ils exploitent.

22. Des recherches effectuées aux Pays-Bas montrent que le trafic de drogue et de femmes vont rarement de paire. Le trafic de drogue comporte de grands risques et nécessite beaucoup d’argent liquide. La traite des femmes implique d’autres investissements et notamment du temps. Le trafic de drogue est très lucratif et très risqué, la traite des femmes demande beaucoup de travail et ne devient lucrative que si ces femmes sont nombreuses.

23. Les mouvements migratoires liés à la traite des femmes et à la prostitution peuvent s’expliquer par l’absence de perspectives dans le pays d’origine, y compris la pauvreté et la marginalisation des femmes. Le manque d’instruction et le chômage, qui affectent davantage les femmes que les hommes dans la pratique, sont des facteurs qui y contribuent aussi. Les femmes des pays d’Europe centrale et orientale sont particulièrement affectées par l’augmentation du chômage suite à la transition « douloureuse » de ces pays vers l’économie de marché. Le désir de migrer ne peut que très rarement être satisfait de manière légale, les Etats occidentaux ayant considérablement réduit les possibilités d’immigration. Ces restrictions favorisent la création de filières exploitant la volonté d’immigration. En outre, compte tenu des conditions économiques, beaucoup de femmes choisissent volontairement de se tourner vers la prostitution pour pouvoir gagner leur vie sans savoir dans quelles conditions.

24. Les femmes immigrées sont généralement contraintes à travailler dans des secteurs où l’accès aux réseaux d’information et l’accompagnement social sont limités, ce qui les expose encore plus à l’exploitation et à la violence. Certaines femmes sont contraintes à travailler dans des ateliers clandestins. Elles sont privées de titres de séjour et de travail et donc totalement dépendantes de leurs employeurs sur le plan administratif et financier. Une autre forme d’exploitation est celle de l’esclavage domestique. Les conditions inhumaines dans lesquelles elles vivent s’accompagnent d’un véritable régime de terreur (Recommandation 1523 (2001) de l’Assemblée parlementaire).

25. Les femmes victimes de proxénétisme sont étroitement surveillées. Parfois, la simple menace d’informer la famille est suffisante. Hébergées dans des hôtels, les prostituées sont fréquemment sous la garde d’une femme. Quant aux véritables responsables, ils peuvent résider dans un pays voisin, voire rester dans leur pays d’origine.

26. Les menaces de représailles sur les proches demeurent une arme redoutablement efficace pour entretenir le climat de terreur. Ce faisant, les souteneurs accentuent encore plus la soumission des victimes, ce qui explique leur mutisme si fréquent devant les policiers.

27. Nombre de femmes, victimes de la traite d’êtres humains, sont également battues, violées et souffrent de violences psychologiques ainsi que et de graves problèmes de santé dus à des maladies sexuellement transmissibles. Lorsqu’elles refusent d’obéir au trafiquant ou à leur exploiteur, elles risquent amendes, mauvais traitements et peut-être même la mort.

28. Outre la violence, la surveillance et les menaces, il y a également la crainte d’être découvertes par la police alors qu’elles sont en situation irrégulière sur le territoire du pays donné.

29. Malgré les efforts du Conseil de l’Europe et d’autres organisations internationales de lutte contre la migration liée à la traite des femmes et à la prostitution, cette pratique reste toujours très vaste dans les pays membres du Conseil de l’Europe.

30. Trois types de pays peuvent être distingués : les pays d’origine, les pays de transit et les pays de destination. Il est difficile de faire une analyse complète de la situation car un pays peut s’avérer être à la fois un pays d’origine, de transit et de destination. De plus, il n’existe pas de statistiques complètes en matière de migration liée à la traite des femmes et à la prostitution, en raison du caractère illégal et « souterrain » de ce type de migration, de l’absence de législation de lutte contre ce phénomène et du silence des victimes.

31. En 2000, une nouvelle loi levant l’interdiction d’ouvrir des maisons closes est entrée en vigueur aux Pays-Bas. Mais en même temps elle sanctionne plus lourdement toutes formes inacceptables de prostitution. Le trafic d’êtres humains à des fins de prostitution forcée et de prostitution des mineurs y est considéré comme une infraction grave. En légalisant la prostitution volontaire, le gouvernement néerlandais pense – selon toute vraisemblance - mieux réglementer l’industrie du sexe et lutter plus efficacement contre la violence infligée aux femmes.

32. La prostitution sous ses formes prohibées s’excerce généralement en dehors du cadre légal de la profession (sur le trottoir ou dans une voiture). Et c’est justement hors de ce cadre légal que le risque de prostitution forcée et de prostitution des mineurs est le plus grand.

33. L’une des premières conclusions de l’évaluation du nouveau texte de loi est que, contrairement à ce que l’on croit bien souvent, rien ne confirme que nombre de prostituées soient sorties du cadre légal de la profession.

Gepost door: Jacques | 15-08-08

Meurtre de Marcel Vervloesem - Moord op Marcel Vervloesem - Murder of Marcel Vervloesem: Pétition-Petitie-Petition
Gezien:

- het gemediatiseerde proces tegen Marcel Vervloesem dat op een aantal valse klachten gebaseerd was enkel diende om Marcel Vervloesem het zwijgen omtrent de kinderpornozaak Zandvoort met de 88.539 slachtoffertjes op te leggen
- men Marcel Vervloesem daarvoor 10 jaar lang als een 'kindermisbruiker' afschilderde
- men hem zijn gezondheid ontnam (hartpatiënt, suikerziek, kanker die men in de gevangenis van Turnhout destijds vaststelde maar niet opvolgde)
- men hem, zonder rekening te houden met zijn kritieke gezondheidstoestand, opnieuw in de gevangenis wil opsluiten
- men weet dat hij in de gevangenis zal overlijden, zeker als hij daar met een dorst- en hongerstaking begint omdat hij vindt dat hij voldoende heeft kunnen bewijzen dat hij onschuldig is
- justitieminister Jo Vandeurzen van al deze feiten op de hoogte is maar niets ondernam tegen de diefstallen van ontlastende documenten en getuigenissen uit het strafdossier van Marcel Vervloesem
- justitieminister Vandeurzen zelfs niet reageert op de verdwijning van de cd-roms Zandvoort op het hof van beroep te Antwerpen die door de Hoge Raad voor de Justitie schriftelijk werd bevestigd enz.

kan men gerust spreken van een vooraf beraamde moord.

Ik verzoek dan ook iederéén om Marcel Vervloesem te ondersteunen en nationale en internationale mensenrechtenorganisaties aan te schrijven om de moord op aktievoerder Marcel Vervloesem te voorkomen.

Jan Boeykens
Voorzitter Werkgroep Morkhoven
werkgroepmorkhoven@gmail.com


Onderteken de petitie:
Signez la pétition:
Sign the petition:

Gepost door: Morkhoven | 17-08-08

De commentaren zijn gesloten.