28-09-07

Foule nombreuse à la cérémonie funéraire pour Ylenia


zondercomment.6086APPENZELL | 16h11 - La cérémonie à la mémoire de la petite Ylenia, enlevée puis tuée le 31 juillet dernier, a eu lieu mercredi après-midi à l'église protestante d'Appenzell. Plusieurs centaines de personnes s'y sont rendues.

Plusieurs centaines de personnes se sont rendues à la cérémonie funèbre.

La cérémonie à la mémoire de la petite Ylenia, enlevée puis tuée le 31 juillet dernier, a eu lieu mercredi après-midi à l'église protestante d'Appenzell. Plusieurs centaines de personnes s'y sont rendues, si bien que le lieu de culte était trop petit pour contenir la foule. Des hauts-parleurs ont retransmis la cérémonie à l'extérieur.
Ylenia n'a pas encore été enterrée, a par ailleurs confirmé le porte-parole de la police d'Appenzell Rhodes-Intérieures. L'urne qui contient ses cendres doit être mise en terre ultérieurement en présence des proches seulement. La police ne veut révéler ni le jour ni l'heure de l'enterrement.

ATS/RÉD. | 26 Septembre 2007 | 16h11
http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/sui...


MoederHuis.le_silence_enveloppe_la_maison_d_ylenia_lmo_article_230APPENZELL - DERNIÈRE CÉRÉMONIE
Le silence enveloppe la maison d'Ylenia - Cérémonie d'adieu

Charlotte Lenhard, la maman d'Ylenia, vit dans un quartier résidentiel tranquille entre Appenzell et Steinegg avec sa compagne et la demi-soeur et le demi-frère de la petite fille disparue.

A l'entrée d'un immeuble posé dans la verdure, le nom d'Ylenia est toujours accolé à celui de sa maman, en majuscule sur la sonnette et en minuscule sur la boîte aux lettres.
Pendant la cérémonie, aucun bruit n'émane de cette maison de quatre appartements. Dans la rue assombrie par un ciel bas, les seuls éclats de voix proviennent de deux chantiers. Dans la maison d'en face, alors que leur maman s'est absentée brièvement en voiture, deux enfants de l'âge d'Ylenia pointent leur nez à la porte du garage.. Mais ils ne répondent pas au salut qui leur est adressé. La méfiance qui se lit dans leurs yeux témoigne des consignes parentales: ne pas parler à un inconnu.

Le gazon est fraîchement coupé dans ce quartier résidentiel situé entre Appenzell et Steinegg (AI). Derrière la maison endeuillée, le bac à sable, situé à côté d'une balançoire, est protégé de la pluie par des planches. L'immeuble est un paradis pour les enfants et des jouets traînent sous un balcon. Des souliers de petites pointures s'entassent au premier étage, où habitent Alessia et Nicola, la demi-soeur et le demi-frère d'Ylenia. C'est là que vit Charlotte Lenhard (43 ans). Avant de dire adieu à sa fille, cette infirmière en pédiatrie, soutenue par toute une région, a trouvé un réconfort particulier auprès de sa compagne, mais aussi de son frère Philipp, avec qui elle projette la création d'une fondation en faveur des enfants dans le besoin.

«Cette messe m'a soulagée»
«Assister à la cérémonie était pour moi une évidence», confie Ushy Manser-Hofer (54 ans), après avoir déposé un arrangement floral sur une nappe blanche. Cette représentante de Haag (SG) a annoncé son absence à son employeur, puis elle s'est rendue à Appenzell en passant par Brülisau (AI) pour emmener son ex-beau-frère, Franz Manser (72 ans), désireux, lui aussi, de «prendre congé de ce rayon de soleil». Les yeux rougis, Ushy raconte ses nuits d'insomnie: «Je dormais mal, hantée par la souffrance endurée par la petite. Cette messe m'a soulagée: Ylenia a trouvé sa place.» Pour le bourreau de la fillette, «je n'ai que de la haine», précise Ushy Manser-Hofer. Sa pensée va à la maman: «C'était une bonne mère. Ylenia voulait devenir infirmière comme elle pour travailler sous le même toit.»

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Huit semaines d'angoisse avant de retrouver le corps

- Mardi 31 juillet Vers 10 h du matin, disparition d'Ylenia Lenhard, 5 ans et demi, après qu'elle ait quitté la piscine du village d'Appenzell. L'après-midi, dans les bois d'Oberbüren (SG), à 30 km d'Appenzell, un forcené tente d'abattre un promeneur, mais ce dernier s'enfuit. Le soir, une camionnette abandonnée, aux plaques espagnoles, est signalée dans la forêt de Billwiler, sur la commune d'Oberbüren. Le véhicule avait été repéré deux jours auparavant près de la piscine d'Appenzell.
- Mercredi 1er août Le corps d'Urs Hans von Aesch, un Suisse de 67 ans vivant en Espagne, est découvert près de sa camionnette, une balle dans la tête. Il s'est suicidé. Le casque et le sac à dos contenant les habits de la fillette sont retrouvés devant une croix à Oberbüren. Le blessé reconnaît son agresseur en la personne de von Aesch.
- Jeudi 2 août La trottinette d'Ylenia est retrouvée près du lieu du suicide.
- Samedi-dimanche 3-4 août Quatre-vingts policiers et pompiers, des maîtres-chiens, des plongeurs et un hélicoptère sont engagés pour chercher Ylenia.
- Vendredi 10 août Perquisition de la maison d'Urs Hans von Aesch en Espagne.
- Vendredi 24 août Une analyse ADN atteste qu'Ylenia a été transportée dans la camionnette de von Aesch.
- Mardi 28 août Vingt policiers et 50 soldats passent au peigne fin la forêt entre Bischofszell (TG) et Niederbüren (SG).
- Mercredi 29 août Une récompense de 21 000 francs est promise à toute personne susceptible de faire progresser l'enquête.
- Jeudi 30 août Un avis de recherche est lancé sur les TV allemande et autrichienne.
- Samedi 15 septembre Découverte du corps d'Ylenia, dans la forêt de Hartmann, entre Oberbüren et Niederwil (SG), par un particulier, à 120 m de l'endroit où les affaires de la fillette se trouvaient.
- Mercredi 26 septembre Cérémonie funéraire à la mémoire d'Ylenia dans le temple protestant d'Appenzell.

Victor Fingal et Vincent Donzé - 26/09/2007 Le Matin
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse_...
Foto: Laurent Crottet - C'est au premier étage de l'immeuble de quatre appartements que vivait Ylenia avec sa mère, Charlotte, sa demi-soeur et son demi-frère

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'Pas de représentant du gouvernement fédéral' 15.9.07 DERNIÈRE MINUTE

Cérémonie funéraire pour Ylenia: foule nombreuse attendue
La cérémonie à la mémoire de la petite Ylenia, enlevée puis tuée le 31 juillet dernier, a lieu cet après-midi à l'église protestante d'Appenzell. La police appenzelloise attend une foule nombreuse, mais pas de représentant du gouvernement fédéral.
Ylenia n'a pas encore été enterrée, a par ailleurs confirmé le porte-parole de la police. L'urne qui contient ses cendres doit être mise en terre ultérieurement en présence des proches seulement. La police ne veut révéler ni le jour ni l'heure de l'enterrement.

http://www.lexpress.ch/ats/depeche.php?id=20070926155048454172194810700_brf049

Gepost door: Rudolf Hess | 28-09-07

Cérémonie funéraire pour Ylenia: plusieurs centaines de personnes 26.9.2007 DERNIÈRE MINUTE

La mémoire de la petite Ylenia, tuée le 31 juillet dernier, a été évoquée cet après-midi lors d'une cérémonie funéraire sobre mais vivante à Appenzell. Entre 400 et 500 personnes y ont assisté.
L'église protestante d'Appenzell, qui offre 200 places assises, était pleine à craquer, avec des gens debout ou sur les marches. Dehors, autant de personnes ont écouté sous la pluie le culte retransmis par des haut-parleurs.
Le pasteur n'a pas du tout évoqué le meurtrier d'Ylenia, Hans von Aesch, si ce n'est avec cette petite phrase: "La question 'pourquoi' reste sans réponse". La perte de la fillette, arrachée aussi tôt et de façon aussi abrupte à la vie, laisse "une plaie béante et un grand vide", a dit le pasteur.
A la fin de la cérémonie, les participants ont lâché des ballons de couleur, symbolisant le souvenir d'Ylenia et les bonnes pensées qui "montaient vers elle", mais aussi l'action de "lâcher prise" pour la famille.
Née le 18 novembre 2001, Ylenia a été décrite comme une fillette pleine de joie de vivre et d'entrain, communicative, indépendante et parfois un peu "friponne" sur les bords. Une photo la montrait toute fière et le visage illuminé par un grand sourire au volant d'une petite voiture pour enfants.
L'église était décorée de ballons de couleur, de couronnes de fleurs où dominait le rose - la couleur des petites filles. Sur la table était posée l'urne en forme d'ange qui contient les cendres d'Ylenia. Celle-ci devait être mise en terre après la cérémonie en présence des proches seulement.

http://www.lexpress.ch/ats/depeche.php?id=20070926163054318172194810700_brf052

Gepost door: Rudolf Hess | 28-09-07

Au nom d'Ylenia, il faut arrêter de pleurer. Et agir.
«Tu es maintenant un ange, Ylenia»

La cérémonie s'est conclue par un lâcher de ballons portant le nom d'Ylenia. Une façon de symboliser les pensées qui s'élèvent vers la petite victime, mais aussi pour la famille de «lâcher prise».

Victor Fingal et Vincent Donzé - 27/09/2007
Le Matin

«Nous sommes tristes et nous te sommes reconnaissants, Ylenia, d'avoir traversé nos vies.» Le pasteur Andreas Schenk a tenté hier l'impossible dans le petit temple protestant d'Appenzell: trouver un sens au meurtre de la fillette, survenu à l'âge de 5 ans et demi. La cérémonie funéraire a réuni 200 personnes dans l'église évangélique pleine à craquer. Dehors, 300 autres sympathisants ont écouté sous la pluie et dans le froid l'oraison funèbre retransmise par haut-parleurs.

Au premier rang dans la nef, habillée d'un manteau rouge brun, couleur d'automne, Charlotte, 43 ans, la maman d'Ylenia, avec à sa gauche son frère Philipp. A sa droite, Alessia et Nicola, demi-soeur et demi-frère de la petite victime. Nicola, 5 ans, aussi le meilleur ami d'Ylenia, et qui n'a toujours pas réalisé que la petite fille ne reviendra jamais, confiait récemment Charlotte.

«Son meurtrier a tué d'autres enfants, j'en suis sûr»
Theo Bosch, un retraité qui assistait à la cérémonie
Joué à la flûte de Pan et à l'orgue, l'air de «Fifi Brindacier» a retenti, presque joyeux, près des ballons multicolores au nom d'Ylenia. Mais juste en dessous trônait l'urne funéraire aux ailes d'ange contenant les cendres de la fillette assassinée par un psychopathe le 31 juillet dernier. Posé sur les dalles, un coeur en carton renfermait des messages rédigés par des camarades. «Bon Dieu, donne-nous un signe», a écrit l'un d'eux. «Chère Ylenia, tu es maintenant un ange», a tracé une main enfantine.

Yeux rougis
En une heure, sa courte vie a défilé dans l'église. Ylenia, l'espiègle qui essaie les parfums et s'amuse avec des rouges à lèvres. Ylenia, dont l'élément est l'eau, et qui nage avec bonheur. Ylenia qui a des mots touchants pour sa mère et sa compagne: «Elle avait deux mamans, l'une qu'elle appelait «mama» et l'autre qu'elle nommait «mami», a souligné l'homme d'Eglise.

Sur les bancs, les yeux ont rougi, des lunettes se sont embuées. Près de l'autel, une vingtaine d'enfants de la garderie d'Ylenia ont entonné en choeur, à grand renfort de gestes, des chansons qu'ils interprétaient avec la petite disparue. La cérémonie s'est conclue par un lâcher de ballons au nom d'Ylenia. Une façon de symboliser les pensées qui s'élèvent vers la fillette mais aussi pour la famille de «lâcher prise» afin de retrouver la paix.

Nonante minutes avant la cérémonie funéraire, un retraité essuyait déjà ses larmes devant les fleurs et les bougies déposées sur le parvis: «Son meurtrier a tué d'autres enfants, j'en suis sûr», sanglote Theo Bosch. Cette hypothèse tenaille aussi la police appenzelloise, représentée hier par son directeur, Melchior Looser. «Nous cherchons encore Peterli Roth et Edith Trittenbass», souffle le porte-parole Paul Broger, au moment où un premier ballon vert s'élève dans le ciel gris. Ces deux enfants de 7 ans et 8 ans ne sont pas cités par hasard: ils ont disparu en 1984 et en 1986 dans une région où habitait Urs Hans von Aesch.

Pas de personnalités dans l'assistance, uniquement des amis, des proches ou des sympathisants venus d'Appenzell et des régions proches. A la demande de la famille, le Conseil fédéral avait décidé dimanche de ne pas envoyer un représentant, a expliqué de Berne Hansruedi Moser, de la Chancellerie fédérale. Protégés par un important dispositif policier, Charlotte et ses proches ont quitté le temple sans être importunés par les photographes. La collecte est destinée à la fondation pour les enfants dans le besoin que Charlotte et son frère sont en train de mettre sur pied.

Editorial: arrêtons de pleurer
Par Peter Rothenbühler
Ylenia. Un petit ange blond, le rayon de soleil de sa maman. Et puis arrive le pire qui peut arriver à une maman, un papa, une famille, un village: l'enfant disparaît, on ne sait pas ce qui lui est arrivé, on ne sait pas si elle est morte.
Par sa nécessaire médiatisation - il fallait bien mobiliser tout le monde pour la recherche -, ce drame nous a profondément touchés, tous. Et si nous avons versé une larme pour Ylenia, nous ne devons pas en avoir honte. Ce n'est pas du voyeurisme tant que la compassion est sincère.
Un enfant meurt à chaque seconde, quelque part dans le monde, et chaque fois c'est un petit ange qui meurt, chaque fois c'est un drame pour la famille. Et chaque fois nous devrions nous sentir concernés. Parce que les enfants sont nés pour vivre. Et le monde a les moyens de les faire vivre. Pas seulement chez nous. Partout.
Trop d'enfants meurent parce que nous détournons notre regard, parce que nous manquons de compassion, parce que les criminels qui les font mourir, loin de chez nous, au Cambodge ou au Darfour, ne sont pas aussi facilement identifiables qu'un fou du genre de von Aesch.
Je salue le courage de la mère d'Ylenia qui nous dit que la mort de son petit ange blond ne doit pas rester sans conséquences. Et qui nous invite à sauver tous les autres, ceux qui vivent et qui aimeraient vivre et que nous pouvons aider à vivre. Ici et ailleurs. Au nom d'Ylenia, il faut arrêter de pleurer. Et agir.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=303345

Gepost door: Jacques | 28-09-07

Une alerte enlèvement Vite, une alerte enlèvement!

Un enfant est kidnappé? On diffuse son signalement massivement. A la télévision, à la radio, sur Internet, dans les gares ou sur les autoroutes. C'est le concept français de l'Alerte enlèvement. Depuis le tragique décès d'Ylenia, tout le monde y est favorable en Suisse. Reste à savoir quand et sous quelle forme

Renaud Michiels - 26/09/2007 Le Matin


Comment l'alerte enlèvement a-t-elle pu sauver le petit Enis?
Le 15 août dernier, 14 h 30 . Enis, 5 ans, échappe à la vigilance de sa grand-mère, à Roubaix, au nord de la France. Il est enlevé par un dangereux pédophile. Son père ratisse le quartier. Puis prévient la police. Le plan Alerte enlèvement est déclenché à 22 heures . Les témoignages affluent, dont celui, décisif, d'un chauffeur de taxi. Il a pris en charge un homme portant un plâtre bleu au bras et accompagné d'un petit garçon. Et les a déposés non loin d'un parking, où le ravisseur s'est replié. Il sera arrêté et sa victime libérée vers minuit . Soit deux heures à peine après l'enclenchement de l'alerte. Enis a subi des sévices sexuels. Mais il est vivant.

L'Alerte enlèvement française n'a été activée «que» quatre fois en un an et demi. Chaque fois avec succès.

Quels sont les deux projets suisses?
Par MMS. La jeune radicale genevoise Sara Giardina défend l'idée d'une alerte révolutionnaire basée sur les MMS, ces messages image. «Les antennes détectent tous les natels qui sont à proximité, explique Sara Giardina. L'avis de recherche, avec la photo de l'enfant, pourrait donc atterrir immédiatement sur tous les téléphones portables d'une zone déterminée. Les différentes polices cantonales peuvent aller de l'avant en travaillant avec les grands opérateurs, qui ont tous donné leur accord de principe.»

Alerte massive et immédiate. Pour beaucoup, le plus efficace est simplement d'adopter le modèle français d'une alerte enlèvement massive et rapide. «En Suisse, on est toujours près d'une frontière que des ravisseurs peuvent franchir facilement, note le conseiller national Didier Burkhalter (NE/PRD), qui a déposé une motion pour faire avancer ce projet à Berne. Imiter le système français - que la Commission européenne songe à étendre à tous les pays de l'UE -, c'est penser à l'avenir. L'alerte pourrait ainsi être diffusée dans plusieurs pays simultanément.» Ces deux projets devraient être discutés prochainement aux Chambres fédérales. Au Conseil fédéral ensuite d'agir.

Alors qu'est-ce qu'on attend?
Instances fédérales, partis de gauche comme de droite, polices cantonales, population, associations, célébrités (Stéphane Lambiel, Pirmin Zurbriggen, Frédéric Recrosio, Ernesto Bertarelli...): tous poussent pour qu'une alerte enlèvement à la française existe en Suisse. Alors quand? «Dès l'an prochain, j'espère, avance Didier Burkhalter. Il existe une série de blocages. Mais tous peuvent être levés avec une vraie volonté politique. Et elle existe!»

Fédéralisme. En la matière, ce sont les cantons qui sont compétents. Il faut donc mettre 26 polices cantonales d'accord. Et créer une cellule nationale de coordination forte et efficace.

Législation. Pour créer une alerte enlèvement, il faut modifier la loi sur les télécommunications et peut-être celle sur la protection des données. Ce qui peut prendre du temps.

En France, comment ça marche?
La France a été le premier pays européen à se doter d'une Alerte enlèvement, depuis février 2006. Si une disparition d'enfant est signalée, 5 critères doivent être remplis pour que l'alerte soit déclenchée.

1. L'enlèvement doit être avéré. Ce n'est pas une simple disparition.


2. La victime est mineure.

3. La victime risque la mort ou son intégrité physique est en danger.

4. Il existe des informations susceptibles de localiser l'enfant ou les ravisseurs.

5. Les parents ont donné leur accord.

Un message simple. L'appel contient: une description de l'enfant, sa photo, la date et le lieu de l'enlèvement, des infos sur le suspect et un numéro de téléphone.

Une diffusion massive. L'Agence France-Presse lance le message, repris tous les quarts d'heure par les grandes chaînes de TV (un bandeau défilant) comme par les principales radios du pays. L'alerte s'affiche aussi sur 500 panneaux d'autoroute, dans les gares SNCF et les stations de métro, sous la forme d'un appel à écouter sa radio. L'alerte est enfin répercutée sur divers sites Web.

Ylenia aurait-elle été sauvée?


Une alerte enlèvement ne sauvera jamais tous les enfants victimes de kidnapping. «Dans le cas de la petite Ylenia (photo), les faits montrent qu'un tel système n'aurait sans doute pas pu empêcher le meurtre», a souligné Christoph Blocher vendredi dernier, songeant sans doute au délai écoulé avant l'annonce de la disparition de la fillette. Pis, un tel système pourrait même avoir des effets pervers. «On ne saurait exclure que la très large publicité donnée à un enlèvement puisse inciter d'autres individus à passer à l'acte, par mimétisme», a ajouté le conseiller fédéral. «Théoriquement, un ravisseur qui se sentirait sous pression pourrait aussi passer à l'acte, note le conseiller national Didier Burkhalter (NE/PRD). Reste qu'aux Etats-Unis comme en France l'alerte a fait preuve de son efficacité. Elle sauve des vies!»

Gepost door: Jacques | 28-09-07

Aider d'autres enfants - archives Philipp Lenhard: «Au moins aider d'autres enfants»


Dans le temple protestant d'Appenzell, où se déroulera demain la cérémonie funéraire, des bougies et des messages en mémoire d'Ylenia sont déjà en place. Un livre a été mis à disposition pour recueillir les condoléances écrites de la population.

Philipp et Charlotte Lenhard, l'oncle et la mère d'Ylenia, veulent que la mort de la fillette assassinée ne soit pas inutile. Avec les dons reçus, ils veulent créer une fondation qui doit venir en aide à des gosses dans le besoin

Victor Fingal - 24/09/2007 Le Matin

«Cela dépendra des dons que nous allons recevoir: nous allons créer une fondation qui va venir en aide à des enfants dans le besoin ici, à Appenzell et dans la région, et peut-être aussi réaliser des projets plus importants à l'étranger. Par exemple, permettre à des enfants dans le tiers-monde de pouvoir être scolarisés.» Philipp Lenhard, l'oncle d'Ylenia, a dessiné hier les grandes lignes de la fondation qu'il veut créer avec sa soeur Charlotte, la maman. Une action qui s'inscrit dans la volonté des deux proches de la fillette de 5 ans et demi, assassinée par Urs Hans von Aesch, le 31 juillet dernier, de ne pas laisser le souvenir d'Ylenia sombrer dans l'oubli. Une volonté, aussi, de rendre sa disparition utile à d'autres enfants. «Peut-être que la mort d'Ylenia prendra ainsi un sens», avait déjà déclaré Charlotte, mercredi dernier sur SF1, la chaîne alémanique. «Actuellement, Andreas Fäh, l'avocat de la famille, est en train de définir les contours juridiques de cette fondation. Ma soeur va s'exprimer sur le sujet, mais pas avant la cérémonie funéraire qui va se dérouler demain dans le temple protestant d'Appenzell.» Seule certitude, c'est Charlotte qui va s'occuper dans le futur de l'oeuvre charitable. Philipp, ingénieur EPFZ, sera pris par ses activités professionnelles. «Je dois participer à la construction d'une fabrique aux Etats-Unis.»

«Peut-être que la mort d'Ylenia prendra ainsi un sens»

Charlotte, la maman d'Ylenia
Déjà, l'annonce de la création de cette fondation qui devrait être aussi présente bientôt sur le Net, sous le nom de domaine Ylenia.ch, a suscité une véritable lame de fond. Des personnalités aussi diverses que l'ex-champion Bernhard Russi ou la présidente du Conseil national, Christine Egerszegi, ont manifesté leur volonté de s'engager dans l'aventure qui se dessine. Mais l'avocat des Lenhard ne veut pas de précipitation. «Nous n'allons pas lancer d'appel à la collecte de dons avant la cérémonie funéraire. Sinon, on va accuser la fondation d'exploiter la situation financièrement avant qu'Ylenia soit enterrée.»

Une cérémonie non retransmise
«La famille aurait donné son assentiment, mais le pasteur a préféré que la cérémonie funéraire qui va se dérouler mercredi à 14 heures dans le temple protestant d'Appenzell ne soit pas transmise par la télévision.» D'après Philipp Lenhard, l'oncle d'Ylenia, l'homme d'Eglise craint que le va-et-vient des cameramen ne mette en péril la dignité de la cérémonie. Reste que les deux cents places du temple risquent bien vite d'être remplies, tant l'émotion est grande dans tout le pays. «Nous avons appris qu'un conseiller fédéral serait probablement présent mais nous n'avons pas encore eu de confirmation», a encore ajouté le frère de Charlotte. Le nom de Christoph Blocher a été articulé dans la presse dominicale alémanique. Le pasteur Andreas Schenk, qui va donner l'oraison funèbre, était présent aux côtés de Charlotte dès les premières heures qui ont suivi la disparition de la fillette, le 31 juillet dernier.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=302566

Gepost door: Jacques | 28-09-07

La maman d'Ylenia - archives
Charlotte Lenhard, la maman d'Ylenia: «Je ne me fais aucun reproche»


Charlotte Lenhard telle qu'elle est apparue hier soir à la télévision alémanique: un calme impressionnant, une douleur intérieure palpable et une grande douceur


Charlotte Lenhard, la maman de la petite victime, affirme qu'elle ne se sent pas coupable d'avoir laissé Ylenia aller seule à la piscine le jour de sa disparition

Victor Fingal - 20/09/2007 Le Matin


Un calme impressionnant, une douleur intérieure palpable et une grande douceur: Charlotte Lenhard, 43 ans, la maman d'Ylenia, 5 ans et demi, est sortie de son silence pour la première fois hier soir sur la chaîne alémanique SF1. «Ylenia s'est trouvée au mauvais moment au mauvais endroit. Rien n'a été prévu», a déclaré celle qui avait trouvé la force, il y a deux semaines, de reprendre ses activités d'infirmière en pédiatrie, alors que sa fillette était portée disparue depuis le 31 juillet. La suite est connue: le périple meurtrier d'Urs Hans von Aesch, 67 ans, et le corps de l'enfant enfin découvert samedi dernier. «Je ne pense pas qu'Ylenia ait accepté d'elle-même d'entrer dans la fourgonnette de son ravisseur. Elle savait qu'il ne faut pas monter dans le véhicule d'un inconnu, même s'il lui offre des bonbons.»

Une fondation pour les enfants en détresse
Afin que la mort de l'enfant ne soit pas inutile, Charlotte et son frère Philipp ont décidé de créer une fondation qui devra venir en aide aux enfants dans la détresse. Ils ont aussi fait part du soutien émouvant reçu spontanément de la population sous forme de lettres et de dons. Des obsèques publiques sont prévues mercredi prochain dans l'église protestante d'Appenzell. Les habitants sont invités chaleureusement à y participer. Mais l'enterrement d'Ylenia va se dérouler à une date ultérieure dans une stricte intimité.

La question de son éventuelle culpabilité, Charlotte l'a abordée sans détour et sans se départir de son attitude digne et mesurée: «Je ne me fais aucun reproche. Cela ne sert à rien. Mais je ne peux m'empêcher d'y penser sans cesse. S'il avait plu ce jour-là, aurait-elle eu l'idée d'aller chercher son shampoing à la piscine? C'était son idée, pas la mienne. Et si la bouteille de shampoing avait été vide, rien ne se serait passé.»

Ylenia était une enfant pleine de vie, libre et indépendante qui aimait sortir. «Elle aimait beaucoup dessiner», a encore ajouté Philipp au bord des larmes. Le frère a aussi félicité Simon Kuhn, 27 ans, l'informaticien qui avait découvert le corps de l'enfant samedi dernier.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=300818

Gepost door: Jacques | 28-09-07

les médecins légistes n'ont pas de réponse
Le docteur Daniel Eisenhart, responsable de l'Institut saint-gallois de médecine légale, est formel: la fillette n'a pas subi de viol.


L'autopsie du corps de la fillette de 5 ans retrouvée samedi n'a pas encore permis de définir les circonstances de son décès. Seule certitude: Ylenia n'a pas été violée

Victor Fingal - 18/09/2007 Le Matin


Les premiers résultats de l'autopsie pratiquée sur Ylenia, la fillette de 5 ans retrouvée samedi dernier, n'ont pas éclairci les enquêteurs sur les circonstances de sa mort, a constaté hier la police saint-galloise. Par contre, l'hypothèse d'un viol a pu être écartée. Les résultats définitifs des analyses sont attendus dans deux, voire six semaines, si nécessaire.

Reste que la liste des hypothèses qui ont déjà été éliminées par Daniel Eisenhart, le responsable de l'Institut saint-gallois de médecine légale, est incroyablement longue. Ylenia, c'est certain, n'a pas été noyée, ni étranglée. Son corps ne présentait aucune trace de violence particulière: la fillette n'a donc été ni battue ni assommée. Autre fait étrange, alors que manque toujours une arme à feu appartenant à Urs Hans von Aesch, 67 ans, le ravisseur, aucune trace de blessure par balle n'a été constatée sur la victime. Pas plus que des lésions provoquées par un poignard, un couteau ou un objet contendant. Il est déjà prouvé enfin que l'enfant n'a pas été enterrée vivante.

«Je ne peux écarter actuellement l'hypothèse de l'étouffement...»

Le mystère serait complet si des pistes ne devaient être encore suivies par les enquêteurs. «Je ne peux écarter actuellement l'hypothèse de l'étouffement. Il existe de nombreuses variétés de décès qui sont dus à cette cause, toutes encore à examiner», a expliqué hier à la demande du «Matin» le docteur Daniel Eisenhart. Idem pour la drogue et le poison. «Les analyses toxicologiques prendront plus de temps.» Seule certitude, l'examen des parties génitales a permis aux médecins d'affirmer que la fillette n'avait pas subi de viol.

De l'avis de Bruno Fehr, le commandant de la Sûreté saint-galloise, il est impossible de déterminer aujourd'hui où Ylenia a été tuée. Il a également souligné que «rien dans l'état actuel de l'enquête ne permet de supposer que le suspect soit un tueur en série».


http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=299969

Gepost door: Jacques | 28-09-07

Chiens policiers dénués de flair - archives
Selon un dresseur de bergers allemands policiers, les agents n'ont pas su interpréter les signes donnés par l'animal qui les accompagnait et qui sont parfois très fins.

Les critiques fusent de toute part pour fustiger le rôle des chiens qui n'ont pas su détecter le corps de la fillette de 5 ans assassinée. Mais les policiers en prennent aussi pour leur grade

Victor Fingal - 18/09/2007 Le Matin

«Si le corps d'Ylenia n'a pas été découvert plus tôt, c'est la faute aux chiens qui sont passés sans réagir à côté de l'endroit où il était enterré.» Ces propos tenus par Bruno Fehr, commandant de la sûreté saint-galloise, ont suscité de vives critiques parmi les dresseurs de limiers à quatre pattes.

«Le chien ne peut être tenu pour responsable», a rétorqué de son côté Hans Schlegel, directeur d'un centre de dressage de chiens à Gansingen (AG) qui prépare des bergers allemands à accompagner des policiers. D'après le dresseur, les policiers n'ont pas su interpréter les signes donnés par l'animal qui les accompagnait et qui sont parfois très fins.

«Si le corps d'Ylenia n'a pas été découvert plus tôt, c'est la faute aux chiens qui sont passés sans réagir à côté de l'endroit où il était enterré»
Bruno Fehr, commandant de la sûreté saint-galloise
Autre version des faits, répercutée par les médias alémaniques, la décomposition du corps de la fillette n'était pas suffisamment avancée pour être détecté par les chiens engagés dans les recherches quand ils ont quadrillé la zone, le 2 août dernier, soit deux jours après la disparition d'Ylenia.

La police saint-galloise a promis de faire le point sur les manquements supposés de ses effectifs. Seule certitude, les déclarations de Simon Kuhn, 28 ans, l'informaticien de Winterthour qui a découvert le corps de l'enfant, accablent les policiers: «Aucune personne qui serait passée par l'endroit où était enterrée l'enfant et aurait regardé par terre n'aurait dû la manquer.» Ylenia gisait à une profondeur d'environ 50 cm et les bêtes sauvages avaient en partie déterré le corps.

La date des funérailles de la fillette n'a pas encore été fixée et, d'après la police saint-galloise, le corps ne devrait pas être rendu à la famille avant la semaine prochaine. Les résultats de l'autopsie sont attendus aujourd'hui et devraient expliquer les circonstances de la mort de l'enfant et répondre à la question de savoir si Ylenia a été violée.


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'Tueur pédophile' - archives Ylenia: la thèse du tueur pédophile s'effrite


L'autopsie du corps d'Ylenia, retrouvé samedi dans la forêt à Oberbüren, devra déterminer les circonstances de la mort de la fillette.


Le ravisseur et meurtrier de l'enfant appartenait à la catégorie des graves psychopathes mais n'était pas forcément un pédophile actif. Les résultats de l'autopsie d'Ylenia sont attendus mardi

Victor Fingal - 16/09/2007 Le Matin

«Les photos récoltées par la police espagnole sur l'ordinateur du suspect n'ont pas de contenu pornographique. Ce sont des photos de famille avec enfants représentant des proches ou des connaissances.» Pour Bruno Fehr, le chef de la sûreté saint-galloise, rien ne prouve qu'Urs Hans von Aesch, 67 ans, le ravisseur d'Ylenia, dont le corps a été retrouvé samedi à Oberbüren (SG), appartenait à la catégorie des pédophiles actifs.

Vreni von Aesch, l'épouse du suspect, qui s'était suicidé après avoir tenté d'abattre un promeneur près de l'endroit où Ylenia a été partiellement déterrée par des bêtes sauvages, a toujours nié que son mari était pédophile. «Je peux imaginer qu'il ait tué un enfant afin de lui éviter de vivre, tant il trouvait l'existence abominable», avait expliqué l'ancienne institutrice à des médias alémaniques.

Tendances suicidaires
Urs Hans von Aesch avait par contre un comportement de grave psychopathe. Il était persuadé que le monde entier lui en voulait et avait transformé sa maison de Benimantell, près d'Alicante (Espagne), en petit fortin et accumulait les armes à feu. Plusieurs fois, à sa femme et des proches, il avait fait part de son intention de mettre fin à ses jours.

D'après l'oncle d'Ylenia, qui s'exprimait aussi au nom de Charlotte, la maman d'Ylenia, le seul tort de sa nièce était d'avoir été au mauvais moment au mauvais endroit. «Malgré ce fait, cela n'aurait pas dû se passer», a encore confié à la SonntagsZeitung l'homme éprouvé par le drame familial. «Par contre, nous sommes soulagés d'avoir enfin une certitude. Mais nous avions gardé l'espoir jusqu'à la dernière minute.»

Le frère de la maman de la petite fille assassinée à l'âge de 5 ans et demi s'est aussi adressé aux parents d'enfants: «Que les parents ne laissent plus sortir leurs enfants, ce serait faux. Il ne faut pas qu'à cause d'Ylenia nous assistions à une vague d'hystérie.»

Les résultats de l'autopsie, qui doivent encore déterminer les circonstances de sa mort et répondre à la question de savoir si la petite fille a été violée, sont attendus pour mardi.

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'Elle devait se trouver là!' - archives
Corps d'Ylenia : elle devait se trouver là!


Simon K., 28 ans, un Zurichois qui effectuait des recherches à titre privé, est tombé hier vers midi dans le bois de Hartmann sur le corps sans vie de la petite Ylenia.


L´homme, qui a trouvé le corps d´Ylenia samedi, avait élaboré son propre plan de recherche. Sur la base des faits, il en avait déduit que le cadavre de la fillette disparue le 31 juillet devait se trouver dans la forêt d´Hartmann, près d´Oberbüren (SG).

Victor Fingal et les agences - 16/09/2007 Le Matin Dimanche


L´homme avait échafaudé son plan de recherche sur la base des informations diffusées par les médias et sur internet, a déclaré le Zurichois dans une interview publiée dans la "SonntagsZeitung". Depuis près de trois semaines - pendant ses vacances -, il s´était lancé à la recherche de la fillette.
Il s´est préparé très sérieusement. Avant chaque recherche, il visualisait très concrètement, ce qu´il pouvait découvrir.


Raisons personnelles

Des raisons personnelles l´ont incité à se lancer dans la recherche d´Ylenia. De fait, il ne connaissait pas la famille de la fillette disparue. Il voulait aussi simplement que la mère d´Ylenia soit fixée sur le sort de son enfant.

L´argent promis pour retrouver la petite fille n´a joué aucun rôle: il ne savait pas jusqu´à samedi qu´une récompense de 21 000 francs était offerte à toute personne, qui permettrait de retrouver l´enfant.
L´homme a retrouvé le corps après une heure et quart de recherche samedi. Il a immédiatement appelé la police. Le cadavre, retrouvé dans un bois relativement clairsemé, n´était plus recouvert de terre. Des traces d´animaux ont été retrouvées à proximité du corps.
Il espérait trouver Ylenia, a-t-il dit, mais il ne croyait pas vraiment y parvenir. Le Zurichois partait souvent avec un Cocker Spaniel, un chien, qui appartient à un de ses proches. Samedi, le Zurichois était seul.
L´institut de médecine légale de St-Gall devrait rendre publiques ses analyses mardi, a indiqué la police. A ce stade, plusieurs questions restent encore ouvertes.


Incroyable

La portion de bois où reposait Ylenia avait déjà été visitée plusieurs fois par les policiers et des chiens spécialisés dans la recherche de cadavre. Un lieu situé à 120 mètres de la croix sous laquelle Urs Hans von Aesch, 67 ans, avait dissimulé le casque de vélo et le sac à dos contenant les habits bien rangés de la fillette.

«Nous ne savons pas pourquoi les chiens n'ont pas réagi», avouait hier Sigi Rüegg, 50 ans, le commandant régional de la police saint-galloise en charge des recherches sur le terrain. «Les hommes ont parcouru la zone en marchant en ligne, certains étaient équipés d'outils de jardinage.» Pourtant, la terre fraîchement retournée n'a pas titillé les fouilleurs et l'odeur du corps n'a provoqué aucune réaction chez les limiers à quatre pattes. «Nous allons devoir déterminer les raisons de cet échec», a ajouté Sigi Rüegg.


Comment a-t-elle été tuée?

Autre élément troublant, aucune trace de pelle ou de pioche, ni sur le terrain ni dans la fourgonnette blanche d'Urs Hans von Aesch, qui avait enlevé Ylenia le 31 juillet dernier après sa sortie de la piscine d'Appenzell. Quant à l'arme que le pervers a utilisée, le jour de l'enlèvement, pour tirer sur un promeneur avant de se suicider avec une autre arme, elle n'a pas non plus été repérée dans les bois d'Oberbüren. et ce malgré les centaines de policiers, de soldats ou de pompiers qui ont participé aux recherches.

Pour l'heure, et dans l'attente des résultats prévus mardi des analyses effectuées actuellement par l'Institut saint-gallois de médecine légale, aucune information n'a filtrée sur la façon dans la fillette a été tuée. Aucune réponse n'a non plus été apportée à la question de savoir si Ylenia avait été violée par son bourreau avant de mourir. «Nous devons encore identifier formellement Ylenia sur la base des analyses de l'ADN», explique Bruno Fehr, 50 ans, le commandant de la police cantonale saint-galloise... tout en ajoutant que le doute n'était plus permis. «L'enfant portait sur elle des bijoux qui appartenaient à Ylenia. Le fait qu'elle était dévêtue et le lieu de la découverte, tout cela concorde avec les circonstances de la disparition de la fillette.»

Simon avait déjà fouillé plusieurs fois les bois d'Oberbüren avant sa macabre découverte faite hier vers midi. «D'habitude, il parcourait les bois avec un chien, a aussi raconté le policier. Mais ce n'était pas le cas hier. Il avait commencé les recherches à onze heures.» D'après la police cantonale, Simon a été marqué par la mort d'un enfant dans sa famille et voulait aider les proches d'Ylenia dans la mesure de ses moyens. Simon devrait empocher la somme de 21 000 francs mis à disposition par la police appenzelloise pour récompenser celui qui aiderait à retrouver Ylenia.


Condoléances de Micheline Calmy-Rey

Quant à Charlotte, la maman qui avait repris son travail il y a deux semaines, elle a reçu la terrible nouvelle peu après la découverte du corps. Elle est entourée par des psychologues et des proches qui lui apportent tout leur soutien. Des articles parus récemment dans la presse alémanique avaient donné de faux espoirs à la maman. Selon le témoignage d'une femme rapporté dans les médias - mais démenti par Thomas Hansjakob, le procureur en charge du dossier - trois hommes auraient enlevé la fillette. Ce qui laissait planer le doute quant à l'issue fatale d'Ylenia.
Micheline Calmy-Rey a présenté hier dans la soirée ses condoléances à la famille d´Ylenia. Invitée à Saint-Gall par plusieurs communautés religieuses pour le Jeûne fédéral, la présidente de la Confédération a dit être en pensées et prières avec les parents de la petite fille.


Les polices planchent sur l'alerte enlèvement

Les polices cantonales de Suisse se réveillent. Elles ont décidé mardi de s'informer sur les systèmes d'alerte pour enlèvement d'enfants, déjà existants dans d'autres pays. «Nous avons pris la décision de nous informer sur les solutions à adopter en Suisse. L'objectif est de mettre en place une alerte», a annoncé hier Urs Geissbühler, secrétaire général de la Conférence des commandants des polices cantonales de Suisse (CCPCS). Il participera d'ailleurs le 24 ou le 26 septembre à une réunion à Berne sur le sujet. Réunion organisée par les radicaux genevois, auteurs d'une motion pour créer une alerte via MMS. Les opérateurs de téléphonie mobile sont conviés à ce forum. Objectif des organisateurs: obtenir leur feu vert pour mettre en place un système. Car une première demande écrite n'a pas suffi à tous les convaincre. Seul Swisscom a répondu favorablement à cette demande. Sunrise et Orange ne montrant pas un grand intérêt. Les Genevois ont fait appel au vice-président des radicaux Suisses, Léonard Bender, pour les faire changer d'avis: «Il faut donner un coup d'accélérateur pour que cette disponibilité citoyenne des opérateurs se traduise le plus rapidement possible en actes.»
Rien n'est encore fait pour autant. La décision relève du politique. Ces derniers jours, les propositions se sont succédé, avec celle de l'alerte par MMS («Le Matin Dimanche» du 19 août 2007), d'un plan d'alerte enlèvement diffusé par la radio et la télévision et celle demandant l'analyse les systèmes d'informations du grand public. Jeudi, cent personnalités ont lancé un appel pour demander la création d'un dispositif.

Par Sophie Roselli

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Rappel des faits

Mardi 31 juillet 2007
Vers 10 h du matin: disparition d'Ylenia Lenhard, 5 ans et demi, après que celle-ci ait quitté la piscine municipale du village d'Appenzell où elle était allée récupérer un flacon de shampoing. 12 h: sa mère signale sa disparition. Début des recherches. Le soir: une camionnette blanche abandonnée, aux plaques espagnoles, est signalée dans la forêt de Billwiler, dans la commune d'Oberbüren (SG), située à 34 km d'Appenzell. Le véhicule avait été repéré deux jours auparavant près de la piscine d'Appenzell vers 11 h 30.

Mercredi 1er août
Matin: le corps d'Urs Hans von Aesch, un Suisse de 67 ans qui vivait en Espagne, est retrouvé près de sa camionnette une balle dans la tête. Il s'est suicidé. A 20h, le casque et le sac à dos contenant les habits de la fillette sont retrouvés devant une croix dans la commune saint-galloise d'Oberbüren.

Jeudi 2 août
La trottinette d'Ylenia est retrouvée près du lieu où s'est suicidé le sexagénaire.
Samedi-dimanche 3-4 août
80 policiers et pompiers, des maîtres-chiens, des plongeurs et un hélicoptère sont engagés pour retrouver Ylenia.

Vendredi 10 août
Perquisition de la maison d'Urs Hans von Aesch en Espagne.

Vendredi 24 août
Une analyse ADN approfondie atteste qu'Ylenia a bien été transportée dans la camionnette d'Urs Hans von Aesch.

Mardi 28 août
20 policiers et 50 soldats passent au peigne fin la forêt entre Bischofszell (TG) et Niederbüren (SG).

Mercredi 29 août
Une récompense de 21 000 francs est promise à toute personne susceptible d'aider à retrouver Ylenia.

Jeudi 30 août
Un avis de recherche est lancé sur les télévisions allemande et autrichienne.

Samedi 15 septembre
Vers midi: découverte du corps d'Ylenia, dans la forêt de Hartmann, entre Oberbüren (SG) et Niederwil (SG), par un particulier zurichois, à 120 m de l'endroit où les affaires de la fillette avaient été retrouvées le 1er septembre.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=298971

Gepost door: Jacques | 28-09-07

Alerte enlèvement - archives
Editorial: alerte enlèvement, plus que jamais


Blaise Willa - 15/09/2007 - Le Matin Dimanche

La Suisse est en deuil. Le corps d'Ylenia, 5 ans et demi, a été retrouvé hier enfoui dans la forêt à 120 mètres à peine de l'endroit où l'on avait découvert son sac à dos et son casque de cycliste. Des semaines de recherches, des kilomètres carrés ratissés, des moyens gigantesques mis au service d'une enquête que la Suisse a suivi jour après jour, dans une inquiétude grandissante. Il y a eu ces messages, des centaines, des milliers, venus de Suisse et d'ailleurs. Puis de l'espoir chez tous ceux qui ont voulu, eux aussi, aider la police sur place. De l'espoir, il y en a eu. Mais il s'est éteint, au bout de six semaines d'angoisse. L'issue de cette tragédie coïncide avec l'appel persistant de la population, de certains politiques, pour la création d'une «alerte enlèvement», comme elle existe déjà en France, en Belgique ou aux Etats-Unis.

A Genève, les radicaux ont proposé que les opérateurs téléphoniques mettent leurs réseaux à disposition pour faire passer au plus vite les MMS des enfants disparus. A Fribourg, la pétition d'une fondation circule sur Internet. A Berne, les socialistes ont déposé un postulat et la Commission des Affaires juridiques du National adopté deux projets de motion allant dans le même sens. Ce n'est pas tout! Cette semaine, cent personnalités ont même signé un appel chez notre confrère Le Nouvelliste pour que la Suisse se mobilise enfin.

Il ne s'agit plus de se tâter et de tergiverser. De compter ses sous (si peu, en fin de compte) ou d'évaluer l'opportunité de cette procédure nationale. Poussons politiques, polices - puisqu'elles se réveillent enfin - et opérateurs pour qu'ils mettent en place au plus vite un dispositif efficace et digne de leurs voisins français. Un dispositif qui n'aurait peut-être pas pu sauver la petite Ylenia de la mort. Mais un moyen simple qui permettra certainement à d'autres enfants de ne pas connaître le même sort.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=298969

Gepost door: Jacques | 28-09-07

'Le "Blick" freine l'enquête' - archives
Affaire Ylenia: le "Blick" freine l'enquête


"le journal induit volontairement le public en erreur", selon le procureur.

Le procureur st-gallois en charge de l´enquête sur la disparition de la petite Ylenia accuse le "Blick" de retarder les recherches en publiant de fausses informations. Le quotidien de boulevard contribuerait par ailleurs a donner de faux espoirs aux proches.

7/09/2007 Le Matin Online & les agences


Thomas Hansjakob s´insurge contre le fait que le "Blick" insiste depuis plusieurs jours sur le témoignage d´une femme qui prétend avoir vu Ylenia avec trois hommes dans le véhicule du ravisseur présumé le 31 juillet. Après vérification, les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que cette déclaration ne coïncide pas avec les "résultats objectifs" de l´enquête.

La police n´est pas à la recherche de complices, a écrit le procureur dans un communiqué. Selon M. Hansjakob, "le journal induit volontairement le public en erreur".

Contacté par l´ATS, le rédacteur en chef du "Blick", Rolf Cavalli, a rejeté ces accusations avec véhémence. Il est tout au plus prêt à discuter de la phrase publiée vendredi selon laquelle la police "rechercherait activement" un deuxième homme.

Aucune trace

Les enquêteurs n´ont toujours aucune trace de la fillette de cinq ans et demi disparue le 31 juillet près de la piscine couverte d´Appenzell. Son ravisseur présumé, un Suisse domicilié en Espagne âgé de 67 ans, s´est donné la mort le même jour dans un bois.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=295602

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'J'ai vu Ylenia' - archives

Affaire Ylenia: «J'ai vu la petite avec trois hommes»


Une femme assure qu'elle a vu la petite fille se faire emmener dans la camionnette blanche en compagnie de trois individus. Un témoignage révélé cinq semaines après la disparition

5/09/2007 Le Matin Bleu


C'est le «Blick» qui le révèle: Cathy S., 51 ans, affirme avoir assisté à ce qui devait être l'enlèvement de la petite Ylenia. Ce 31 juillet, à 13 heures, cette mère de 5 enfants est au volant de sa Renault Twingo sur la route entre Herisau et Niederzuzwil lorsqu'elle aperçoit devant elle une camionnette blanche immatriculée en Espagne qui roule très lentement, avant de s'arrêter à l'orée d'une forêt.

La conductrice s'arrête à son tour: «Je voulais les aider, j'ai pensé que ces gens cherchaient leur chemin», raconte-t-elle au «Blick». Mais en s'approchant de la camionnette, elle découvre qu'il y a une forte agitation à l'intérieur. Selon son témoignage, trois hommes se seraient trouvés à bord: un blond d'environ 45 ans (le chauffeur), un barbu plus âgé (Urs von Aesch?), un troisième homme assis au fond, ainsi qu'une petite fille blonde. Elle aurait crié par la fenêtre: «Je veux ma maman, je veux rentrer à la maison». L'un des hommes l'aurait alors aussitôt rabrouée en l'appelant par son prénom, «Ylenia», avant que la conductrice ne se fasse elle-même chasser.

Pourquoi ce témoignage n'arrive-t-il que maintenant? Cathy S. assure qu'elle s'est rendue très vite à la police lorsqu'elle a vu les gros titres des journaux, le 3 août. «On ne m'a pas crue. On m'a même demandé si j'avais pris des drogues». Le 21 août, elle est toutefois à nouveau entendue par la police. On lui montre une douzaine de photos, passeport d'hommes. Elle aurait alors reconnu l'homme blond.

Le commandant de la police de Saint-Gall n'a pas voulu commenter les révélations du «Blick».

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=294833

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'21 000 francs à qui fera avancer l'enquête- - archives
Affaire Ylenia: 21 000 francs à qui fera avancer l'enquête
Cathy Macherel - 29/08/2007 Le Matin Bleu & les agences


Un mois après la disparition de la petite Appenzelloise, la police accepte le recours à la récompense financière pour tenter de trouver de nouveaux indices. Une méthode qui n'est pas sans risque. Ce soir, les enquêteurs lanceront un avis de recherche dans l'émission «Aktenzeichen XY», diffusée sur la chaîne allemande ZDF et la chaîne autrichienne ORF. A la clé, une récompense de 21 000 francs à qui apportera des indices déterminants.

La police espère récolter des informations auprès de touristes germanophones qui se trouvaient dans la région au moment des faits. On ne sait en revanche qui est le généreux donateur de la récompense.

A analyser les sites des polices cantonales, le recours à la récompense, émanant toujours de fonds privés (famille, comité de soutien), semble de plus en plus utilisé dans les enquêtes policières du côté de la Suisse alémanique.

Exemple à Lucerne, où 10 000 francs sont offerts à qui aidera à résoudre le meurtre d'une octogénaire remontant à septembre 2005. A Zurich, la même somme était offerte dans l'affaire de l'apprenti tué le 11 août dernier lors de la Street Parade. Sept jours après les faits, les indices parvenus à la police ont permis l'arrestation du meurtrier.

Efficace, mais pas sans danger. «Avec ces méthodes, le risque est grand de voir débarquer les chasseurs de primes qui vous mettent sur de fausses pistes», commente Philippe Jaton, porte-parole de la police vaudoise. De mémoire de policier vaudois, on a souvenir d'une seule affaire où la famille s'était mobilisée pour offrir quelques milliers de francs.

Idem à Fribourg, où l'armée avait avancé une récompense afin de retrouver des armes volées à Marly. En Suisse romande, son recours reste l'exception.

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Stanislas, 23 ans, assistant social, Lausanne:
«On va recevoir des faux indices, de la part de personnes attirées que par l'argent.»

Marie, 24 ans, étudiante en art, Clarens:
«Quand les gens veulent vraiment aider, l'argent n'est pas une motivation décisive.»

Olivier, 21 ans, décorateur, Lausanne:
«S'il y a de l'argent à la clé, ça va peut-être pousser les gens à aider la justice.»

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'Ventes des i-Kid' - archives
URNÄSCH (AR) - PORTABLE MUNI D'UN GPS
La disparition d'Ylenia a dopé les ventes des i-Kid


Ces téléphones portables équipés d'un GPS permettent aux parents de localiser leur enfant en tout temps sur leur ordinateur branché sur Internet. De plus, des numéros d'appel préenregistrés donnent la possibilité à l'enfant qui ne sait pas encore lire d'appeler sans difficulté en cas de détresse.


Depuis la disparition d'Ylenia, les i-Kid, ces téléphones portables aux allures de jouet qui renseignent les parents sur le parcours emprunté par leur progéniture, se vendent comme des petits pains

Victor Fingal - 28/08/2007 - Le Matin


«Depuis un mois, et cela coïncide avec la date de la disparition d'Ylenia, les ventes en Suisse des i-Kid ont simplement quadruplé.» Hans Meli, 44 ans, directeur de Nexttrack Solutions à Urnäsch (AR), commercialise un natel révolutionnaire destiné aux enfants d'âge préscolaire.

«Equipé d'un GPS qui envoie un signal par téléphone toutes les dix minutes, il permet aux parents de localiser sur leur ordinateur branché sur Internet et en tout temps leur enfant qui détiendrait un i-Kid.» Le signal est envoyé automatiquement sans que l'enfant doive intervenir. Plus rassurant encore, si l'enfant sort d'une zone qui lui est attribuée par les parents, un SMS d'alerte est envoyé à la personne responsable. Quant à l'appareil lui-même, il est équipé d'un clavier simplifié qui comporte de 1 à 4 des touches qui permettent de composer des numéros de téléphone préenregistrés par les parents. Avec en plus un 0 en rouge, numéro dit de panique, qui va composer alternativement les quatre numéros préenregistrés et, en cas de non-réponse, l'appel sera transféré directement à une centrale. «Actuellement, le poste d'alarme des i-Kid est situé en Allemagne, c'est lui qui doit contacter la police cantonale concernée, poursuit Hans Meli. Mais nous travaillons actuellement sur un projet qui permettrait à l'enfant en détresse de contacter directement une société de vigiles en Suisse, laquelle aiguillerait les appels au secours sur la police habilitée à traiter le cas.» Reste que la sécurité d'un enfant par natel n'est pas donnée. L'appareil coûte 299 francs à l'achat et il faut compter encore avec un abonnement à une société de télécommunication. «Chaque signal de localisation envoyé par un i-Kid, toutes les dix minutes, correspond au coût de l'envoi de données entre 1 et 2 mégabits. En Allemagne, le coût global sur un mois est de 23 centimes d'euro, soit environ 40 centimes. Mais, en Suisse, il faut compter 5 francs par mois avec Orange et près de 100 francs avec Swisscom.» D'après les estimations de Hans Meli, un i-Kid coûterait en moyenne 300 francs par an tout compris selon les prestataires de services: certains d'entre eux ne font pas payer l'appareil, qui est inclus dans le contrat d'abonnement.

De nouvelles recherches ont débuté hier matin pour tenter de retrouver Ylenia. Près de 70 policiers et soldats passeront pendant plusieurs jours au peigne fin une forêt entre Bischofszell (TG) et Niederbüren (SG).


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Gepost door: Jacques | 28-09-07

'Vreni von Aesch' - archives
Affaire Ylenia: l'épouse de von Aesch parle enfin


La femme d'Urs Hans von Aesch, le ravisseur présumé de la petite Ylenia, parle enfin. Dans un entretien exclusif au «SonntagsBlick», Vreni n'exclut pas que son mari ait tué la petite. Mais repousse catégoriquement les soupçons de pédophilie

Stéphanie Ringel - 25/08/2007 «SonntagsBlick»


Un pull lilas et des pantalons à carreaux, les cheveux argentés coiffés en queue de cheval: Vreni von Aesch, 58 ans, à la fois ferme mais fragile, répond, derrière le portail en fer de son jardin, en Espagne. Dans une main un téléphone, dans l'autre un trousseau de clés. Elle hésite. Puis ouvre la lourde chaîne d'acier du portail: «Venez. Maintenant je veux parler. Je veux que cessent enfin toutes les spéculations qui entourent cette affaire.»
La demeure des Aesch, le long d'une route de campagne à l'extérieur de Benimantell est une maison à deux étages typique de la région: les pièces pour vivre en bas, celles pour dormir en haut. Pas du tout typique en revanche, le fait que toutes les fenêtres soient grillagées, et les stores baissés.

Madame von Aesch, comme vous sentez-vous?
(Après une longue pause.) Difficile de répondre... je suis triste naturellement. J'ai perdu mon mari. Mais je n'ai absolument pas le temps de réfléchir à ce veuvage. Ce sera vraiment pénible lorsque toute cette agitation aura passé. Maintenant je dois surtout veiller à ne pas m'effondrer nerveusement.

Qui s'occupe de vous?
La famille et beaucoup d'amis. Ils me soutiennent tous. Les Espagnols aussi.

Qu'est-il arrivé au corps de votre mari?
J'ai eu la chance qu'il puisse être incinéré sans que la presse ne l'apprenne. Tout est aujourd'hui liquidé.

Cela résonne de manière très pragmatique...
C'est de toute façon déjà assez difficile. Quand quelqu'un se tire une balle dans la tête, ce n'est pas très beau à voir. J'ai gardé dans la mémoire le souvenir de mon mari comme je l'ai vu vivant la dernière fois.

Qu'est-il arrivé aux cendres?
Il est égal à mon mari de savoir ce qu'il advient de ses cendres.

Vous décidez?
Oui. L'urne est encore en Suisse. Jusqu'à maintenant rien n'est décidé. Il ne se sentait de toute façon pas bien, les derniers temps, en Espagne. Je le laisserai quelque part dans la nature. C'est ce qui lui convenait. Mais cela ne presse pas.

Il existe de sérieux indices qui montreraient que votre mari était pédophile
Je serais très heureuse que cette campagne de haine cesse. Le reproche est complètement absurde. J'ai vécu avec mon mari. Je sais comment il était. Ou bien? Urs Hans était un homme absolument normal. Par ailleurs....

Oui?
Je trouve la presse très peu sensible. Elle écrit et agit sans retenue pour les personnes concernées.

Que pensez-vous de l'affaire Ylenia?
En été, il n'y a guère d'autres nouvelles. Lorsque la presse tient quelque chose, elle le gonfle. Tout cela n'est pas nécessaire. Cela gêne le travail de la police.

Avez-vous collaboré avec la police?
J'ai donné des informations sur tous les points qu'elle désirait connaître. Et je continuerai.

La police a découvert dans le véhicule de votre mari des traces d'ADN d'Ylenia....
Je dois l'accepter

Pouvez-vous vous imaginer que votre mari ait violé Ylenia?
Mon mari ne pouvait pas faire de mal à un animal. Lorsqu'il devait égorger les poules, il s'y prenait de nuit. Il s'emparait d'elles calmement, afin qu'elles ne s'affolent pas. Il les caressait, avant de leur allonger le cou, et, pour plus de sûreté, leur couper la tête. Il ne pouvait pas voir souffrir les animaux.

Pouvez-vous vous imaginer que votre mari ait pu....
...Que mon mari ait pu violer un enfant? Il n'était pas pédophile. Il était très sociable. Il parlait avec tous, des enfants aux vieilles gens.

Pouvez-vous vous imaginer que votre mari ait tué Ylenia?
Je dois malheureusement l'imaginer.... en effet (Elle se tait. Pétrit sa tasse de café. Une larme brille sur un oeil.)

Pourquoi?
Oui, pourquoi? Peut-être avait-il peur de quitter seul ce monde. D'un autre côté, il avait ses convictions: la vie était une corvée, sans plus aucun plaisir. Mieux aurait valu ne pas naître. Je n'exclus pas qu'il ait radicalisé de telles pensées. Et qu'il ait songé à épargner pareille horreur, pareille existence à un enfant. Je n'exclus pas un tel mouvement de pensées.

Les habits d'Ylenia étaient bien ordonnés et déposés de manière visible. L'enfant était nue. Cela ressemble à un rituel, non?
Un rituel? Je n'en sais rien. Je peux tout au plus m'imaginer qu'il ait pensé: on vient nu au monde, on peut le quitter nu aussi.

Vous excluez la pédophilie, mais vous n'excluez pas le meurtre?
Je ne peux effectivement pas l'exclure. Contact il y a eu, le nier n'a aucun sens. Mais je n'en sais pas plus!

La police a fouillé votre maison et saisi les ordinateurs. Ils y ont trouvé les photos de trente enfants. Votre mari semble avoir cherché activement le contact avec des pédophiles sur des forums spécialisés....
Ce sont des mensonges. Nous avons reçu les ordinateurs d'amis. De toute façon mon mari disait être trop vieux pour utiliser les ordinateurs. De plus, nous n'étions pas reliés à Internet. C'est pourquoi toutes ces affirmations me font rire.

Votre mari est mort. Ylenia est toujours portée disparue. Croyez-vous en un dieu juste?
Je ne parle pas de mes sentiments religieux. Il me suffit de me sentir entourée d'une force supérieure, Dieu.

Priez-vous?
On peut sans doute appeler cela prier, oui. Ou recueillement à l'intérieur de soi-même. L'essentiel est que je trouve la paix en moi-même.

Priez-vous pour Ylenia et sa mère?
Bien entendu que je prie pour Ylenia et sa mère.

Pourquoi n'avez-vous pas encore pris contact avec la mère de la petite disparue?
Que dois-je dire? Je peux m'imaginer combien l'incertitude la fait souffrir. Mais je ne suis pas capable, en ce moment, de faire quoi que ce soit à par tir de cela. D'autre part, la police m'a conseillé de ne pas contacter la mère d' Ylenia. Ce serait trop tôt.

Traduction et adaptation «Le Matin Dimanche»
http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=291154

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'Camionnette von Aesch' - archives
Ylenia a été dans la camionnette de von Aesch


Ylenia a bien été transportée dans la camionnette d'Urs Hans von Aesch, retrouvée dans la forêt d'Oberbüren


L'analyse approfondie des traces ADN révèle que la petite fille a bien été transportée dans le véhicule de son ravisseur présumé

24/08/2007 Le Matin


La petite Ylenia a bien été transportée dans la fourgonnette de son ravisseur présumé, a révélé l'analyse approfondie des traces ADN. Par ailleurs, l'enquête continue de piétiner. De nouvelles recherches n'ont abouti à aucun résultat.

Sur les indications d'un radiesthésiste, la police d'Appenzell Rhodes-Extérieures a fouillé jeudi un ravin entre Stein et Teufen avec l'aide de membres du Club alpin suisse. Elle n'a rien trouvé.

Le radiesthésiste avait indiqué de façon très précise où se trouvait le corps de la fillette, de même que l'arme utilisée par le kidnappeur. Les enquêteurs prennent les informations émanant de radiesthésistes ou de médiums tout aussi au sérieux que les autres, dit la police d'Appenzell Rhodes-Extérieures, qui en a reçu 25 au total.

Objets saisis en Espagne analysés à Saint-Gall
Trois semaines après la disparition d'Ylenia, les enquêteurs ne savent toujours pas où pourrait se trouver l'enfant ou son corps. Entre-temps, les objets saisis par la police espagnole au domicile du principal suspect sont arrivés à Saint-Gall. La police va les analyser.

Les premières analyses ADN avaient montré que le Suisse de 67 ans était entré en contact avec le casque de cycliste, le sac à dos et la minitrottinette de la fillette. Il est fortement soupçonné d'avoir enlevé Ylenia le 31 juillet près de la piscine d'Appenzell. Ce même jour, il s'est suicidé d'une balle dans la tête à Oberbüren (SG). L'homme vivait avec sa femme à Benimantell (E), depuis 1990.

La Suisse devrait suivre l'exemple de la France et introduire un système «alerte enlèvement» et un système d'alerte par MMS lors de la disparition d'enfants. La Commission des affaires juridiques du Conseil national soutient ce concept. Elle déposera deux motions demandant au Conseil fédéral de légiférer dans ce sens.


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'von Aesch pédophile' - archives
Disparition d'Ylenia: le ravisseur était pédophile


Des experts en informatique ont pu reconstituer certains fichiers effacés sur les ordinateurs saisis au domicile d'Urs Hans von Aesch en Espagne. C'est ainsi qu'ils ont découvert que le pervers conversait sur le Web avec des abuseurs reconnus

La police espagnole affirme que les ordinateurs du ravisseur de la fillette de 5 ans et demi contiennent la preuve de la perversité d'Urs Hans von Aesch

Victor Fingal - 20/08/2007 Le Matin


«C'était un bon mari.» Vreni, 58 ans, l'épouse d'Urs Hans von Aesch, avait décrit ainsi les quelque trente années passées avec le ravisseur d'Ylenia, 5 ans et demi. Mais les derniers résultats de l'enquête menée en Espagne tendraient à prouver exactement le contraire. Les limiers spécialisés en informatique ont réussi en effet à faire parler les ordinateurs saisis au domicile des von Aesch à Benimantell, dans la province d'Alicante, et à restaurer en partie le contenu des fichiers qui avaient été intentionnellement effacés. Le «bon mari» surfait sur les sites pédophiles et conversait sur le Web avec des abuseurs reconnus.

Psychopathe dangereux et glacial
D'après Blick, les profilers espagnols ont réussi aussi à établir un portrait psychologique de von Aesch, qui avait tenté d'abattre un promeneur en forêt le 31 juillet dernier. Une date qui coïncide avec celle de la disparition de la petite Ylenia, dont les effets retrouvés peu après à Oberbüren (SG) portaient encore les traces d'ADN de son bourreau. Bref, Urs Hans von Aesch, 67 ans, qui avait préféré se suicider peu après la fusillade dans les bois, est décrit comme un psychopathe dangereux et glacial.

La Guardia civil est persuadée que Vreni von Aesch, une personnalité en apparence si effacée, tente en fait de couvrir son mari dont elle connaissait les agissements, et la justice espagnole attend avec impatience pour l'interroger le retour de la veuve du pervers dans sa maison de Benimantell, une fermette qu'elle occupait avec son mari depuis 1990.

Au siège de la police cantonale de Saint-Gall, on attend d'être en possession du matériel saisi en Espagne avant de se prononcer. «Nous devrions le recevoir dans le courant de la semaine», a encore ajouté Hans Eggenberger, officier de police. Quant à Vreni von Aesch, qui vit actuellement au domicile de sa mère, dans le canton d'Argovie, elle est libre comme l'air. «Elle a été interrogée deux fois, une fois par la police, une autre fois par le juge instructeur. Aucune charge ne pèse contre elle. L'épouse du suspect peut donc se déplacer comme bon lui semble.»

Sur le terrain, des fouilles vont être à nouveau entreprises aujourd'hui dans le secteur d'Oberbüren. «Il s'agit de repasser en finesse dans une zone qui avait déjà été fouillée», a encore expliqué Hans Eggenberger. La police cantonale devrait aussi donner cette semaine des informations plus précises sur les analyses effectuées sur des prélèvements pris à l'intérieur de la fourgonnette blanche utilisée par le ravisseur.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=289306

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'Fichiers effacés' - archives
Les fichiers effacés de l'ordinateur


Sur cette unique photo publiée par «Blick», on reconnaît Vreni von Aesch et son mari, Urs, le ravisseur d'Ylenia.

Victor Fingal - 19/08/2007 Le Matin


Vreni, 58 ans, l'épouse du ravisseur d'Ylenia, 5 ans et demi, n'est peut-être pas la brave épouse effacée qui se cachait derrière la personnalité envahissante d'Urs Hans von Aesch, 67 ans. Présentée ainsi dans les médias depuis plusieurs semaines, la veuve a pu jouer un rôle plus important que prévu initialement dans les affaires criminelles de son mari. Les limiers espagnols désirent d'ailleurs l'interroger au plus vite. Mais l'épouse du Thurgovien qui s'est suicidé après avoir tenté d'abattre un promeneur qu'il prenait pour un témoin gênant ne devrait pas quitter pour le moment le domicile de sa mère, à Zetwil (AG). D'autant plus que les enquêteurs espagnols ont constaté que des fichiers ont récemment été effacés des disques durs des ordinateurs saisis chez le couple à Benimontell, dans la province d'Alicante, en Espagne. Or le périple de Vreni et Urs Hans von Aesch laissent supposer que l'homme qui a enlevé Ylenia à la sortie de la piscine d'Appenzell le 31 juillet dernier n'avait plus d'accès direct à ses ordinateurs depuis fin juin puisqu'il était en Suisse.

Contacts téléphoniques
Reprenons. Vers la fin du mois de juin, Vreni et Urs Hans von Aesch quittent leur domicile espagnol, qu'ils occupent depuis 1990, pour rendre visite à leurs proches en Suisse. Mais Urs Hans nourrit un autre dessein: acheter ou louer un appartement en Suisse centrale, car le Thurgovien paranoïaque s'estime en danger dans sa fermette d'Espagne. Après une dizaine de jours passés en Suisse, Vreni rentre seule en Espagne. Motif invoqué: elle doit s'occuper de nouveau de ses poules, placées chez des connaissances pendant son absence. Depuis, et jusqu'aux lendemains du kidnapping d'Ylenia attesté par les traces d'ADN d'Urs Hans von Aesch retrouvées sur les effets de la fillette, Vreni est restée chez elle à Benimontell et elle n'a eu que des contacts téléphoniques avec son mari. Un fait qu'elle n'a d'ailleurs jamais nié, elle se serait même encore entretenue avec lui le jour de la disparition de l'enfant.

En Suisse, Vreni a déjà été interrogée deux fois. Mais elle ne l'a été qu'à titre de témoin. Quant aux objets saisis lors des perquisitions effectuées à Benimontell par la Guardia civil espagnole, ils devraient être remis cette semaine aux limiers suisses.

http://www.lematin.ch/pages/home/actu/suisse/actu_suisse__1?contenu=289041

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'La police à bout de souffle' - archives
Ylenia: la police à bout de souffle


Les recherches pour retrouver Ylenia sont interrompues. Les forces de police ont été exemplaires, mais elles sont épuisées et sceptiques sur la possibilité de retrouver la petite fille. Ici, le 8 août dans la forêt d'Oberbüren.


Avec le temps, les témoignages qui permettraient de retrouver la petite fille de 5 ans et demi se font de plus en plus rares

Victor Fingal - 14/08/2007 Le Matin


«Des recherches ont encore été effectuées à Oberbüren (SG) hier. Mais il ne s'agissait que d'une vérification de fouilles qui avaient déjà été entreprises auparavant.» Hans Eggenberger de la police cantonale saint-galloise ne cachait plus hier son scepticisme sur la possibilité de retrouver Ylenia, 5 ans et demi, disparue depuis le 31 juillet. Plus de 1000 témoignages ont été vérifiés par les limiers des polices saint-galloises, appenzelloises et thurgoviennes. En vain. Les actions de recherches d'envergure qui avaient mobilisé jusqu'à près de 200 personnes, avec plongeurs, chiens et un hélicoptère de l'armée avaient déjà été abandonnées à la veille du week-end dernier. Aujourd'hui, ce sont les fouilles ponctuelles, basées sur des témoignages qui se font de plus en plus rares. «A part, les fouilles d'Oberbüren, poursuit l'officier de police, aucune autre recherche n'a été effectuée hier sur le terrain.»

«Des recherches ont encore été effectuées à Oberbüren (SG) hier. Mais il ne s'agissait que d'une vérification de fouilles qui avaient déjà été entreprises auparavant»
Hans Eggenberger, de la police cantonale saint-galloise
A Benimantell, dans la province d'Alicante, les fouilles de la maison et du jardin d'Urs Hans von Aesch, 67 ans, qui s'était suicidé peu après avoir enlevé la petite fille et tenté d'abattre un promeneur, sont aussi achevées. La Guarde Civile a remis les objets saisis à la justice espagnole qui doit ensuite les remettre à la justice suisse. «Ce ne sont pas des chicanes, tient à préciser Hans Eggenberger, c'est la procédure normale dans le cadre de l'entraide judiciaire.» Et le policier d'ajouter en substance que ces éléments, sauf miracle, ne devraient pas permettre d'aider les limiers à retrouver la petite fille. «N'oublions pas qu'Urs Hans von Aesch a quitté déjà l'Espagne au mois de juin et qu'il s'est déplacé uniquement en Suisse depuis lors. Ces éléments, par contre, devraient nous renseigner sur la personnalité du suspect.»

Il n'empêche, les enquêteurs vont porter une attention toute particulière aux portraits d'enfants, plusieurs dizaines selon la presse espagnole, retrouvés au domicile des von Aesch. Des photos qui vont intéresser l'unité intercantonale Soko Rebecca chargée des investigations sur la plupart des disparitions et meurtres d'enfants aujourd'hui encore inexpliqués en Suisse. «Ce sont des portraits tout à fait normaux et ils n'ont aucune dimension pédophile», a voulu tempérer Informacion.es , un journal de la province d'Alicante qui laissent entendre qu'ils peuvent tout aussi bien appartenir à des proches d'Urs Hans von Aesch et de Vreni, son épouse. Cette dernière, toutefois qui vit aujourd'hui en Argovie, sera encore interrogée par les enquêteurs.

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'von Aesch depressif' - archives
Ylenia: le ravisseur était dépressif

Selon son épouse, Urs Hans von Aesch se languissait dans leur maison de Benimantell, en Espagne

L'homme qui a enlevé la petite Ylenia se croyait victime d'un cancer. Son suicide ne surprend pas son épouse, Vreni
Vincent Donzé - 12/08/2007 Le Matin


«Son état de santé ne faisait qu'empirer. Dans ce sens, son suicide n'est pas inattendu pour moi», a déclaré la veuve du ravisseur d'Ylenia (5 ans), la petite Appenzelloise introuvable depuis bientôt deux semaines. Vreni von Aesch étaie cette déclaration recueillie vendredi par le SonntagsBlick: «Il était convaincu d'avoir un cancer. Mais il n'allait jamais chez le médecin.» Réfugiée à Zetzwil, en Argovie, dans le chalet de sa mère, tandis que son domicile espagnol a été perquisitionné vendredi («Le Matin Dimanche»), Vreni von Aesch compte sur l'autopsie pour savoir de quoi souffrait son mari, âgé de 67 ans, qui s'est suicidé le 31 juillet dernier, après avoir kidnappé Ylenia à la piscine d'Appenzell.

Le couple s'était rendu à Zetzwil (AG) début juillet, mais après une dizaine de jours Vreni von Aesch était retournée à Benimantell, en Espagne. «Mes amies ne pouvaient pas s'occuper plus longtemps de mes poules.» Son mari est donc resté chez sa mère pour chercher un appartement ou une maison. Mais Vreni von Aesch affirme que le couple ne voulait pas s'installer définitivement en Suisse: rendu dépressif par le paysage aride de Benimantell, son mari se languissait des prairies et des forêts alémaniques, et il cherchait une résidence secondaire qui lui remonterait le moral.

«Son état de santé ne faisait qu'empirer. Dans ce sens, son suicide n'est pas inattendu pour moi»
Vreni von Aesch
Urs Hans von Aesch ne désirait pas mettre d'enfants au monde, mais le couple était toujours prêt à en accueillir, comme l'attestent les jouets de plage retrouvés dans leur domicile espagnol et mis sous scellés après la perquisition. Sa veuve refuse de commenter l'enlèvement d'Ylenia: «Ce qui s'est passé me fait énormément souffrir, mais je ne sais pas comment je dois entrer en contact avec la maman.»

A Appenzell, la mère d'Ylenia peut compter sur le soutien de ses proches et de la population. Mais l'équipe de soin quitté le domicile de Charlotte Lenhard. «L'environnement familial peut désormais mieux l'aider», a relaté son frère dans la SonntagsZeitung. Après le rassemblement la semaine dernière de 500 personnes autour d'un feu, une prière quotidienne rassemble à l'église évangélique une vingtaine de parents sans lien direct avec Ylenia. Sa maman garde l'espoir de la retrouver en vie, tandis que la police vérifie l'implication éventuelle d'Urs Hans von Aesch dans huit disparitions jamais élucidées, dont celle de Sara Oberson en 1985. En 1982, les habits de Rebecca Bieri avaient été découverts soigneusement rangés dans son sac, tout comme ceux d'Ylenia.

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'von Aesch maison' - les activités d'un homme 'dépressif' - archives
Des jouets pour le sable chez le ravisseur d'Ylenia


Les polices suisse et espagnole fouillent la maison du sadique de 67 ans, près d'Alicante, en Espagne. Ils y ont trouvé du matériel informatique.

Ils ont tous aperçu Urs Hans von Aesch
La police fait de surprenantes découvertes au domicile espagnol d'Urs Hans von Aesch

Vincent Donzé - 11/08/2007 Le Matin Dimanche


Un cageot rempli de jouets, c'est la découverte la plus surprenante effectuée à Benimantell, en Espagne, au domicile du ravisseur de la petite Ylenia. Surprenante, car Urs Hans von Aesch n'a jamais voulu d'enfants «dans ce monde horrible», comme il le confiait à ses amis suisses. Selon le Blick, la perquisition de la maison d'Urs Hans von Aesch a révélé d'autres surprises, comme des bocaux contenant des animaux morts. Mais les enquêteurs espèrent découvrir des indices en visionnant ses disquettes et ses CD-ROM.

Lézards et poussins dans le formol
«Attention. Terrain/bâtiments protégés (vidéo)» le juge d'instruction Stefan Mioli a remarqué cet avertissement rédigé en cinq langues au domicile espagnol d'Urs Hans von Aesch. L'affichette clouée à côté de la porte présente deux photos d'un vieux dispositif de tir: les deux cylindres photographiés servaient autrefois d'alarme. Relié à la porte par une ficelle, cet appareil automatique - interdit en Suisse - est normalement chargé avec des cartouches à blanc, mais il peut aussi tirer une charge de grenaille. Cette mise en garde démontre que l'homme qui a kidnappé Ylenia le 31 juillet à Appenzell était obsédé par sa sécurité.

Le juge d'instruction et les policiers suisses et espagnols se sont présentés vendredi matin au domicile de Vreni von Aesch, l'épouse du ravisseur qui s'est suicidé après le rapt de la fillette.

«L'enquête entre dans sa deuxième phase», a confirmé Stefan Mioli au Blick, le ratissage de la forêt à Oberbüren (SG) n'ayant pas permis de retrouver le corps de la fillette. «Nous avons un but prioritaire ici: nous voulons comprendre quel type d'homme était Urs von Aesch», a confié le magistrat.

Pour cerner la personnalité du ravisseur, deux policiers saint-gallois, un enquêteur de la police criminelle fédérale et une greffière ont effectué le voyage avec le magistrat. A 9 h 45, douze hommes sont descendus de deux voitures de la Guardia Civil et de plusieurs véhicules civils. Trois policiers portant des combinaisons blanches ont commencé par fouiller l'intérieur de la maison, où ils ont trouvé des lézards et des poussins dans des bocaux de formol. Enfant déjà, Urs Hans von Aesch aimait les reptiles, puisqu'il offrait des orvets à un copain.

Un seau et un arrosoir
C'est dans une remise que les policiers ont découvert à 17 heures un cageot rempli de jouets pour la plage, comme un seau, une pelleteuse et un arrosoir. Une demi-heure plus tard, les policiers ont débroussaillé le terrain avant de creuser à la pioche. Urs Hans von Aesch venait d'acquérir quatre parcelles supplémentaires, malgré son intention de rentrer en Suisse et d'y louer un appartement.

A 19 heures, la perquisition était achevée. Parmi les cent kilos d'habits, de documents et de photos emportés dans des sacs et des caisses à la caserne de Villajoyosa, distante de 20 kilomètres, les enquêteurs examinent tout particulièrement une caméra vidéo et des ordinateurs. Le juge d'instruction Stefan Mioli décidera ensuite quel est le matériel utile à rapatrier.
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La journée fatidique du 31 juillet

9h 20
La Renault Traffic du ravisseur est vue devant la piscine d'Appenzell au moment où Ylenia passait récupérer un shampoing. La voiture de livraison blanche immatriculée en Espagne passera par Stein (AR), puis par Oberbüren (SG).

11h 15
Un retraité croise Ylenia et son ravisseur dans un biotope de Weinfelden (AR). «Es-tu ici avec ton grand-papa?», demande-t-il à la fillette. Ylenia hausse les épaules, sans pleurer ni crier, et le retraité poursuit son chemin.

13h 15
Surpris par la présence d'un promeneur, à Oberbüren, Urs Hans von Aesch lui tire dessus après un bref dialogue. Le blessé est secouru et, non loin de là, la police trouvera les affaires d'Ylenia.

15h 00
Une fromagère de Walde (SG) reconnaît le ravisseur dans une cabine téléphonique. Elle assure qu'il parlait en observant les alentours. C'est dans cette commune qu'il cherchait un appartement à louer.

16h 00
Le ravisseur se suicide dans une forêt de Oberbüren. Sa Renault Traffic sera découverte le même soir à une centaine de mètres, mais le cadavre ne sera remarqué que le lendemain.

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Les pédophiles - archives
Qui sont les pédophiles?


«Les traitements pour pédophiles se font généralement en cothérapie, c'est-à-dire avec deux thérapeutes, tant elles sont complexes et lourdes de violence», explique le psychiatre

Spécialiste de la délinquance sexuelle, l'analyse du médecin lausannois permet de comprendre qui sont les gens qui s'en prennent aux enfants, à la suite de la disparition de la petite Ylenia

Ariane Dayer - 11/08/2007 - Le Matin Dimanche


Qu'est-ce qu'un pédophile a dans la tête?
Une attirance sexuelle particulière pour des enfants en général d'âge prépubère. Une excitation récurrente, qui s'accompagne d'un scénario imaginaire qui est, en fait, très concret. Cela a peu à voir avec les fantasmes tel qu'on l'entend dans le langage courant, je parlerai plutôt de fantaisies qui viennent régulièrement envahir leur psychisme.

On a retrouvé une lettre de l'agresseur présumé de la petite Ylenia où il dit: «Toute sa vie, l'homme est animé par une pulsion débridée.» C'est ce que ressent un pédophile?
Je ne me prononcerai pas sur cette affaire. Ce qu'on peut dire, c'est que les agresseurs d'enfants parlent souvent de pulsions très actives. Ils se disent envahis pas des fantaisies qui s'accompagnent de scénario d'agressions. Ils essaient de trouver des stratégies pour les évacuer. Mais, parfois, ils cèdent.

Le suspect de l'affaire appenzelloise a 67 ans et il n'y a pas de preuve qu'il ait des précédents. Peut-on commettre un acte pédophile sur le tard?
On n'en sait rien. Ce dont on s'est rendu compte ces dernières années, c'est que la gamme d'âge pour les pédophiles est beaucoup plus large que celle des autres agressions sexuelles, ça commence plus tôt et ça finit plus tard. Probablement parce que les fantaisies dont je parlais les accompagnent toute leur vie. Parfois ils ne passent pas à l'acte pendant des années, puis ça arrive dans les moments de déstabilisation émotionnelle. Je constate un phénomène récent: il y a plus de gens qui consultent avant tout acte.

D'après ce que dit la police, le suspect de l'affaire Ylenia a replié les vêtements de la fillette. Un pédophile peut rester cohérent à des moments pareils?
Ce ne sont pas des gens dans le délire, dans la folie. Certains schizophrènes peuvent commettre des crimes sexuels, mais le pédophile que l'on rencontre le plus fréquemment est dans la réalité. Il fonctionne dans son milieu professionnel, familial. Quand il passe à l'acte, il est dans un moment de conscience. Il connaît les conséquences sociales et pénales. D'où le caractère effroyablement organisé de certaines affaires. Ce sont des gens qui savent ce qu'ils font et qui savent que c'est interdit.

Ils le savent au moment où ils commettent l'acte pas seulement après jugement?
Ils le savent en tout temps. Voir la délinquance sexuelle sur les enfants comme l'action de monstres froids, c'est très réducteur. Ce qui est complexe, c'est de comprendre comment ces gens peuvent avoir, comme souvent, des postes de cadres élevés, des responsabilités, une capacité de réflexion, une intelligence, et ne pas réaliser qu'agresser sexuellement un enfant est une violence. Que cela cause un traumatisme indicible. C'est là qu'on retrouve un certain nombre de traits communs: une froideur émotionnelle. Une difficulté à reconnaître les émotions chez eux-mêmes et à éprouver de l'empathie pour autrui. Ils sont incapables de s'identifier à des rôles de protection, des rôles de parents. On peut le comprendre pour ceux qui ont été abusés. Mais ce n'est pas toujours le cas. Certains véhiculent des traumatismes pas forcément sexuels, pas forcément violents mais ressentis comme violents dans leur relation à la sexualité ou la relation à l'autre.

Quelles sont les étapes d'une thérapie pour pédophile?
La première, c'est la reconnaissance de l'acte. Il peut y avoir des stratégies de déni très sophistiquées.

Quelle est la seconde étape?
La reconnaissance judiciaire de l'acte. Lorsque des gens viennent me dire que leur fils a commis un acte et qu'ils aimeraient que je le traite sans que cela se sache, je refuse. D'abord parce que je peux être accusé de complicité, ensuite parce que ça pérennise l'idée que ces gens ne seraient pas concernés par la loi. Ils le sont, ils doivent se dénoncer.

La troisième étape?
Le degré de reconnaissance. Il faut reconnaître totalement l'acte, qu'il est inacceptable et punissable, qu'il amené des violences sur autrui, et qu'il est le fruit d'un dysfonctionnement. Parfois il faut des années pour en arriver là. Puis, on retrace l'histoire de la personne. Il faut lui donner les moyens d'anticiper la résurgence de l'acte. Chaque auteur d'agression sexuelle a une chaîne entre son vécu intérieur et ses comportements qui est pratiquement toujours la même. C'est quelqu'un qui est fragile émotionnellement. Après une rupture, il peut se mettre à changer son emploi du temps, à fréquenter des lieux particuliers, à s'exhiber. Petit à petit, ça occupe tout son espace psychique. Les fantaisies s'accentuent, il vit le passage à l'acte comme inévitable, comme quelque chose qui va soulager sa tension.

Comment pouvez-vous l'aider à ce que cette chaîne cesse d'exister?
Elle existera toujours. Il s'agit de savoir ce qu'il peut mettre en place, lorsqu'il sent que ça arrive. Il y a aussi des approches de groupe, qui marchent très bien: là ils peuvent parler sans honte.

Et la castration chimique?
Quand ils le veulent, on peut le proposer.

Pourquoi ne pas l'imposer?
La logique des hormones n'est pas rationnelle.

Vous voulez dire que si l'on met sous castration chimique quelqu'un qui ne le veut pas, ça ne marche pas?
Non seulement ça ne marche pas, mais en plus c'est dangereux. Ça a des effets secondaires importants, ça peut conduire à des déminéralisations des os.

Ça ne nous arrache pas les larmes: on parle de pédophiles, là!
Le problème, c'est qu'une récente étude canadienne a comparé un groupe sous castration chimique et un sans. Il y a eu plus de récidive pour le groupe sous castration. Ça créait une fausse sécurité: les gens qui devaient les accompagner, les agents de probation, surveillaient moins parce qu'ils pensaient ne pas avoir à le faire. Il faut un contrôle social.

Avez-vous déjà guéri un pédophile?
A-t-on jamais guéri une maladie psychique? Dans le domaine psychologique, guérir est un terme impropre. Le patient ne guérit pas, il apprend à vivre avec sa pathologie, à gérer ses problèmes. On traite les pédophiles de manière approfondie depuis une quinzaine d'années. On sait qu'il y a une efficacité. Mais efficacité ne veut pas dire garantie de non-récidive à 100%.

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Vieilles chaussettes et dealers de drogue - archives
Quand les vieilles chaussettes trahissent les dealers de drogue


Les cellules mortes ou la transpiration contenues dans une chaussette sale peuvent démasquer un suspect, selon Raphaël Jallard, adjoint au chef du Service d'identification judiciaire de la police neuchâteloise

Ils ont pour mission de faire parler les objets et les lieux. Les experts scientifiques opèrent chaque jour pour de simples cambriolages

Sophie Roselli - 11/08/2007 - Le Matin Dimanche


Ylenia et Maddie. Deux fillettes au destin tragique. Deux drames pour lesquels les techniques scientifiques ont fait basculer l'enquête cette semaine. Le recours à ces pratiques n'entre pas seulement en jeu dans les affaires de moeurs et de meurtres les plus sordides. La Suisse les emploie largement au quotidien.

Un simple cambriolage, un incendie, ou une affaire de stupéfiants? Aussitôt, la police scientifique traque l'ADN sur les lieux du délit. «Ces techniques sont systématiquement employées dans les cambriolages, bien au-delà de ce qui se fait dans d'autres pays», relève Christophe Champod, professeur à l'Institut de police scientifique de Lausanne. Un centre de formation de référence en Europe.

La Suisse a rattrapé son retard
En 2006, la banque de données nationale contenait près de 710 000 empreintes des dix doigts. Pour les traces d'ADN, la Suisse a rattrapé son retard sur les Anglo-saxons, avec 83 000 profils et 14 000 traces relevées sur les lieux de délits. Pour quels résultats? Quelque 1100 empreintes digitales ont mené à leur auteur en 2006. Les empreintes génétiques font mieux avec 3100 correspondances. Les taux d'élucidation augmentent grâce à l'ADN. Voilà pourquoi la justice en est très friande. «Les risques d'erreur sont minimes», précise Henry-Joseph Theubet, commandant de la police jurassienne et ancien juge.

Dans son laboratoire d'analyse, le Service d'identification judiciaire de la police neuchâteloise, rappelle celui de la série des «Experts». Sauf que «le taux d'élucidations est nettement inférieur à celui des Experts et cela prend plus de temps», sourit l'inspecteur scientifique Emre Ertan. La série hyperpopulaire ne risque pas de tuer le métier. Nombre de policiers restent surpris de retrouver encore des empreintes digitales, plus d'un siècle après la découverte de cette technique. Quant aux traces ADN, difficile de ne pas en laisser malgré tous les efforts consentis.

La «signature» par l'ADN
Du sang, du sperme, de la salive, de la sueur, des cheveux, et même des pellicules, quelques cellules suffisent pour obtenir une empreinte génétique. Cette «signature» se prélève presque partout. Même sur une chaussette, utilisée pour cacher de la cocaïne en avril dernier. Pas de chance pour le dealer. Il en avait choisi une sale... Cellules mortes et transpiration ont permis aux policiers neuchâtelois de démasquer son propriétaire.

Autre cas de figure à Fribourg, où une série de saccages de chalets d'alpage a été élucidée il y a un mois. Trois vandales avaient notamment laissé en souvenirs leurs excréments dans des lits et leur salive sur des bouteilles. «Comme les personnes étaient déjà connues des services de police, nous avons pu comparer leur profil ADN et les arrêter», explique Julien Chable, chef du Service d'identification judiciaire.

Seuls inconvénients de ce procédé? La lenteur de l'analyse: entre 3 et 5 jours. Et son coût: en moyenne 500 fr. pour étudier un seul frottis! Alors quand il y en a une trentaine, comme pour le vol de montres au Musée d'horlogerie du Locle, la facture atteint facilement 15 000 fr.

Réduire la marge d'erreur avec les empreintes: la promesse des chercheurs en sciences criminelles
A quand les empreintes digitales qui révéleraient le mode de vie d'un malfaiteur? C'est la promesse venue d'Angleterre. Le Département de criminologie du King's College de Londres vient de découvrir un procédé permettant de savoir si la personne fume, se drogue, ou mange un certain type d'aliment. L'avantage? Il n'y aurait plus besoin d'attendre les interrogatoires pour pouvoir comparer les empreintes prélevées avec celles des suspects. La nouvelle technique permettrait notamment de réduire la liste des personnes dans le collimateur, vient de révéler le Sunday Telegraph. «Des travaux théoriques voués à peu de succès opérationnel», commente avec scepticisme Christophe Champod. Le professeur à l'Institut de police scientifique de Lausanne y voit trop d'obstacles pour obtenir de bons résultats. L'avenir des techniques scientifiques passe par une meilleure exploitation des empreintes digitales partielles et des traces ADN sous-exploitées.
Au registre de l'évolution des techniques, l'interprétation des gouttes de sang n'aura bientôt plus de secret pour les polices du pays. Un séminaire organisé l'an prochain décryptera la façon dont le sang tombe au sol. Utile pour reconstituer le déroulement d'une agression ou d'un meurtre.
Christophe Champod rappelle la révélation de ces dernières années: «La mise en commun des informations. Il y a 15 ans, la police scientifique travaillait au cas par cas. Aujourd'hui, on essaye de comprendre des phénomènes.» Une stratégie davantage utilisée pour remonter les filières dans le domaine des stupéfiants par exemple.
La mallette des vrais experts
Dans la mallette du policier scientifique on trouve notamment: des pinceaux et de la poudre métallique pour relever des empreintes. Du scotch pour récupérer des fibres. Une seringue pour conserver un liquide. Un tube pour réaliser des moulages de traces d'outils sur une porte forcée par exemple. Des brucelles pour prélever poils ou cheveux.
La police genevoise, virtuose des traces d'oreilles
A chaque canton sa spécialité en matière de techniques scientifiques. Genève s'est intéressé le premier aux empreintes d'oreilles. Rien à voir avec une possible propension à l'espionnage dans l'univers des organisations internationales. Non. Les voleurs écoutent simplement aux portes avant l'effraction. «Nous avons commencé à nous y intéresser dans les années 90, parce que nous retrouvions beaucoup de traces sur les portes d'appartements», explique Philippe Geiser, remplaçant du chef de la Brigade de police technique et scientifique genevoise. Prélevées avec de la poudre, comme les empreintes digitales, les traces d'oreilles sont ensuite comparées à celles des suspects. Un savoir-faire envié par la France, qui a contacté la police genevoise il y a quelques années. Les oreilles pour Genève, les traces de semelles pour les Vaudois. Ceux-ci disposent aussi d'un autre atout, comme la police neuchâteloise: un chien formé pour détecter les liquides inflammables lors d'incendies. En Valais, l'identification des personnes défuntes s'est imposée naturellement. A cause des avalanches, des éboulements ou encore du drame de l'Ordre du Temple solaire.

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Témoignages - archives
Ils ont tous aperçu Urs Hans von Aesch

Hier, quelque 40 policiers ont terminé le ratissage des bois à Oberbüren. Mais toujours aucune trace d'Ylenia.

La police a enregistré plus d'un millier de témoignages. Plusieurs témoins sont convaincus du passage du ravisseur d'Ylenia dans leur commune. Après avoir ratissé la forêt, la police élargit ses recherches. La maison espagnole a été perquisitionnée

Vincent Donzé - 10/08/2007 - Le Matin


Les langues se délient à Walde (AG), où le ravisseur de la petite Ylenia (5 ans) aurait été vu le 31 juillet dans une cabine téléphonique, peu avant son suicide. C'est dans cette commune qu'Urs Hans von Aesch (67 ans) cherchait un appartement. Une commerçante assure lui avoir vendu du Coca et du chocolat à 10 h 45, mais la police saint-galloise doute de la véracité de ces témoignages: selon les enquêteurs, c'est à Weinfelden (TG) que le kidnappeur établi en Espagne a été aperçu le matin avec la fillette enlevée à la piscine d'Appenzell.

La fromagère de Walde qui prétend avoir vu Urs Hans von Aesch téléphoner assure ne pas se tromper de date. Elle a précisé dans Blick: «C'est singulier de voir quelqu'un utiliser cette cabine.» Laquelle est située devant l'école. Ce témoin précise que le ravisseur a observé les environs pendant la conversation. Toujours selon Blick, cette version est attestée par des éléments prouvant qu'Urs Hans von Aesch a utilisé un téléphone fixe à Walde peu avant son suicide.

Les versions diffèrent aussi sur l'aspect du ravisseur. Trois témoins prétendent qu'il était rasé de près la veille de l'enlèvement, mais la police dément cette affirmation: «Il portait une barbe à sa mort.»

Recherches élargies aux endroits cités par les témoins
Onze jours après sa disparition, la petite Ylenia restait introuvable. Hier, quelque 40 policiers ont terminé le ratissage des bois à Oberbüren (SG). Aucune trace de la fillette n'a été découverte dans la région où ses affaires ont été retrouvées et où son ravisseur s'est suicidé. Les recherches ont été élargies aux endroits où le ravisseur aurait été aperçu par des témoins. Ces opérations ponctuelles seront menées en fonction des indices, un millier de témoignages ayant été enregistrés.

La police saint-galloise appelle les propriétaires de maisons de vacances, de cabanes d'alpage et forestières ou d'étables à vérifier ces locaux et à signaler les éventuelles observations suspectes.

A Benimantell (E), la maison espagnole du ravisseur a été perquisitionnée. Deux policiers, un juge d'instruction et un enquêteur de la police criminelle fédérale ont fouillé le domicile occupé depuis 1990 par Urs Hans von Aesch et sa femme, Vreni.


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'Hans était sensible' - archives
L'épouse d'Urs Hans von Aesch parle enfin: «Mon mari était sensible»


Dans le «Blick», Vreni von Aesch décrit son mari comme un homme poli et prévenant. Le couple, qui vivait cette maisonnette à Benimantell (Alicante, Espagne), avait décidé de revenir en Suisse

Vreni von Aesch, la veuve du ravisseur d'Ylenia, a été interrogée par la police. Les recherches pour retrouver la fillette se poursuivent du côté de la Thurgovie

Victor Fingal - 09/08/2007 - Le Matin


«La seule chose que je peux dire, c'est que j'ai été mariée 30 ans avec Urs Hans et que nous avons vécu un bon mariage.» Vreni, 58 ans, l'épouse d'Urs Hans von Aesch, 67 ans, le ravisseur d'Ylenia, cinq ans et demi, décrivait hier ainsi son époux, qui s'est suicidé le 31 juillet dernier: «C'était un homme poli, prévenant et avant tout très sensible.»

L'ADN du monsieur «sensible» avait pourtant été relevé sur les effets retrouvés de la fillette, dont le corps nu est aujourd'hui encore recherché activement par une centaine de soldats et des membres de plusieurs polices cantonales dans des lieux les plus divers. «Des indications nous font penser que Von Aesch se serait arrêté avec l'enfant à Weinfelden (TG) le 31 juillet, le jour de la disparition d'Ylenia, a précisé Hans Eggenberger de la police cantonale saint-galloise. Les recherches qui se déroulent à cet endroit sont menées actuellement par la police cantonale thurgovienne.»

«Il n'était pas au Portugal»
Quant au périple du ravisseur, il se précise de jour en jour. D'après les enquêteurs, Vreni et Urs Hans von Aesch auraient quitté ensemble leur domicile espagnol le 29 juin dernier à bord de la fourgonnette blanche immatriculée en Espagne. Un jour plus tard leur présence a été signalée en Suisse romande où ils ne font que passer. Mais le 10 juillet, Vreni réintègre déjà le domicile que les Von Aesch occupent depuis 1990 à Benimontell, dans la province d'Alicante. Urs Hans poursuit son voyage, officiellement pour rechercher un appartement. «Nous voulions retourner définitivement en Suisse», a encore confié la veuve à Blick.

Quant à l'enquête menée au Portugal et en Espagne concernant la disparition de Maddie, 4 ans, d'un hôtel de l'Algarve en mai dernier, Vreni refuse de faire porter ce drame à son mari. «C'est vrai, nous étions en Algarve, mais c'était il y a douze ans en vacances. L'agenda de mon époux qui a été saisi par la police prouve qu'il n'était pas au Portugal à l'époque où la petite Anglaise a disparu.»

En Suisse, Urs Hans von Aesch se déplace souvent de nuit et dort dans sa fourgonnette blanche. Voulait-il réellement chercher un appartement où utilisait-il ce prétexte pour s'adonner à des pulsions meurtrières? La réponse sera apportée si le corps de l'enfant est retrouvé. «Des recherches de cette ampleur ne peuvent pas durer éternellement, reconnaît Hans Eggenberger. Mais pour l'instant il n'est pas question de fixer une date limite.»

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Ylenia et Maddie: les pistes se croisent - La Belgique se mêle de l'enquête - archives
Les recherches se poursuivent avec l'aide de l'armée. Plus de 160 personnes ratissent les environs d'Oberbüren (SG) pour retrouver le corps de l'enfant

D'après les parents de la petite Maddie, une fourgonnette blanche identique à celle du ravisseur d'Ylenia aurait été repérée au Portugal

Victor Fingal - 08/08/2007 - Le Matin


D'après les parents de la petite Maddie, une fourgonnette blanche identique à celle du ravisseur d'Ylenia aurait été repérée près de l'hôtel, au Portugal, d'où la petite Britannique de 4 ans a disparu. Sur le terrain, les recherches pour retrouver Ylenia se poursuivent avec l'aide de l'armée, toujours sans succès.

C'est le très sérieux quotidien britannique Times qui l'affirme: les polices portugaises et espagnoles vérifient actuellement la possibilité d'une implication d'Urs Hans von Aesch, 67 ans, le ravisseur d'Ylenia, dans la disparition de Maddie, 4 ans. La petite Britannique, de son vrai nom Madeleine McCann, a disparu le 3 mai dernier d'un hôtel du village de vacances Praia da Luz, en Algarve, pendant que ses parents, selon leur version, dînaient à l'extérieur. Déjà ces jours derniers, sans que cela puisse être confirmé par la police saint-galloise, des témoins avaient rapporté qu'Urs Hans von Aesch, domicilié depuis 1990 en Espagne, avait été repéré au Portugal à l'époque de la disparition de Maddie. Mais, cette fois, le journal de référence va encore plus loin. Gerry et Kate

McCann auraient remarqué peu après la disparition de leur fille un véhicule fort ressemblant à la fourgonnette blanche Renault immatriculée en Espagne qu'Urs Hans von Aesch possédait. Un véhicule que le ravisseur d'Ylenia a conduit dans l'après-midi du 31 juillet dernier jusqu'à un chemin de forêt à Oberbüren (SG), non loin de l'endroit où il s'est tiré une balle dans la tête après avoir tenté d'abattre un promeneur qu'il avait pris pour un témoin gênant.

Un autre témoignage pourrait, lui, remettre en question le périmètre des recherches entreprises actuellement pour retrouver le corps d'Ylenia, enlevée le matin du 31 juillet juste après avoir quitté la piscine d'Appenzell. D'après Sonja, une serveuse du restaurant Kreuz, à Walde (SG), distant de 35 km du lieu où Urs Hans von Aesch s'est suicidé, ce dernier avait consommé un thé de menthe l'après-midi du 30 juillet dans l'établissement. «Il était sympathique, a confié la serveuse à Blick, et il m'a fait part de son intention de rentrer définitivement en Suisse. L'Espagne serait devenue beaucoup trop dangereuse pour lui.» Or, selon les enquêteurs, Urs Hans von Aesch avait planifié l'enlèvement d'Ylenia longtemps à l'avance. Quand il s'entretient avec la serveuse et lui laisse même une carte de visite sur laquelle est écrit le type d'appartement qu'il cherche dans la région, un deux-pièces et demie à cinq-pièces et demie à acheter ou à louer, il avait déjà son plan meurtrier dans la tête.

Important dispositif
L'enquête et les recherches menées sous la direction de la police cantonale saint-galloise n'ont rien apporté de nouveau hier malgré l'importance du dispositif mis en place. Plus de cent soldats, formés mardi à la technique de fouilles, sont entrés en action hier afin de venir en aide à la cinquantaine de policiers qui ratissent déjà le terrain autour d'Oberbüren. La mission de l'armée: fouiller un nouveau secteur, un bois entre Niederwil (SG) et Gossau (SG).

Quant à l'appareil de photo numérique qui avait été retrouvé dans la fourgonnette, il n'a apporté que peu de renseignements aux limiers. «Une première analyse, a souligné Hans Eggenberger, de la police saint-galloise, a permis de constater qu'il n'y avait pas de photos d'Ylenia. Par contre, de nombreuses photos de la région d'Appenzell ont été mémorisées.»

L'interrogatoire de Vreni, l'épouse d'Urs Hans von Aesch, par des enquêteurs saint-gallois s'est poursuivi hier en Espagne. Mais son contenu n'a pas été rendu public «à cause de la procédure en cours», a encore ajouté l'officier de police.

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Maddie: La Belgique poursuit l'enquête

L'ADN qui avait été prélevé sur une paille après un témoignage attestant que la petite Maddie avait été aperçue dans un café en Belgique n'est pas celui de la fillette disparue, a indiqué hier la justice belge. Celle-ci poursuit toutefois son enquête.
Il y a une semaine, une psychologue pour enfants avait affirmé avoir reconnu Madeleine (Maddie) McCann, une Britannique de quatre ans disparue le 3 mai au Portugal, à la terrasse d'un café situé près d'une autoroute à Tongres, dans l'est de la Belgique.
La fillette ressemblant à Maddie était accompagnée d'un homme d'une quarantaine d'années parlant néerlandais et d'une femme de 25 ans parlant anglais. La police avait prélevé de la salive sur la bouteille consommée par la petite fille et sur la paille qu'elle avait utilisée pour une analyse de l'ADN.
Mais ces tests sont «négatifs», l'ADN prélevé étant celui d'un «individu de sexe masculin», a indiqué hier le parquet de Tongres dans un communiqué.
«Cela ne signifie pas que la présence de Maddie est d'emblée exclue. Il est possible que l'homme qui se trouvait aux côtés de la fillette ait terminé la bouteille» et laissé sa salive sur la paille, souligne le parquet.
Les enquêteurs belges continuent à vérifier les informations relatives à ce témoignage, «en collaboration avec les autres services de police en Belgique et avec d'autres collègues en Grande-Bretagne et dans d'autres pays», selon le communiqué.
Maddie a disparu alors qu'elle dormait en compagnie de son frère et de sa soeur, des jumeaux de deux ans, dans une chambre d'un complexe hôtelier de Praia da Luz (sud du Portugal) tandis que les parents dînaient dans un restaurant à une cinquantaine de mètres de là. Meurtre ou accident
Depuis le début de la semaine, l'enquête, qui n'a pas connu d'avancée déterminante, semble prendre un nouveau tournant au Portugal.
Plusieurs médias portugais ont annoncé lundi que les enquêteurs envisageaient désormais la thèse d'un meurtre ou d'un accident, au détriment de celle d'un enlèvement. La justice portugaise n'a pas confirmé ou démenti cette information. Les parents de la petite Maddie, Gerry et Kate McCann, ont pour leur part déclaré mardi à la BBC qu'ils étaient «intimement convaincus que Madeleine était vivante lorsqu'elle a été emmenée de l'appartement».

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La Fondation YLENIA
Ylenia 03.10.07 22:13

Déjà 36`000 francs pour la Fondation YLENIA

La Fondation YLENIA en faveur des enfants en détresse a été créée mardi. Elle dispose d`un capital de départ de 36`000 francs, correspondant aux dons déjà récoltés depuis l`annonce de sa création il y a deux semaines.

(ats) La maman d`Ylenia, Charlotte Lenhard, préside le conseil de fondation. Le président du gouvernement d`Appenzell Rhodes-Intérieures, Bruno Koster, en est le vice-président, selon un communiqué. Le conseil comprend trois autres membres, soit l`oncle et parrain d`Ylenia, la marraine d`Ylenia et un avocat.
La fondation doit venir en aide aux enfants vivant dans la détresse. Ainsi, le meurtre absurde et inconcevable de la fillette peut déboucher sur quelque chose de positif et d`utile, estiment les fondateurs. Lors de la cérémonie funéraire mercredi dernier à Appenzell, le pasteur avait expliqué qu`Ylenia aimait aider les autres enfants.

http://www.journaldujura.ch/Artikel/Suisse/6622

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Extrémistes de droite
Pédophilie 13.10.07 16:26

Des extrémistes manifestent pour Ylenia

Plus d`une centaine d`extrémistes de droite ont manifesté sans autorisation contre les pédophiles à Appenzell samedi après-midi. Ils ont déposé des fleurs sur le lieu où la petite Ylenia a été enlevée le 31 juillet dernier.


Bild: Keystone
(ats) Les autorités locales avaient interdit le rassemblement, craignant des débordements, car des appels à venir manifester avaient été lancés sur plusieurs sites d`extrême droite. La police, qui s`était préparée à toute éventualité, n`a pas eu à intervenir. La manifestation s`est déroulée sans heurts.

http://www.journaldujura.ch/Artikel/Suisse/7164

Gepost door: Jan Boeykens | 13-10-07

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